Dans ma pensine : le jour où j’ai appris ma dépression

Nouvelle rubrique pour pensée intime, idée et faits divers.

Certains jours, j’ai eu envie de vous en parler. Je l’ai fait à demi-mot. Je l’ai fait de manière détournée, un peu comme si ce secret était honteux. Hier, l’idole de toute une génération était retrouvée pendue chez lui. De nombreux messages commémoratifs ont déferlé, mais aussi les inévitables « c’est lâche de se suicider » ou encore « il avait de l’argent et du succès, faut pas déconner ». Alors j’ai tweeté ceci :

Vous savez les gens, personne n’a le droit de juger un suicide. Souvent on ne se suicide pas pour mourir, mais juste pour ne plus souffrir.

Et j’ai eu de nombreuses réponses, beaucoup d’empathie et de soutien. Beaucoup de gens qui étaient d’accord avec moi et oui, j’ai lâché l’information sur ma santé : ma dépression a été diagnostiquée en juin 2014. Je suis dépressive depuis 2 ans. Rien à voir avec la déprime, gardez vos phrases toutes faites. La dépression ne peut se comprendre que si elle a été réellement vécue. C’est une souffrance incroyable, une spirale de noirceur et de douleur. Alors oui, souvent, le suicide est la solution ultime. Non pas parce que vous voulez mourir, mais parce que vous avez tellement mal qu’il vous semble alors que c’est la seule issue pour ne plus souffrir. Bien entendu quand vous avez des pensées suicidaires, vous avez conscience des gens qui vous entourent, pour peu qu’il y en ait. Mais la douleur est plus forte que tout, la mer monte et vous emporte dans un abîme si profond que vous ne parvenez pas toujours à en ressortir.

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Si le but de ma pensine aujourd’hui est de vous parler de la dépression, je vais faire ici un dernier point sur le suicide et répondre clairement aux questions qui pourraient être posées : oui j’ai eu de très nombreuses idées suicidaires. Oui je voulais partir. Oui j’étais rendue à réfléchir à la meilleure méthode, celle qui n’imposerait pas le plus grand des traumatismes à celui qui me trouverait. Mais la mort n’est pas douce, le deuil ne vous saisit jamais en délicatement. Pourquoi n’ai-je pas sauté le pas ? Parce que croyez-moi il en faut du courage pour s’ôter la vie soi-même. Ce n’est pas un acte de lâcheté, non. Ce n’est pas forcément un appel à l’aide. Seulement quand tout vous apparait si noir que vous vous détestez, que la souffrance vous étouffe, quel autre choix ? Honnêtement, pour que vous puissiez comprendre, je me permets de vous repartager le livre fabuleux écrit par Sophie Jomain, sur une jeune femme en souffrance et qui entreprend la démarche du suicide assisté (que vous ne pourrez pas faire en France). Fin de la parenthèse suicide.

Vous allez me dire : mais que fait un article sur la dépression sur un blog littéraire ? J’avoue, c’est particulier. Ça fait plus de deux ans que j’ai envie de le poster, mais que je n’en avais pas la force. Et le fait de le pouvoir aujourd’hui me prouve une chose : je suis sur le chemin de la guérison. Je ne me contente pas de poster des photos sombres avec des citations tout aussi sombres, non je viens vous expliquer quelle souffrance c’est et quel peut être le quotidien d’un dépressif. Ne jugez jamais quelqu’un sans connaitre sa vie. Alors oui, sur mon blog, parce qu’au-delà de lire j’aime écrire et où puis-je le faire mieux que sur mon espace bloguesque ? Non je ne souhaite pas écrire un livre sur ma dépression, car honnêtement, il n’y aura jamais assez à dire et que certaines blessures me seront à jamais impossibles à évoquer en dehors du cabinet de mes thérapeutes.

Comment ça a commencé : si je connais la date de diagnostic de ma maladie, en revanche j’ignore comment c’est arrivé, pourquoi j’ai craqué. Certaines personnes vont tomber en dépression avec une contrariété qui vous paraitra à vos yeux à vous minime, mais nous sommes tous différents et recevons les stimuli de manière bien différente également. Plutôt que de parler de la date à laquelle un mot fut posé sur mon problème, je préfère évoquer ci les 20 ans de souffrance psychologique que j’ai tenté d’occulter, les années d’humiliations ou de harcèlement scolaire, les échecs, ma route qui a croisé celle d’un pervers narcissique, mon estime de moi réduite à zéro bien trop souvent, les deuils à répétition et à nouveau le harcèlement. Je me suis rendu compte que je ne pouvais plus continuer comme ça quand je pleurais matin, midi et soir. Quand la douleur était si sourde, si dévorante que je ne pouvais plus rien ressentir. Quand je me planquais dans les toilettes au travail pour hurler silencieusement mon mal et finir en sanglots. Quand à chaque trajet en voiture je ne pensais qu’à une chose : foncer dans le décor et mettre fin à tout ce bordel. Il faut savoir que la dépression ce n’est pas dans la tête et que les « sors un peu ça te fera du bien » ou encore les « mets toi un coup de pied aux fesses ça ira mieux », ne sont aucunement applicable à la situation et encore moins utile. Pire ils sont humiliants. Alors mon mari m’a pris un rendez-vous chez ma généraliste. Triste de voir que je passais mes nuits à pleurer plutôt qu’à dormir et mes jours de repos à errer dans ma souffrance plutôt qu’à en profiter, il a agi. Mon médecin m’a évaluée à l’aide d’un test spécifique, mais aussi grâce à une longue observation. Ce jour-là, mon rendez-vous a duré une heure. Vous comprenez pourquoi parfois les médecins ont du retard ? Parce que certaines douleurs ne prennent pas que 15 minutes. Bien entendu, le verdict fut celui de la dépression sévère. Je suis ressortie avec une ordonnance et la demande de contacter une psychologue et une psychiatre pour mon suivi. C’était il y a deux ans. Mon parcours n’a pas été simple, car trouver un psychiatre qui a de la place et ne vous prend pas juste pour un chéquier, ce n’était pas évident. Mais, désormais, je suis entourée de trois femmes formidables qui font tout pour m’aider, me soutenir.


