[Chronique] Mes hauts, mes bas et mes coups de coeur en série de Becky Albertalli

Publié aux éditions Hachette – 6 septembre 2017 – 380 pages
Merci à Hachette et Netgalley pour cette lecture.

J’ai une chose à vous avouer :
je suis une serial crusheuse.
Un vrai cœur d’artichaut.

Jusqu’à maintenant, j’ai eu très exactement VINGT-SIX coups de cœur.
Mais comme ils ont débouché sur très exactement ZÉRO baisers, ça ne compte pas.
En même temps, c’est une bonne façon de ne jamais prendre un seul râteau!

Cassie, ma sœur jumelle, pense que ça craint.
Sauf que Cassie n’a pas vraiment de problèmes avec les garçons, vu qu’elle préfère les filles.
D’ailleurs c’est sa copine qui m’a présenté Will, alias LE mec parfait.
Là, je le sens, mon crush numéro 27 sera le bon.

Enfin, je crois ? Lire la suite

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[Chronique] De l’autre côté du monde de Stephanie Bishop

Publié aux éditions Fleuve – 24 août 2017 -288 pages
Merci à Decitre, Fleuve et Netgalley pour cette lecture

Cambridge, 1963.
Une chambre à soi. Du temps pour peindre. Tel est le rêve de Charlotte après la naissance de ses deux filles. Son mari Henry, lui, ne supporte plus le climat anglais pluvieux et brumeux, et rêve d’un pays aride et ensoleillé comme l’Inde de son enfance. Une brochure, glissée dans la boîte aux lettres, semble apporter la solution : « L’Australie réveille le meilleur en vous. » Henry y croit.
Charlotte, en dépit de ses réticences, finit par céder, et peu après la petite famille embarque pour l’autre côté du monde.
Cependant, sous le soleil cuisant de Perth, la terre s’assèche tout comme leur relation dont la substance semble progressivement s’estomper. À l’image des aquarelles, les contours de leur vie précédente se brouillent, se perdent.
Lorsqu’un nouvel événement vient chambouler l’équilibre familial fragile, Charlotte décide de prendre en main son avenir, quitte à renoncer à ce qu’elle a de plus précieux…

« Elle sait désormais que ce n’est pas le fait de quitter un endroit le pire ; c’est, une fois arrivée à destination, de devoir vivre comme si son pays d’origine avait disparu. C’est cela la tragédie — au bout d’un certain temps on finit par douter de la réalité du lieu d’où l’on vient. Cette première existence, jadis pleine de sens, s’efface peu à peu. Sans faire de bruit, elle sombre dans l’oubli.» Lire la suite

[Chronique] Lait et Miel et Rupi Kaur

Publié aux éditions Charleston – 22 septembre 2017 – 208 pages
Merci aux éditions Charleston pour cette lecture,
quelle chance d’avoir vécu cette découverte dans le cadre de
l’expérience magnifique « Lectrice Charleston ».

voici le voyage d’une
survie grâce à la poésie
voici mes larmes, ma sueur et mon sang
de vingt et un ans
voici mon coeur
dans tes mains
voici la blessure
l’amour
la rupture
la guérison

– rupi kaur –

« Le premier livre de Rupi Kaur, lait et miel, est un recueil poétique que toutes les femmes devraient avoir sur leur table de nuit ou la table basse de leur salon. Accompagnés de ses propres dessins, ses poèmes, d’une honnêteté et d’une authenticité rares, se lisent comme les expériences collectives et quotidiennes d’une femme du XXIe siècle. »
Erin Spencer, Huffington Post US Lire la suite

[Chronique] Linea Nigra de Sophie Adriansen

Publié aux éditions Fleuve – 14 septembre 2017 -493 pages
Merci à Fleuve pour cette lecture

Ce roman est celui d’un amour naissant entre un homme et une femme. Ce roman est celui de cette femme bientôt mère. Et avant cela, enceinte. Entre ces deux états, un accouchement. Une fin et un début à la fois. La ligne noire verticale apparue sur le ventre de Stéphanie annonce ce tsunami, ce condensé fiévreux d’existence que provoque la maternité.

