[Chronique] The Air he breathes de Brittainy C. Cherry

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Publié aux éditions Hugo – New Romance – 7 juillet 2016 – 422 pages

Merci à Hugo pour cette lecture resume

Tristan et Elizabeth sont voisins, ils n’ont rien en commun à part leur passé douloureux. Elle a choisi de continuer à vivre ne serait-ce que pour sa petite fille Emma. Il a choisi de s’extraire du monde. Mais Elizabeth ne l’entend pas de cette façon. Elle sait qu’ils sont tous les deux en miettes et qu’ensemble ils seront plus forts pour affronter leurs fantômes.

C’est sans compter avec toutes les embûches que les habitants de leur petite ville vont mettre sur leur route.

Ensemble, ils sauront vaincre les idées reçues.

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[Chronique] Outlander : Le chardon et le tartan – Tome 1 de Diana Gabaldon

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Présente édition : J’ai lu -2014 – 852 pages 

Date originale première édition française : 1995

resumeAncienne infirmière de l’armée britannique, Claire Beauchamp-Randall passe des vacances tranquilles en Ecosse où elle s’efforce d’oublier les horreurs de la Seconde Guerre mondiale auprès de son mari, tout juste rentré du front…
Au cours d’une promenade sur la lande, elle est attirée par des cérémonies étranges qui se déroulent près d’un menhir. Elle s’en approche et c’est alors que l’incroyable survient : la jeune femme est précipitée deux cents ans en arrière, dans un monde en plein bouleversement ! 1743.
L’Écosse traverse une période troublée. Les Highlanders fomentent un nouveau soulèvement contre l’occupant anglais et préparent la venue de Bonnie Prince Charlie, le prétendant au trône. Plongée dans un monde de violences et d’intrigues politiques qui la dépassent, Claire ne devra compter que sur elle-même pour surmonter les multiples épreuves qui jalonnent ce formidable voyage dans le temps. Elle connaîtra l’aventure et les périls, l’amour et la passion. Jusqu’au moment crucial où il lui faudra choisir entre ce monde palpitant qu’elle aura découvert et le bonheur qu’elle a connu et qui, désormais, lui parait si lointain…

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Enfin, je pense qu’il est plus que temps de faire cette chronique. J’ai déjà mis une éternité pour me lancer dans cette lecture, je constate qu’il me fallait du recul pour vous en parler. Alors, déjà, OUI, j’ai aimé. J’ai même vraiment adoré et oui, je lirai la suite. Pas dans l’immédiat, mais je continuerai. Avant de me lancer dans le vif du sujet, sachez que j’ai fait l’acquisition du coffret blu-ray de la série afin de voir l’adaptation qui est apparement très bonne. Et dernière info, ce tome 1 devrait faire l’objet du book club de juin sur Livraddict, donc si vous avez envie d’en parler, d’en débattre les points positifs ou négatifs, rejoignez-nous.

Comme beaucoup d’entre vous le savent déjà, nous allons suivre les aventures de Claire, qui se retrouve projetée dans un lointain passé, en Écosse, dans une sombre période de conflits. Sur sa route, elle croisera rapidement un groupe d’écossais qui vont la prendre sous leur aile, intrigués par cette femme si atypique, à la tenue bien trop légère pour l’époque et au langage cru pour une dame. Claire fait alors la connaissance de Jamie. Elle ne sait pas encore que son destin va être bouleversé. Comment retourner à son époque et rejoindre son mari ? Au fil des aventures, des dangers, Claire va apprendre à connaître le formidable Jamie et à l’aimer passionnément, follement. Mais elle devra faire un choix : Jamie ou Franck et sa vie d’avant ?

Présenté comme cela, on pourrait penser, qu’au fond, Outlander n’est rien qu’une histoire d’amour. Non, c’est bien plus que cela. Oui, bien sûr, une très grande place est accordée à la romance dans ce « pavé ». Mais c’est une histoire d’amour sublime, qui connaîtra bien des épreuves, rien que dans ce premier tome. C’est un amour qui devra résister au passé de chacun des personnages, à leurs ennemis, à la guerre, à la violence, aux dangers. Mais surtout, au choix, celui de Claire, entre Jamie et Franck. Diana Gabaldon n’a pas son pareil pour faire vivre les émotions, dans tous les registres, des plus douces, plus belles, plus lumineuses, plus passionnelles aux plus infâmes, terribles ou douloureuses. Tout est merveilleusement orchestré par une plume de très haut niveau, d’une poésie et d’une beauté incroyable. Même s’il faut un peu de temps pour plonger dans l’univers et accrocher à l’écriture qui nous livre des tas de descriptions, force est de constater que cette dernière nous rend accros à son histoire, et qu’il nous devient alors, difficile de refermer le livre.

Les descriptions faites par l’auteure nous plongent vraiment dans une Écosse sauvage, difficile, tiraillée et déchirée par la guerre. Les paysages, les lieux, les ambiances sont si bien détaillés que nous avons l’impression de voir le film de l’aventure défiler sous nos yeux. Pourtant, l’écriture n’en devient pas cinématographique ou scénaristique pour autant. Non, elle conserve de sa superbe tout du long, juste ce qu’il faut pour nous plonger totalement dans cet univers fantastique. Nous parvenons à visualiser les couleurs, à sentir les odeurs, même les plus terribles, telles que celles du sang, de la souffrance, de la violence. Car Outlander ne nous épargne rien d’une époque brutale, voire bestiale. Romance et violence se côtoient en permanence (attention, ce n’est pas l’histoire d’amour qui est violente, je parle de la globalité du sujet), et font vibrer le lecteur. Les très nombreux rebondissements nous entrainent dans un suspens parfaitement ménagé. Le contexte historique semble maîtrisé, nous apprenons des choses, nous comprenons les us et coutumes de cette Écosse, plutôt « primitive », et découvrons la rage de ces hommes, dépossédés de leurs terres.