Aujourd’hui, je commence à peine à sortir la tête de l’eau et encore, croyez-moi la tasse je la bois bien souvent. Cela fait deux ans que sortir m’est quasi impossible, que voir des amis m’épuise au plus haut point, qu’adresser la parole à un inconnu me terrorise, que faire mon ménage est une mission trop épuisante. Beaucoup de choses de la vie quotidienne sont compliquées, même aller chercher mon courrier par exemple.  Je pourrais vous citer tellement de choses, mais je ne suis pas là pour cela, pas pour me faire plaindre. Je suis entourée et écoutée. Je sais pertinemment que dans mon entourage, tout le monde ne comprend pas. Qu’il en soit ainsi, j’ai toujours été incomprise depuis l’enfance. Est-ce un défaut ? Non je m’efforce d’y voir une qualité. La différence ne fait pas de moi quelqu’un de mauvais. Si l’estime de moi n’est absolument pas revenue à son top, nous y travaillons très fort avec ma psychologue. Ma psychiatre elle, s’occupe d’ajuster le traitement et ce n’est pas toujours évident, surtout en raison de mes insomnies et de blessures tellement anciennes qu’elles paralysent parfois le reste. Alors oui, je me plains de prendre beaucoup de médicaments, mais je n’ai pas le choix. J’ai totalement conscience du côté addictif de tous ces comprimés, merci oui, j’ai étudié la psychologie et la pharmacologie. Mais parfois, nous n’avons juste pas le choix et il faut accepter la maladie. Accepter que ce soit aussi une affaire chimique et que les très redoutés antidépresseurs, anxiolytiques ou somnifères soient là pour nous aider.

La dépression n’est pas égale à la déprime. La dépression est une maladie. Elle ne relève ni d’une fatalité ni d’une faiblesse de caractère. Elle peut toucher tout le monde et nécessite une prise en charge par un professionnel compétent. Pour en savoir plus, voyez les liens en bas d’article. La dépression n’est pas dans la tête, ce n’est pas une invention, ça ne va pas disparaitre subitement. Ma dépression m’a entrainé un fichu ralentissement psychomoteur, une fatigue chronique et énormément d’anxiété. Je ne compte même plus mon nombre de phobies ou d’éléments entrainant un stress important. Je me suis isolée socialement, pour me protéger, mais aussi parce que je n’étais pas du tout capable de faire face aux autres. Pendant longtemps, je ne me suis pas crue malade, mais faible et je me détestais pour cela. Pendant des mois et des mois, je n’acceptais pas le diagnostic. Mais l’évidence était pourtant sous mes yeux. J’ai aussi cru que j’allais guérir en quelques semaines, au pire 3/4 mois. Ma souffrance est plus résistante que cela, elle vient de si loin, de sujets si sensibles qu’aujourd’hui encore je suis incapable de les aborder sans que cela menace le très fragile équilibre de ma vie.

La lecture fut ma bouée de secours. Sans les livres, sans la communauté livresque, alors non je pense que je n’aurais pas tenu et que j’aurais fini hospitalisée ou à la morgue. Je n’avais que cela à me raccrocher, car même si vos proches vous tendent la main, parfois vous ne parvenez pas à la saisir, parfois vous ne voulez pas les impliquer. Lire encore et toujours plus pour ne pas sombrer. Lire, ce moment magique qui est désormais ma force, mon capital guérison. Et désormais, écrire, qui me pousse à avancer, inconsciemment, qui me libère de certains poids. Le roman que j’écris n’est absolument pas autobiographique, mais l’empathie que je ressens pour mes personnages est un vecteur incroyablement puissant qui tente de me tirer vers le haut. Je suis consciente qu’il faudra encore beaucoup de temps, mais désormais je l’accepte. Petit pas par petit pas, à non à grandes foulées comme je le voulais. Savoir s’écouter et prendre soin de soi, se préserver et se protéger. Réapprendre à s’aimer et s’autoriser à avoir des doutes, des moments de tristesse, de mélancolie. Comprendre que nous sommes humains et qu’on fait de notre mieux. Oui, certains jours encore j’irai très mal, mais je sais que l’ouragan perd de sa force et que j’ai des alliés : mes livres, mes proches et même aussi vous, la jolie communauté livresque.

Je n’ai pas écrit cet article pour recevoir de la compassion. Sans doute un peu pour me libérer, je le pense. Mais surtout pour que vous compreniez bien qu’une dépression est une réelle maladie et que celui qui en souffre a besoin que l’on comprenne ça. Arrêtez les phrases toutes faites ou l’exemple de l’oncle qui s’en est sorti en buvant du jus d’herbe, etc. Vraiment. Quand quelqu’un est diagnostiqué, respectez le et abstenez vous de moqueries et de dénigrer son mal-être. Tant que vous ne l’avez pas vécu, vous ne pouvez pas comprendre ce que cela représente et affecte au quotidien. Je termine juste par un petit point pratique sur les causes biologiques de la dépression qui sont absolument à prendre en compte avant de porter un jugement :

La dépression se traduit par un déséquilibre au cœur du système cérébral. Le fonctionnement de certains neurotransmetteurs, ces molécules qui véhiculent les informations d’un neurone à l’autre, se trouve déséquilibré. On a ainsi identifié, dans le cas de la dépression, un dysfonctionnement des neurotransmetteurs suivants :

  • la sérotonine, qui a pour fonction d’équilibrer le sommeil, l’appétit et l’humeur ;
  • la norépinephrine (ou noradrénaline), qui gère l’attention et le sommeil ;
  • la dopamine, responsable de la régulation de l’humeur ainsi que de la motivation ;
  • le Gaba mais aussi certains neuromodulateurs, le plus souvent des peptides, joueraient également un rôle.

