[Chronique] Le monde des Ferals de Jacob Grey

lemondedesferalsPublié chez Pocket Jeunesse – 4 février 2016 – 279 pages

Lu grâce à un exemplaire ENC remporté à un jeu sur Twitter

resumeAbandonné par ses parents, élevé par des corbeaux, hanté par les ténèbres.
A treize ans, Crow a pour amis des corbeaux et vit seul au sommet d’un arbre, dans le parc abandonné de la sinistre ville de Blackstone… Crow ne parle pas, il croasse. Il ne court pas, il bondit de toit en toit. Jusqu’au jour où un clochard le désigne comme un Feral : un être capable de parler aux animaux et de partager leurs pouvoirs…Mais il n’est pas le seul.

Huit ans auparavant, Blackstone a connu un été meurtrier, dont le responsable serait le Tisseur, un feral-araignée très puissant. L’ennemi projette d’étendre sa toile mortelle sur la ville. Crow va devoir trouver des alliés s’il veut vaincre le Tisseur.MONAVISV2

Lorsque j’ai gagné ce livre, je me suis dit que cela allait être l’occasion pour moi de me lancer dans un livre encore plus jeunesse que ceux que je lis habituellement. Finalement, je n’ai pas ressenti ce côté enfantin auquel je m’attendais du fait de l’âge de notre héros. C’est un roman vraiment sympathique, avec une plume simple mais efficace, qui nous plonge rapidement dans les ténèbres de Blackstone et nous entraîne dans une palpitante aventure. Attention, véritables arachnophobes s’abstenir !!!

Crow est un garçon qui vit dans un nid en compagnie de ses amis corbeaux. Il ne sait pas qui il est ni comment il en est arrivé là, il fait juste, chaque nuit, depuis 8 ans le même rêve : ses parents l’abandonnent et il est emporté par des corbeaux. Crow a 13 ans et il doit voler ses vêtements et sa nourriture. Il n’est pas un garçon ordinaire puisqu’il peut parler aux corbeaux. Un jour, le rêve change et Crow y voit un horrible homme araignée. Il sent que le danger est proche et c’est alors qu’on lui révèle qu’il est un Feral et qu’il n’est pas le seul. Si son animal à lui est le corbeau et s’il peut les contrôler, le Tisseur, le plus démoniaque des Ferals, manipule les araignées à sa guise. Et ce dernier est bien décidé à revenir en ville et y tisser sa toile.

Dès le début du roman nous entrons dans le monde étrange et malveillant de Blackstone. Les corbeaux de Crow sont de véritables personnage secondaires, dotés de leur propre caractère et ça rend la dynamique très intéressante. Crow vit en face d’une belle maison, celle du chef de la prison de la ville. Depuis son nid, il rêve d’une famille, comme celle de Lydia, la jeune fille de son âge qui vit dans cette jolie demeure. Très vite, les deux jeunes vont se lier d’une puissante amitié et Crow va en apprendre plus sur ce qu’il est, rencontrer des gens qui vont l’aider. Nous avançons à l’aveugle, comme lui, nous faisons les découvertes à son rythme à lui et c’est très immersif. L’enchainement des actions est intéressant, sans temps mort et même si le concept de base de l’enfant communiquant avec des animaux n’a rien d’original, soulignons ici l’audace du choix de l’animal héros : le corbeau.

Les méchants de l’histoire n’ont pas de limites, pas de regrets et pas de rédemption. On est à la limite du cliché dans leurs actions et comportements mais l’auteur parvient à nous les faire craindre grâce aux animaux qu’ils manipulent de manière machiavélique. Bien sûr le grand méchant, le Tisseur, est effrayant avec son armée d’araignées, il ne serait pas étonnant que vous ayez l’impression de voir des tas d’araignées vous courir dessus pendant votre lecture tant c’est bien décrit et immersif. C’est un univers parfaitement développé, maîtrisé, avec ses règles propres, Blackstone pourrait presque faire écho à un Gotham city mais aux mains des Ferals. Crow est un héros malgré lui, à aucun moment il ne se positionne en sauveur.  Il est déterminé, écoute son cœur et suit son instinct. C’est un jeune garçon très attachant qui a grandi seul avec l’unique souvenir d’avoir été abandonné et toute sa vie est basée sur cette douleur, cette solitude. Lydia est tout son opposé sur le plan familial mais elle a un caractère encore plus déterminé, plus affirmé que lui et semble apprécier de prendre des risques. Elle s’attache très vite au jeune Crow et il découvre alors la notion d’amitié, de communication avec un être humain, lui qui ne parle qu’à ses corbeaux. Lydia est une jeune fille têtue qui permettra à notre jeune protagoniste de dépasser ses limites et de comprendre qui il est. Ce roman nous plonge donc dans un univers original et nous fait vivre les aventures d’un Croasseur qui est le meilleur espoir de sauver la ville déjà ravagée il y a 8 ans. L’histoire puise sa force dans des personnages secondaires qualitatifs et porte le lecteur par une intrigue sans temps mort. On ne peut que prendre plaisir à voir le jeune Crow se développer et s’affirmer face à sa destinée et à la place qu’il occupe dans un monde qui est désormais sien, le monde des Ferals.

enbref

Une aventure rythmée qui nous plonge dans la ténébreuse ville de Blackstone, monde des Ferals où vit un jeune héros élevé par des corbeaux. Un danger plane sur la ville et Crow voit toute sa vie se transformer. Un roman jeunesse palpitant avec une intrigue bien menée et des personnages intéressants. Une plume immersive et qui retient le lecteur dans un univers fascinant.

MANOTE

17/20

17 réflexions sur “[Chronique] Le monde des Ferals de Jacob Grey

  1. coucou ! merci pour ce résumé ça donne envie ! j’ai deux questions ! que trouve-t-il à manger dans les poubelles et comment s’appelle le plus petit des corbeaux ? c’est pour mon fils 😉

    J'aime

  2. malgré ta chronique élogieuse rien ne m’attire dans ce livre, ni la couv, ni le résumé… Trop peut être irréaliste pour moi même pour du jeunesse… Peut être trop jeunesse justement… Aucune idée !
    Des fois quand ça ne veut pas ça ne veut pas 🙂

    J'aime

  3. Il a l’air juste absolument génial ce livre ! J’ai vu une première critique qui m’avait déjà beaucoup plu, mais la tienne me donne encore plus envie ma belle 😀

    J'aime

  4. Je me suis arrêtée dessus hier en me baladant en librairie mais je n’ai pas réussi à me décider, n’en ayant jamais entendu parler. Je le regrette maintenant ! Peut-être la prochaine fois ! L’histoire me semble bien originale et assez différente… C’est un one-shot ?

    J'aime

  5. Pingback: C’est lundi, que lisez-vous ? #30 | BettieRose books

Un petit mot ? Une réaction ? Une émotion à partager ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s