À la maternité, on ne délivre aucun diplôme. Chaque femme fait de son mieux.

L’an dernier, je découvrais la plume de l’auteure avec Le syndrome de la vitre étoilée. Ce roman m’avait énormément plu, parlé. Était alors évoqué le désir d’enfant et la liberté, les normes et le fait de s’y conformer ou au contraire de s’abreuver de liberté. Linea Nigra remet en scène Stéphanie, notre femme de caractère, et Luc, qu’elle a rencontré à la fin du récit. Tout aussi fascinant, le roman nous entraine cette fois-ci sur le parcours de la maternité et sur ce qu’être femme signifie pendant cette période. Y seront aussi abordés avec justesse, les violences médicales. Lire la suite

Le livre des petites révolutions de Elsa Punset : avis et concours

Publié aux éditions Harmonie Solar – Fin août 2017 – 410 pages
Merci aux éditions Harmonie Solar pour cette découverte 

Les petites actions font les grands changements : 250 rituels pour prendre en main ses émotions, adopter les bonnes habitudes et changer sa vie.

Bonne nouvelle ! Nous savons désormais écouter nos émotions, reconnaître leurs mille et une inflexions et apprendre à les apprivoiser pour améliorer notre vie. Comment ? Grâce au pouvoir des rituels ! Il suffit de petites actions simples, rapides et régulières pour reprogrammer notre cerveau, nous libérer de la tyrannie émotionnelle, créer de nouvelles habitudes positives et devenir ainsi la meilleure version de nous-mêmes. En s’appuyant sur les études les plus récentes dans les domaines du bien-être, de l’intelligence émotionnelle et des neurosciences, Elsa Punset nous livre sa boîte à outils, 250 rituels express pour prendre en main nos émotions et transformer notre vie pas à pas !

Parce que nos innombrables émotions, pensées et gestes quotidiens tissent notre existence, savoir les dompter est un véritable art de vivre. Comment ? En s’appuyant sur le pouvoir des rituels, Elsa Punset nous livre une boîte à outils pour développer des émotions positives, et se débarrasser des habitudes inutiles ou néfastes. Avec cet ouvrage (mi guide-mi carnet), transformer ses habitudes devient un jeu d’enfant !

Il y a toujours une phase dans notre vie où on se lasse de notre quotidien et de nos vies trop rangées ou au contraire, pas assez. Ces étapes où on se sent encombré, dépassé, effrayé, plus en phase, pas assez réactif etc.  Lire la suite

[Chronique] Par le vent pleuré de Ron Rash

Publié aux éditions du Seuil – Août 2017 – 200 pages
Merci à Seuil, et Decitre pour cette lecture

Dans une petite ville paisible au cœur des Appalaches, la rivière vient de déposer sur la grève une poignée d’ossements, ayant appartenu à une jeune femme. Elle s’appelait Ligeia, et personne n’avait plus entendu parler d’elle depuis un demi-siècle. 1967 : le summer of love.
Ligeia débarque de Floride avec l’insouciance et la sensualité de sa jeunesse, avide de plaisirs et de liberté. C’est l’époque des communautés hippies, du Vietnam, de la drogue, du sexe et du Grateful Dead. Deux frères, Bill et Eugene, qui vivent bien loin de ces révolutions, sous la coupe d’un grand-père tyrannique et conservateur, vont se laisser séduire par Ligeia la sirène et emporter dans le tourbillon des tentations. Le temps d’une saison, la jeune fille bouleversera de fond en comble leur relation, leur vision du monde, et scellera à jamais leur destin – avant de disparaître aussi subitement qu’elle était apparue.
À son macabre retour, les deux frères vont devoir rendre des comptes au fantôme de leur passé, et à leur propre conscience, rejouant sur fond de paysages grandioses l’éternelle confrontation d’Abel et de Caïn.