Lorsque tous ces neurotransmetteurs sont bien régulés, tout se passe bien. Mais il suffit d’un petit déséquilibre, des neurotransmetteurs présents en trop grande ou trop petite quantité, pour que la machine se dérègle : les symptômes de la dépression apparaissent.

Source

La dépression est multifactorielle, comme les personnes qui sont un jour touchées sont différentes. Personne ne réagit de la même façon à un stimulus, nous avons tous des failles, des cicatrices et personne n’est à l’abri de tomber dans cette souffrance. Comprenez bien que la douleur ressentie est difficile à mettre en mots et que même quelqu’un qui à vos yeux est « fort » ou « a tout pour être heureux » peur être touché par la dépression. Ce n’est pas une maladie de faibles. C’est une maladie de tous et il est dans notre devoir de comprendre les gens et respecter leur souffrance. Si vous-même allez trop mal, consultez, n’ayez pas honte. J’ai grandi dans une famille où il fallait taire ses failles et ses plaies pourtant béantes, croyez-moi, cela n’a réussi à personne. N’ayez jamais honte d’être ce que vous êtes et d’avoir mal.

A consulter pour plus d’infos :

http://www.psycom.org/Troubles-psychiques/Troubles-depressifs

http://www.info-depression.fr/

Quelques livres sur le deuil ou la dépression ou encore des livres qui m’ont vraiment fait du bien (liste non exhaustive) :

PS : j’ignore si je laisserai cet article en ligne longtemps ou pas

91 réflexions sur “Dans ma pensine : le jour où j’ai appris ma dépression

  1. Je suis vraiment touchée par ce que tu viens e poster, c’est courageux de ta part de te dévoiler ainsi et on ne peut que respecter ton parcours, je ne peut imaginer ce que tu vis ou tu as vécu mais je compatis. Au delà de ton vécu je trouve ta démarche très instructive également et c’est important de traiter ces sujets la avec de l’information également, cela peut permettre à certaines personnes, comme moi, de comprendre un peu mieux de quoi il s’agit. Merci à toi et bonne continuation !

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      • Tu as totalement raison, et C’est important de rappeler que nous ne sommes pas tous égaux face à la douleur et surtout, qu’il ne faut pas nier l’existence d’un fait ou d’une chose sous pretexte qu’on ne la comprend pas.

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  2. Tu m’as bouleversé avec ton article ma belle et je trouve qu’il a tout à fait sa place sur ton blog, parce que c’est justement toi ! Il faut beaucoup de courage pour en parler comme tu l’as fait, ça ne mérite aucun jugement, seulement beaucoup de respect. Ma situation est différente de la tienne, mais je ne vais pas te cacher qu’il m’arrive également de vouloir baisser les bras, alors ton témoignage est un peu un exemple pour moi, donc merci, tout simplement…Et je te souhaite de t’en sortir définitivement, mais tu en es capable, j’en suis sûre !

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  3. Je n ai qu une chose à dire : merci. Vraiment merci pour cet article… j aimerais dire beaucoup de choses mais je ne trouve pas les mots pour te dire combien te lire m a fait du bien. Alors je me contenterai d un merci.

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  4. Merci beaucoup pour cet article. Je trouve ça vraiment fort ce que tu as écrit, que tu témoignes ainsi et surtout que tu réussisses à faire passer ce par quoi tu es passée / tu passes.
    Je ne suis pas passée par cette maladie mais je ne supporte pas qu’on dise que le suicide est un acte lâche / facile et quand je lis ton témoignage, je n’en suis que plus touchée.
    Merci d’avoir posé ces mots, d’avoir témoigné et d’avoir si bien expliqué ❤

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  5. Comme j’ai lu l’article je me suis dit qu’il était important que je commente pour te dire « j’ai entendu ». Je n’ai pas grand chose à commenter, on ne fait pas de commentaires sur la souffrance des gens… Je savais de toute façon en partie ce que tu avais vécu puisque tu m’en avais parlé dans certaines discussions, pour autant, je ne t’ai jamais parlé de ma vie et je me dis que c’est presque injuste, dans une relation, on partage à deux. Il m’arrive souvent de résumer mon histoire part « j’ai passé dix années de souffrance, puis j’ai commencé à apprendre à vivre ». Je trouve que ça résume bien ! Si je ne devais être un peu plus claire mais en restant quand même vague, je dirais : viol, drogue, autodestruction, mutilation, échec, tentative de suicide… et alors tu comprendrais sûrement pourquoi je manque tellement de confiance en moi. Ce qui me renvoie à cette partie de ton article où tu parles du jugement. On ne sait rien de la vie des autres. Même avec cet article, que sais-je de toi ? Et avec mon commentaire, que sais-tu de moi ? On manque de trop de données pour pouvoir se permettre de porter des jugements et ce serait merveilleux si tout le monde pouvait enfin comprendre ça…

    J’étais juste venue dire que j’avais lu, que j’avais entendu tes mots, et finalement, j’ai un peu dérivé haha !

