[Chronique] Seuls les enfants savent aimer : Cali prend la plume et cela donne un roman hommage bouleversant…

Publié aux éditions Cherche Midi – 18 janvier 2018- 190 pages
Merci à Benoît et aux éditions Chercher Midi pour cette lecture

 

Seuls les enfants savent aimer.
Seuls les enfants aperçoivent l’amour au loin, qui arrive de toute sa lenteur, de toute sa douceur, pour venir nous consumer.
Seuls les enfants embrassent le désespoir vertigineux de la solitude quand l’amour s’en va.
Seuls les enfants meurent d’amour.
Seuls les enfants jouent leur coeur à chaque instant, à chaque souffle.
À chaque seconde le coeur d’un enfant explose.
Tu me manques à crever, maman.
Jusqu’à quand vas-tu mourir ? Lire la suite

[Chronique] Ne m’oublie pas de Victoria Stevens, se reconstruire en Australie ou partir ?

Publié aux éditions Hugo New Way – 11 janvier 2018 – 381 pages
Traducttion: Maud Desurvire
Merci à Hugo New Way pour cette lecture

 

« Je me souviens que tu avais toujours raison, même quand je voulais à tout prix que tu aies tort. 
Je me souviens des gâteaux que tu cuisinais quand j’étais triste, et des histoires qu’on lisait ensemble auprès du feu. Je me souviens que tu affirmais que même quelque chose d’aussi petit qu’un flocon de neige pouvait changer le monde. Tu me manques maman, mais je me souviens de tout… »

À la mort de sa mère, Hazel est envoyée en Australie chez un homme qu’elle connaît à peine, laissant derrière elle tout ce qu’elle a toujours aimé. Mais le soleil, la mer et le sable blond sont bien trop futiles pour consoler sa peine. Jusqu’au jour où elle rencontre Red et Luca, des frères jumeaux qui vivent dans la maison d’à côté. Elle commence à réaliser qu’elle passe sans doute à côté de sa vie. Alors qu’elle tente de se reconstruire peu à peu, elle va comprendre qu’elle n’est pas la seule à lutter contre ses fantômes. Mais peut-elle accepter si facilement qu’un coeur brisé peut parfois guérir ? Lire la suite

[Chronique] Max + Becca de Shannon Lee Alexander

Publié aux éditions Pocket Jeunesse – Juin 2017 – 380 pages
Merci à PKJ pour cette lecture

 

Il suffit parfois d’une personne pour se révéler à soi même..
Becca a toujours vécu dans sa bulle, entre ses livres et ses royaumes imaginaires. Sans son amie Charlotte, elle est plus solitaire que jamais. Jusqu’au jour où, en plein cours, elle trébuche sur Max… Il la remarque et comprend son désarroi. Il l’incite alors à faire du théâtre. À la surprise générale, Becca décroche le rôle principal. Mais n’est-ce pas trop tôt, pour jouer Juliette sous les yeux de celui qui a tout d’un Roméo ?

Attention : ce roman fait suite à Charlie+Charlotte. Par conséquent, la chronique que vous vous apprêtez à lire peut vous dévoiler des évènements majeurs du livre précédent. C’est totalement inévitable pour parler correctement de ce roman et des sensations, émotions, sentiments, phases. Si vous n’avez pas lu Charlie+Charlotte et comptez le faire, fermez cette chronique. Lire la suite

[Chronique] David Bowie n’est pas mort de Sonia David

Publié aux éditions Robert Laffont – 24 août 2017 – 180 pages
Lu en partenariat avec Netgalley et Robert Laffont , merci !

« Ma mère est morte. Mon père est mort. David Bowie est mort. Ce ne sont pas uniquement de mauvaises nouvelles. »

À un an d’intervalle, Anne, Hélène et Émilie perdent leur mère, puis leur père. Entre les deux, David Bowie lui aussi disparaît. Dans l’enfance d’Hélène, la « soeur du milieu », le chanteur a eu une importance toute particulière, dont le souvenir soudain ressurgit. Alors, elle commence à raconter… Sur les thèmes inépuisables de la force et de la complexité des liens familiaux, de la place de chaque enfant dans sa fratrie, voici un roman d’une déconcertante et magnifique sincérité.

Il m’aura fallu du temps pour vous parler de ce roman. Celui de l’assimiler et celui qui est nécessaire à lui accorder le meilleur possible. Car pour la « petite » histoire, David Bowie n’est pas mort restera dans la liste des ouvrages ayant marqué ma vie. C’est pour cette raison que j’en ai offert un exemplaire à ma mère, qui elle même en a offert un à sa sœur. Parce qu’aimer lire, c’est aussi partager, transmettre. Nos parents nous transmettent un héritage, nous le transmettons nous-mêmes à nos descendants, etc. Pour moi, la lecture c’est ça. En l’occurrence, j’ai offert l’opportunité à ma mère de lire un livre qui ne pourrait que lui plaire et lui parler. Car la thématique abordée par Sonia David est universelle, celle du deuil. Et que, si vous avez vécu ces moments si particuliers de l’existence, vous ne pouvez que comprendre. Un récit intimiste, mais universel, voilà ce qu’est ce roman. Et sous la plume de l’auteure, il se transforme en une sublime histoire familiale, qui pourrait être la vôtre, la nôtre. Lire la suite

[Chronique] Tu as promis que tu vivrais pour moi de Carène Ponte

Publié aux éditions Michel Lafon – 1er juin 2017 -360 pages
Merci à Netgalley et Michel Lafon pour cette lecture

Quand on a trente ans, on n’est jamais préparé à perdre sa meilleure amie. C’est pourtant le drame que Molly doit affronter quand Marie est emportée par la maladie en quelques mois à peine. Juste avant de mourir, celle-ci demande à Molly de lui faire une promesse : vivre sa vie pleinement, pour elles deux. Elle y tient, alors Molly accepte.
Mais par où commencer ? Lâcher son travail de serveuse ? Rompre avec Germain, l’homme avec lequel elle vit ? Certes, il est comptable et porte des chaussons, mais il est gentil.
Lorsque Molly reçoit quelques jours après l’enterrement un mystérieux paquet contenant douze lettres de Marie, elle comprend que celle qui lui manque tant n’avait pas l’intention de se contenter de paroles en l’air et que son engagement va l’entraîner bien plus loin que ce qu’elle imaginait…

Un roman pétillant sur l’amitié et le pouvoir de changer sa vie.

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[Chronique] Dites aux loups que je suis chez moi de Carol Rifka Brunt

ditesauxloups

Publié aux éditions 10/18 (version poche) – Juin 2016 – 504 pages (Grand format chez Buchet/Chastel)

resume

Nous sommes au milieu des années 1980, aux États-Unis. June est une adolescente taciturne, écrasée par une sœur aînée histrionique et des parents aussi absents qu’ennuyeux. Depuis sa banlieue triste du New Jersey, elle rêve d’art et de son oncle Finn, un peintre new-yorkais reconnu. Mais Finn est très affaibli et meurt bientôt de cette maladie qu’on n’évoque qu’à demi-mot, le sida. Inconsolable, la jeune fille se lie d’amitié avec un homme étrange, Toby, qui se présente comme l’ami de Finn. Confrontée à l’incompréhension de son entourage, et à la réalité d’une maladie encore honteuse, June va brusquement basculer dans le monde des adultes et son hypocrisie.

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