Ron Rash n’était pour moi qu’un nom, un auteur parmi tant d’autres. Et puis cette année, pour la Rentrée littéraire, je tombe sur le titre Par le vent pleuré. La couverture, le titre m’intriguent. Je lis alors la 4e de couverture et là je me rends compte que ce roman pourrait vraiment me séduire. L’époque, les deux frères et cette jolie sirène, le tout dans des paysages grandioses et le temps d’un été… tout pour faire un roman noir comme je les aime, à l’ambiance inquiétante et lourde. Les souvenirs qui remontent au rythme de la découverte des ossements, et l’un des frères, qui s’interroge alors grandement sur ce qu’il s’est passé. Qu’est-il réellement arrivé à Ligeia ?  Lire la suite

[Chronique] Dark Net de Benjamin Percy

Publié aux éditions Super 8 – septembre 2017 – 400 pages
Merci à Netgalley et Super 8 pour cette lecture

Fermez toutes vos fenêtres !
Le Dark Net, vous connaissez ? Sous les fondations du réseau, un second Internet prospère : un eldorado sulfureux où rien n’est impossible et où on trouve de tout – drogues, armes à feu, instructions terroristes, etc.
Mais aujourd’hui, les forces obscures s’assemblent dans ces profondeurs. Des démons qui menacent d’envahir notre mon physique en « hackant » les esprit des utilisateurs pour les transformer en tueurs psychotiques.

Pour les arrêter, quatre personnages que rien ne destinait à se rencontrer : Hannah, une jeune aveugle de 12 ans ayant récemment recouvré la vue (mais pas seulement) grâce à une prothèse futuriste ; Mike Juniper, un ancien évangéliste qui combat ses propres démons et veille, dans le sous-sol de son refuge pour sans-abri, sur un impressionnant arsenal d’armes à feu ; Derek, un hacker aux allures d’Anonymous qui entend faire régner la justice au sein du réseau ; et Lela, une journaliste technophobe persuadée d’être tombée sur une histoire que personne ne veut entendre.

Bientôt, les portes de l’enfer vont s’ouvrir. Sont-ils prêts ?

Parmi les nombreux titres de cette rentrée littéraire, je dois avouer que Dark Net m’appelait comme un phare dans la nuit. J’ignore exactement pourquoi, mais probablement ce titre puis la couverture. En lisant la 4e, je me rendis compte que je n’en savais définitivement pas assez sur ce roman et qu’une seule solution s’imposait alors à moi : découvrir par moi-même. Et quelle expérience ! Si ce roman n’est pas un coup de cœur, il m’aura vraiment entrainée dans ses couloirs ténébreux et surprise au fil des pages. C’est une histoire sombre et atypique, et attention aux ombres dans la nuit, lisez-le peut-être lumières allumées. Je l’ai lu sur ma liseuse, dans le noir pour ne pas réveiller mon mari, et les frissons sont plus intenses. Bref, amateurs de sensations fortes et de passages qui peuvent faire peur, entrez dans ce roman sombre ésotérique sous fond d’hyper connexion et de données accumulées à vous rendre paranoïaque.

Tout d’abord, j’ai rendu visite à un ami accessible sur l’internet du quotidien, à savoir Wikipedia car savez-vous ce qu’est le darknet ?

Un darknet est un réseau superposé (ou réseau overlay) qui utilise des protocoles spécifiques intégrant des fonctions d’anonymisation. Certains se limitent à l’échange de fichiers comme RetroShare, d’autres permettent la construction d’un écosystème anonyme complet (web, blog, mail, irc) comme Freenet.
Les darknets sont distincts des autres réseaux pair à pair distribués car le partage y est anonyme (c’est-à-dire que les adresses IP ne sont pas partagées publiquement) et donc les utilisateurs peuvent communiquer avec peu de crainte d’interférence gouvernementale ou d’entreprise. Pour ces raisons, les darknets sont souvent associés avec la communication de type dissidence politique et les activités illégales (ex. : cybercrime). Plus généralement, le « Darknet » peut être utilisé pour décrire tout type de sites non-commerciaux sur Internet3, ou pour référer à toutes les technologies et communications web « underground », plus communément associés avec les activités illégales ou dissidentes.
Le terme darknet ne doit pas être confondu avec « deepweb » lequel signifie web profond. « Darknet » ne doit pas non plus être confondu avec le néologisme « darkweb ». Lien de la source.

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