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    • Merci, tu m’as lue et entendue et je sais que toi, tu comprends. Bien entendu chaque parcours est différent et le tien m’apparait tellement douloureux. Mais tu parviens à en parler et tu semble avoir trouvé ta nouvelle dynamique, alors bravo. Je pense que le manque de confiance en soi est intrinsèque quand trop de souffrances nous on mis à terre mais ne le laissons pas gâcher notre avancée. Tu as tellement bien résumé pour le jugement. C’est exactement cela. Merci en tout cas, ❤

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  6. Ton article est vraiment super! Super dans le sens où non seulement tu nous dévoiles un petit morceau de ta vie sans t’étaler ni entrer dans le pathos, mais en plus tu nous fournis un article très riche sur la dépression.
    J’avoue ne pas bien connaître cette maladie, je pense qu’elle est méconnue et souvent mal jugée par les gens, par celles et ceux qui ne connaissent pas et ne font pas l’effort de connaître les effets de cette maladie.
    Nous sommes dans une société où le suicide me semble presque banaliser, je pense notamment au Blue Whale Challenge et à ses conséquences.
    J’espère sincèrement que les effets de la maladie s’estomperont et que les chercheurs seront en mesure, d’ici quelques années ( je suis optimiste ? ) de trouver un remède efficace, que ce soit des scientifiques ou autres. Je te souhaite bien du courage, je pense que tout le monde en a besoin !
    On a parfois besoin d’un aide ou d’un appui extérieur pour sortir la tête de l’eau..
    Je te souhaite de belles lectures, à très bientôt !

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    • Merci. Je voulais en effet mettre mon expérience au profit de la compréhension. J’ai bien conscience que c’est compliqué à saisir car méconnue ou associé à des images trop négatives. Rien que la psychologie et la psychiatrie restent mal vues.
      Pour le suicide, je ne sais pas si c’est banalisé mais disons que les gens préfèrent s’en déculpabiliser. Attention je ne dis pas que quelqu’un doit prendre la responsabilité d’un suicide, mais je veux juste dire que les gens ne vont pas chercher plus loin et n’imagine pas la souffrance qui a mené à cela.
      Merci à toi en tout cas.

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  7. Ouah quelle claque que cet article! Je suis vraiment heureuse que tu l’ai fait car j’ai moi aussi vu des commentaire sur le suicide du chanteur de Linkin Park, j’ai pas mal cogité sur le fait que tout le monde juge les suicidés sur ce qu’ils laissent derrière eux mais moi j’ai surtout pensé à la profondeur du désespoir de cet homme. Les gens jugent toujours trop vite… C’est très beau de ta part d’avoir mis des mots sur ce qui se passe de l’autre côté ❤ J’ai connu des moments difficile aussi mais j’ai un jour trouvé une chanson à laquelle me raccrocher, Sunrise d’Our Last Night, à chaque fois que ce vieil abîme noir s’ouvrait sous mes pieds je l’écoutais. « You can make it to the sunrise » dit la chanson et je sais aujourd’hui qu’en effet j’ai trouvé mon aurore et chaque jour je goutte la joie d’avoir remonté la pente. J’écoute encore ce morceau presque tout les jours, il me donne de la force ❤ Encore merci pour cet article!

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    • La musique est puissante, j’ai toujours des musiques de circonstances.
      La personne qui me touche le plus via ses mots est Daniel Johns, ancien leader de silverchair. Il a vécu l’enfer et trouve les mots pour tout. C’est magique de se sentir compris par quelqu’un à l’autre bout du monde.
      Continue à t’accrocher aux mots et merci, vraiment. ❤

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  8. Un sublime article ❤ D’une part car tu décris avec exactitude ce que nous ressentons et puis comme tu le sais, je suis également dépressive. Cette maladie est ancrée en moi et s’en défaire demande beaucoup de temps, de courage et d’amour de la part de notre entourage. Merci d’avoir posé tes maux. C’est libérateur et cela m’aide également. Je te souhaite que des belles choses et j’espère sincèrement que cette vieille amie nous laissera enfin tranquilles un jour.

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    • Oui un jour, elle nous quittera et nous pourrons embrasser la vie sous un jour nouveau.
      C’est difficile et je pense qu’une fois qu’on a été touché ça restera difficile mais mon médecin me dit qu’on en sort que plus fort.

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  9. Je voudrais tellement te laisser un commentaire mignon et rempli d’amour; te dire que je te comprends malheureusement d’une part : je ne suis pas dépressive, et parfois quand on a pas vécu les choses on ne peut tout simplement pas les comprendre. D’autre part, je n’ai absolument pas de mots, je ne sais même pas ce que je pourrai te dire à part que tu as tout mon soutien (même si on ne se connaît pas), et que j’espère un jour tu iras mieux et que tu seras pleinement épanouie !

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    • Tu sais, rien que le fait de t’être arrêtée ici et de mettre un mot me touche énormément.
      Quand on souffre on n’attend pas forcément que les gens s’approprient notre douleur, juste qu’ils l’entendent. et c’et ce que tu viens de faire ❤
      Un grand merci

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  10. Que te dire… sinon que je vais aller me coucher juste après avoir lu ton article et tu te doutes bien évidemment, me connaissant, que j’ai pleuré… Mais tu es sur la bonne voie ma fille, même si il y aura encore des embûches, la lumière est au bout de ce foutu tunnel ! Continue à ton rythme et tu gagneras et je serais toujours là pour toi ! Et nous irons à ARUBA voir les flamants roses !!

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  11. C’est un témoignage rempli de force et de courage que tu livres. Tu as toute mon admiration.
    A titre personnel, en le lisant j’ai retrouvé aussi le parcours de ma soeur, ce qu’elle me disait de son ressenti. Elle c’est la peinture qui a été une des clefs de sa guérison.
    A titre professionnel, étant travailleuse sociale dans le secteur du droit d’asile, j’accompagne des personnes souffrant de dépression sévère / Stress post traumatiques liés à leur parcours d’exil, leurs persecussions. Et j’avoue parfois être démunie : comment reconnaitre les signes ? Accompagner dans une posture bienveillante alors que je ne suis pas thérapeuthe ? Les entourer ?
    Chercher des structures qui accueillent ces personnes, et voir les dispositifs saturés. Et aussi j’avoue enrager parfois contre des personnels de santé ( il y en a) qui ne respectent pas la souffrance de ces personnes.
    Mais dans tous les cas, je suis tellement d’accord avec toi : les mots, qu’ils soient lus ou écrits ont une portée magique. Puissent ils continuer à t’accompagner sur ton chemin.de guérison.
    ;…… et tu as une jolie plume 🙂

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    • Tu fais un métier magnifique et l’anecdote que tu viens de me partager sur twitter est un trésor qui me met du baume au coeur.
      Je n’imagine pas ton sentiment face à certaines situations. Il en faut du recul pour ne pas craquer, ne pas sombrer avec eux. Bravo à toi de les soutenir, les accompagner. Quand à ta soeur, vive la peinture ! L’art est souvent libérateur.
      Merci beaucoup en tout cas, très sincèrement ❤

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  12. Tu peux être fière pour ce texte, il est magnifiquement écrit et très personnel. Il est tellement difficile de comprendre la dépression, c’est le genre de maladie souvent mystérieuses, complexes et destructrices. Lire à ce sujet m’aide souvent à mieux la comprendre. C’est chouette que tu aies trouvé une forme d’aide par la lecture et les blogs, et même si c’est sans aucun doute très difficile, j’espère que tu réussiras à aller vraiment mieux et à laisser derrière toi cette maladie. Plein de bisous ma jolie.

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    • Merci beaucoup. La littérature éclaire en effet sur les souffrances psychiques. Ce n’est pas toujours évident à assimiler ou à comprendre et il est vrai que je ne souhaite à personne de vivre ça. Oui, merci la lecture et les blogs. Merci à toi ❤

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  13. Je ne peux que comprendre tout ce que tu vis, bien que dans mon cas, ce ne soit pas une réelle dépression ; c’est plutôt lié à ma personnalité.
    Les tentatives de suicide, je connais bien et j’ai également eu des commentaires du genre «c’est lâche, t’es égoïste, t’as qu’à te bouger, travaille, ça ira mieux» (alors même que j’ai fait un burn-out à cause d’un boulot) et j’aimerais tellement que BEAUCOUP de gens lisent ton article et sachent que tout ce que tu as écrit est VRAI. Mais enfin, je pense que certains ne sont pas prêts à le comprendre.
    En tout cas, l’écriture est une thérapie, alors continue sur ce chemin 🙂

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    • J’ai appris il y a assez peu de temps que certaines personnes souffraient, mais que comme toi, c’était plus lié à la personnalité. Je ne peux qu’imaginer à quel point c’est difficile. Quand tout va mal, on se déteste tellement facilement.
      J’ai eu la chance de ne pas aller jusqu’aux tentatives de suicide, mais auto-mutilation un tout petit peu. Ce fut un électro-choc dans mon parcours.
      Je suis ravie de voir que mon article peut aider à comprendre, mais, comme tu le dis, certains ne seront jamais prêts à cela, certains ne croient pas en la psychologie, la psychiatrie etc.
      Merci beaucoup de ton témoignage et courage à toi aussi.

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  14. J’ai l’impression que quoique je vais dire, ce sera du tout fait, mais saches que c’est sincère : tu as eu une bonne grosse dose de courage pour poster cet article. Je te souhaite sincèrement de trouver l’issue et de pouvoir laisser derrière toi ce passage de ta vie.
    Je te fais de gros bisous ! ❤

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  15. Très bel article pour une maladie difficile à analyser mais tu le fais très bien. J’ai moi-même un dérèglement hormonal avec une sensibilité accrue et de la dépression/déprime, alors je compatis beaucoup avec toi. Courage et encore félicitations.

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  16. Quel courage d’oser se dévoiler comme ça ! J’espère vraiment que tout va aller mieux pour toi, sincèrement. Je me suis reconnue dans certains des états d’esprit que tu décris, j’ai eu une période sombre à cause de la pilule… Pas au point de penser au suicide, mais je pleurais toute la journée sans raison précise, j’angoissais pour tout, je ne voyais plus personne et je me suis plongée dans une routine par peur de devoir gérer le moindre imprévu… Personnellement j’ai fini par identifier la source et le fait d’arrêter la contraception hormonale m’a transformée, mais comme quoi ça peut venir de n’importe où. En tout cas je t’envoie un max de bonnes ondes, et je pense que cet article va faire du bien à beaucoup de monde.

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    • Han mais quelle horreur que de vivre une telle chose à cause d’une pilule. J’en ai déjà entendu parler en effet, mais je n’avais pas imaginer que ça puisse être si lourd, aller si loin. Je suis ravie de lire que tu as réussi à trouver la source, quel soulagement…
      Merci beaucoup

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  17. Je laisse rarement des commentaires, étant plutôt un visiteur silencieux, mais je voulais absolument te dire merci pour cet article qui m’a profondément touché.
    Je n’irai pas jusqu’à dire que je te comprends ou que je sais ce que tu traverses parce que même si cette maladie à le même nom quel que soit la personne qui en souffre elle est vécu différemment.
    Mais j’admire ton courage de mettre des mots sur ce qu’on ne peut expliquer comme on expliquerait le fait d’avoir un rhume.
    Surtout qu’encore aujourd’hui, ça reste un sujet tabou et qu’il donne honte, ce qui n’arrange pas les choses.
    Alors tout simplement merci, parce que tu rappelles que l’on est pas seul et qu’il y a de l’espoir.

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    • Merci de t’être arrêté par ici pour laisser un mot, tous ces mots me touchent au plus haut point.
      Tu as tout à fait raison, la même maladie sera différente selon les personnes, rien n’est comparable.
      Un exemple, j’ai une fois, dan une salle d’attente, rencontré une femme atteinte de dépression et de cancer. Elle trouvait mon parcours plus dur que le sien… et moi je ne voyais que la souffrance de son cancer et je me disais « mais je ne suis pas légitime à souffrir, je n’ai pas de cancer ». Cette femme m’a appris beaucoup en seulement 15 minutes.
      C’est un sujet tabou, j’en ai longtemps eu honte. Quand j’ai recommencé il y a un mois à sortir dans un lieu où trainent certains amis je me suis surprise moi-même à répondre « Je suis malade, une dépression » quand on me disait « bah alors on ne te voyait plus ».
      Merci en tout cas. L’espoir doit raviver les flammes de vie.

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  18. Coucou Miss Flamant ♥

    Waouh, eh bien, chapeau pour cet article, qui j’en suis certaine, aiderait beaucoup de monde.
    C’est un sacré pas en avant que d’en parler. Tu as tout mon soutien dans ce long combat.
    Je suis ravie d’apprendre aussi que tu écris, et compte bien découvrir ta plume un jour, parce que tes mots sont tout simplement chargés d’émotions !
    Ce poids qui t’oppresse met en avant une sensibilité incroyable et tu décris ce fléau d’une manière si juste et si poétique à la fois…
    Ne doute pas de toi, en tout cas, moi j’ai confiance en toi pour deux s’il le faut, et comme tu le soulignes, l’attachement que l’on porte à ses personnages, cette possibilité de s’élever dans un autre univers, un que l’on se construit au fil des pages, c’est une petit bulle précieuse et salvatrice parfois.

    Je t’envoie tout pleins d’ondes positives ♥

    Blandine

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  19. Quel article touchant ma Bettie. Je ne sais trop que dire, je ne suis guère doué avec les mots, mais ton article est bouleversant.
    Il m’évoque aussi par certains aspects ma mère, qui est dépressive depuis des années, qui a ses hauts et ses bas mais qui a aussi eu ses envies suicidaires.
    Je n’en parle jamais, mais j’ai aussi eu des envies suicidaires, et des journées vraiment noires, avec un état d’esprit cauchemardesque. Et je ne peux qu’être d’accord avec toi : ce n’est pas rien, c’est une vraie souffrance.

    Mais encore une fois, chapeau à toi, il faut beaucoup de courage pour en parler, et je te souhaite le meilleur, sincèrement.

    N’hésite jamais à venir parler, même de n’importe quoi. La porte est ouverte, le furet et les chats sont les bienvenus 😉

    Bisou cher flamant.

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    • Merci mon adorable Panda Belge.
      C’est une vraie souffrance, tu as raison, et tu vois, toi aussi tu viens de réussir à en parler alors bravo à toi aussi. On vaincra nos démons, la chimie de notre cerveau finira par capituler face à notre force. Merci à toi, vraiment 🙂 Tu fais partie de mes plus belle rencontres sur la blogo littéraire.

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  20. Merci pour tes mots.TU m’as devancée car, suite au suicide de Chester Benington ( et avant lui de Chris Cornell), j’ai vraiment eu envie de partager ma propre expérience.
    En fait, je souffre de d’épisodes dépressifs sévères et ceci depuis la vingtaine (je vais en avoir 50 en septembre). Il y a eu des périodes compliquées.
    Finalement, je m’en sors pas si mal.(toutes proportions gardées)
    Nous sommes nombreux à vouloir sortir du silence….
    Bisou

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  21. Merci pour cet article. Je m’y retrouve beaucoup, même si par moment je pense que la mélancolie est derrière moi, parfois elle revient en force… Mais ça n’empêche pas d’essayer ! Je ne sais pas si ça t’a fait la même chose, mais j’ai l’impression d’avoir perdu toutes mes capacités cognitives de base, en plus de l’épuisement permanent, etc. Mais tu t’es battue, tu es allée voir quelqu’un et tout. C’est le plus important, tu prends soin de toi, tu remontes la pente. Les suicides de Chris Cornell et surtout de Chester Benington, m’ont beaucoup touchée également, et je n’ai même pas eu la force de répondre aux gens qui étaient sûrs que la dépression et la réussite n’étaient pas compatible, ni rien. De mon côté, ils pensent que je pourrai avoir une fibromyalgie et apparemment le déréglement de la chimie du cerveau, la dépression etc participerait également au fait que mon corps tombe en ruine, si c’est pas bien fait tout ça ^^ Mais on sera plus fort que la maladie et nos cerveaux, on peut continuer à se battre et y arriver (je tente l’optimisme 🙂 ) Des gros bisous

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  22. Je suis un peu gênée de commenter « juste » pour ça, mais j’ai trouvé l’auteur de l’illustration : il s’agit de Ajgiel.
    Le dessin en question n’existe plus sur sa page DeviantArt mais pour ceux que ça intéresse, son compte est par là → http://ajgiel.deviantart.com
    (Par contre, si j’ai bien compris, cet illustrateur de souhaite plus voir ses dessins sur le net : il a écrit ceci sur son journal « Please don’t repost my works, If I see them somewhere else i’ll most likely move everything to storage and you won’t be able to see them anymore. »…)

    Sinon, je ne suis pas concernée, mais ton texte est beau et clair. J’espère qu’il permettra à des personnes dépressives d’être soulagées/de se sentir moins seules et à des proches de mieux comprendre.

    Je te souhaite un bon début de soirée et des tas de bonnes lectures 🙂

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  23. Pingback: [Pause thé] Un dimanche en douceur #25 | BettieRose books

  24. Jamais je ne me permettrais de juger sur quelque chose que je ne peux même pas imaginer. La dépression est une des maladies que je trouve des plus horribles, dans le sens où une simple prise de médicaments ne peut la stopper. C’est bien plus profond que cela, et seul ceux qui l’ont vécu peuvent comprendre…
    Dans tous les cas, j’admire ton courage… je te fais plein de bisous tout doux ❤❤❤

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  25. Je viens de lire ton article qui m’a extrêmement émue car il a réveillé des souvenirs également douloureux. J’ai fait une dépression il y a plusieurs années, je me lavais à peine, ne faisais plus aucun ménage, j’errais sans savoir pourquoi je m’étais levée, pourquoi j’étais dans telle pièce, oubliant en une fraction de seconde ce que je voulais faire l’instant d’avant… j’étais totalement vide, vide et seule.
    Lorsque mon médecin a mis des mots sur les maux, il ne m’a pas mise en arrêt car j’étais si isolée que mon travail était l’unique lien social qui me restait. Ma mère m’accompagnait ce jour là et m’a regardé avec dédain, pour elle je n’étais qu’un être faible qui l’a décevait voire qui lui faisait alors honte. Si je suis finalement sortie de ce gouffre j’en garde des périodes de fortes mélancolies par moments, elles tendent à se réduire de plus en plus car je me sens enfin à ma place dans ce que je fais, et où je vis après tant d’années à me sentir à ma place nul part, à jouer un rôle en public tellement j’avais peur que si je montrais ma vraie nature personne ne m’aimerait alors.
    J’ai couché des lignes bien sombres sur des pages que personne n’a jamais lu alors je salue ton courage et oui quelqu’un qui n’a jamais fait de dépression ne peut absolument pas comprendre ce que c’est, ce que cela fait d’avoir en même temps un ouragan de pensées négatives qui ravage votre cerveau, vous rinçant aussi physiquement que moralement, et cette impression d’être tellement vide et inutile.
    Le chemin peut être long oui mais une chose est sur tu n’es plus tout à fait la même personne ensuite et tu vois certaines choses de façon bien différente ensuite. Le fait d’avoir pris le courage d’écrire cet article me laisse entendre qu’effectivement tu es sur la bonne voie.
    je t’embrasse

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  26. Hello,
    Lorsque j’ai compris qu’une dépression peut arriver après avoir tenu bon face aux problèmes trop longtemps, et donc qu’en aucun cas ce n’était le signe d’un caractère faible (ce que je pensais depuis toujours, mon estime personnelle ayant été démolie bien jeune)…Ben j’avoue que ça m’a donné une bouée d’air frais de le savoir .
    Parce que même si rien ne s’est réglé subitement, au moins je pouvais prendre un peu de recul sur ma situation et sur comment les choses se sont imbriquées dès le départ pour conduire au gros bordel interne (et externe aussi, hein, tant qu’à faire, cf le livre « Comment saborder sa vie sur le long terme sans en avoir l’intention » – je précise que ce livre n’est pas encore écrit, trop la flemme, ainsi que le suivant « Arriver à vivre pour ne plus survivre ! Youuupi ! », et le dernier « Se foutre la paix et ne plus culpabiliser, merde ! »).

    C’est toujours triste quelque part de lire sur le mal-être de quelqu’un et en même temps je ne peux m’empêcher d’y retrouver des choses qui me parlent, on se sent moins seule et moins « nulle part »…Merci Aurélie pour ces mots que tu partages .

    PS: en bonus, des câlins . Plein de réconfort .
    Et en citation, ce sms d’un ange : « Coucou miss, je voulais juste t’envoyer quelques idées positives . Penses à TOI c’est la mission des jours à venir. Peut importe ce que pensent « les autres » et « les gens bien pensants ». Personne n’a la clef du bonheur et de la vie parfaite . Fais attention à toi tu es importante . Je t’embrasse » .

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  27. Bonsoir Bettie 🙂
    Je te remercie pour cette article qui apporte un éclairage certain sur une maladie encore trop méconnue et injustement décrié. Je ne suis pas dépressif, mais j’observe depuis 28 ans une personne qui m’est très proche et qui se débat avec ses bons et mauvais jours.
    A défaut de connaitre cette souffrance, je vois les difficultés à surmonter et dieu qu’elles sont nombreuses.
    Mais comme tu l’as si bien dit, chacun réagit différemment.
    Sinon, je voulais également te dire que j’étais d’accord à 100% concernant les suicides. On ne connait jamais assez les gens et c’est pourquoi il ne faut certainement pas juger.
    Je te souhaite de t’en sortir et d’être entouré de personnes qui t’aident.
    Bon courage et bravo pour cet article !!

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  28. Coucou, très émouvant cet article. Tu parles très simplement et avec tes mots à toi d’une souffrance tellement grave. Je pense que les maux qui ne se voient pas sont les pires. Les gens ont plus de compassion pour quelqu’un qui est en fauteuil roulant ou qui présente tous les symptômes externes d’un mal. Je ne dis pas qu’il faut minimiser les maladies physiques, mais qu’il faudrait tout mettre à niveau parce que la souffrance est là. Je le comprends très bien parce que j’ai eu pas mal de problèmes de santé qui m’ont conduite à devenir angoissée et à faire de grosses crises d’angoisse au point que mon médecin m’a forcée à m’arrêter, m’a dégainé le xanax et m’a dit allez vous aérer. Même si ça n’a pas suffit ça m’a fait du bien. Le traitement complémentaire c’est la lecture et le blog. Le blog est devenu ma bouée et la blogosphère est le gros bateau auquel elle est attachée! Courage ! Accroche-toi ! heureusement tu as des gens autour de toi qui t’aident. Je te souhaite de t’en sortir. A bientôt !

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    • Merci. Tu as raison, les maladies qui « ne se voient » pas ne sont pas pris en compte. Les gens pensent que si tu peux marcher c’est que ça va. Malheureusement, ça ne marche pas comme àa.
      Le blog est aussi une bouée de sauvetage avec le bateau qu’est la blogo et les livres sont les poissons dans l’eau qu’on pêche pour nourrir notre esprit.
      Un immense merci en tout cas.

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  29. Tu as bien fait de réussir à trouver la force en toi pour parler de tout ça. La maladie est insidieuse, mais je ne doute pas que tu réussiras petit à petit à la dompter et l’empêcher d’agir, car je pense que tu as déjà fait un très beau chemin.
    La lecture a vraiment des pouvoirs magiques ! Qu’est ce qu’on ferait sans les livres ? Je te souhaite le meilleur pour la suite !

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  30. Tu as vraiment fait un très bel article dans lequel je me reconnais complètement puisque j’ai moi aussi connu la dépression. Une époque de ma vie où je me sentais une sous merde, l’impression que rien de bien ne pouvait m’arriver, que je ne servais à rien, que j’ennuyais les gens. Une époque où je n’avais plus envie de rien (même les plaisir les plus simples), où je me réveillais le matin en me disant qu’il me tardait de me rendormir le soir pour oublier la souffrance. Et oui j’ai aussi pensé au pire, même si je ne serais jamais allée jusque là. Mais on y pense comme une solution. Heureusement j’ai réussi peu à peu à sortir la tête de l’eau grâce à des gens et même un travail qui m’a fait plus que du bien à ce moment là. Je pense que seul les gens qui ont connus la dépression peuvent savoir réellement ce qu’on ressent, que c’est quelque chose de sérieux et non pas une petite passade. Et je te souhaite de tout cœur d’en sortir, que cette chose se retrouve loin derrière toi!

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  31. Boinjour, je voulais juste te dire que ton texte m’a énormément touchée et que je te trouve très courageuse de mettre des mots ainsi sur ta maladie. Je le trouve aussi très instructif car il éloigne les clichés qui arrivent trop souvent quand on parle de dépression ou de suicide. J’ai une amie qui est également dans une situation très compliquée et, si ce n’est pas toujours facile de l’aider (on se sent tellement impuissante), je sais très bien que ce n’est ni de sa faute, ni un manque de volonté de sa part et que « sortir prendre l’air » ne sera pas une solution miracle.
    Je te souhaite du fond du coeur de t’en sortir ainsi que de belles lectures pour t’aider à avancer en direction de la guérison. Bonne journée.

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  32. La dépression est une maladie que je connais mal, je n’y ai jamais été exposée moi-même et je n’en connais pas vraiment autour de moi. J’ai juste une amie qui a traversé une mauvaise passe lors d’une rupture, on lui a posé le fameux diagnostique. Pour moi, c’était juste le deuil de sa relation, j’avais traversé la même horrible période quelques années auparavant, pour autant personne ne m’avait jamais dit que j’avais fait une dépression… Peut-être en ai-je fait une sans même le savoir ?
    Ton petit mot sur le retard des médecins me fait évidemment penser à BB. ❤
    Je suis heureuse que tu aies trouvé dans les livres une porte de sortie, une bouée de secours. ❤
    Tu es en tout cas très courageuse de témoigner de cette façon, si ouvertement. Bravo ma Bettie Rose !

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  33. Bonjour, quel article incroyable! J’en suis complètement déstabilisée… Je parcourais votre blog pour la première fois par hasard à la recherche d’idées de lecture (en passant, j’en ai trouvé des tas!) et je tombe sans m’y attendre sur ce texte rempli de sincérité. Je souffre malheureusement de la même maladie que vous depuis plusieurs années. La lecture est pour le moment ma seule source de répit et de paix, je dévore chaque livre comme pour me raccrocher à une vie dont je n’ai plus l’impression de faire partie. Je ne suis pas une habituées des commentaires, c’est même le premier que j’ecris, mais je tenais a vous dire un grand merci pour votre article. Je me doute qu’il n’a pas du être simple de l’ecrire. Quelle force et quel courage! Dans une société où la dépression est encore tabou, ou les gens qui ne traversent pas ce calvaire ne peuvent pas comprendre, jugent hâtivement, cela donne du baume au cœur de lire un tel témoignage. Encore une fois merci et bonne continuation sur la voie de la guérison.

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  34. Pingback: C’est le 1er, je balance tout ! # 8 – Août 2017 | L'ourse bibliophile

  35. Bonsoir, bonsoir.
    Surtout ne retirez jamais votre article. Il vient de m’aider encore plus à comprendre et à accepter la dépression de ma fille chérie. Il aidera ceux ou celles qui sont perdus face à cette vilaine maladie. Merci pour votre courage et votre force. Merci d’avoir si bien cerné cette spirale de douleurs incomprise par bon nombre, car ils ne peuvent pas savoir s’ils ne l’ont pas rencontrée. Ces souffrances je les ressens à travers ma fille, si je pouvais porter pour elle toutes ces satanées douleurs, je le ferai, mais je ne peux en porter qu’une partie en répondant toujours présente lorsqu’elle a besoin de moi.
    Encore merci. Je vous embrasse du fond de mon coeur et vous souhaite tout le bonheur du monde. Tout le monde a droit au bonheur aussi infime soit-il, il est à la portée de tous.

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