Les personnages sont tous fascinants, leur psychologie étant développée de manière parfaite, nous avons alors l’impression de les connaître à l’issue du roman. Je fais partie de ces lectrices qui ont eu le coup de cœur pour Jamie, je le reconnais. L’incroyable Jamie est un jeune homme aussi naïf que déterminé, autant courageux que blessé. Il jouit d’une personnalité incroyable, c’est un homme qui aime entièrement, se bat pour sa cause, pour ceux qu’il aime et encaisse les coups et les épreuves comme personne. Un Jamie que pourtant, l’auteure n’épargnera pas et à qui elle réserve d’horribles coups du sort, de bien sombres moments. Jamie est très touchant, très romantique quand il veut, totalement charmé par Claire. Claire est, aux premiers abords, « réservée » et méfiante, ce qui peut se comprendre, elle vient de faire un bon de deux cents ans dans le passé et elle ne connaît pas grand-chose de cette vie. Elle sort juste de la Seconde Guerre mondiale pour replonger dans un combat où la violence fait rage. Nous sentons que, très vite, elle lutte contre des sentiments naissants pour Jamie, des sentiments et émotions qu’elle veut s’interdire de ressentir. Après tout, elle est mariée dans sa réalité à elle. Mais l’attraction, la passion est parfois plus forte que tout. Cette romance est juste sublime. Jamie et Claire forment un couple touchant, émouvant, une histoire d’amour qui n’est pas rose, mais dont la force des sentiments vient sublimer même la pire des épreuves. Deux personnages qui s’unissent, se complètent, s’aimantent et tout simplement s’aiment d’une passion incroyable. Diana Gabaldon nous narre des scènes d’amour magnifiques, justes, belles, lumineuses, jamais vulgaires. Elle nous fait vibrer au rythme du couple.

La violence fait partie de ce monde et l’auteure n’épargne rien de l’horreur au lecteur. Elle va parfois loin, très (trop ?) loin dans les supplices infligés à ses personnages, dans la barbarie d’un monde encore sauvage. Ici aussi, elle excelle dans la narration et le conflit prend alors forme sous les yeux du lecteur qui reste suspendu à chaque mot pour connaître l’issue pour les personnages impliqués. Elle n’hésite pas non plus à mettre en mots les vices, les pires qui soient, les sentiments comme les émotions les plus ignobles qui existent. Mais attention, ce n’est pas un roman d’horreur, juste l’humanité dans ses extrêmes, ce que l’Homme est capable de faire, d’infliger sans scrupules. Je suis de ces lecteurs qui prétendent ne pas aimer les romans historiques, et c’est ce qui me bloquait alors pour me lancer dans cette saga : l’époque ne me disait absolument rien, je redoutais la « barbarie » des conflits et des mentalités. Pourtant, Diana Gabaldon a su m’accrocher, me captiver, me faire m’intéresser à cette période de l’Histoire qui m’était inconnue. Elle met de la lumière dans les plus profondes ténèbres, mais jamais ne rend les choses « guimauves ». Tout est beau et vrai, tout est horrible et réel. Cette auteure a vraiment su m’entrainer dans un univers totalement nouveau pour moi.

On pourra toutefois reprocher à l’ouvrage quelques longueurs, mais en même temps, dans un tel pavé, c’est « attendu ». Nous serons confrontés à quelques moments d’inertie et à des passages qu’on voudrait accélérer, mais à chaque fois c’est pour mieux repartir. L’occasion alors de reprendre notre souffle qu’on avant l’épreuve suivante, encore plus dure que la précédente. Le conflit monte en puissance, gagne en rage et en horreur. L’amour devient de plus en plus passionnel, fusionnel, et même vital. Les âmes de nos deux personnages qui sont indissociables, pour le meilleur comme pour le pire. Et croyez-moi, pour le pire, l’auteure n’est pas du genre à épargner Jamie, notre bel écossais à l’accent charmant, aux manières déroutantes, aux sentiments purs. C’est est un homme blessé de tant de manière qu’on ne peut que l’admirer pour être encore debout. Claire et Jamie, je vous retrouverai pour le tome 2. Ainsi que les autres personnages très intéressants dont je n’ai pas parlé dans la chronique, car il est vraiment difficile d’évoquer tous les éléments de ce roman sans dévoiler trop de choses, sans tomber dans une revue longue et trop descriptive. Faites comme moi, avant de le lire, n’en apprenez pas trop sur l’histoire, la 4e en dit bien assez, plongez dans l’Écosse de 1743 et suivez Claire et Jamie, ils vous montreront le chemin vers leurs aventures incroyables.

enbref

 

Ce roman exceptionnel, porté par la sublime plume de Diana Gabaldon, entraîne le lecteur, sans ménagement, dans la brutalité de l’Écosse en plein conflit au XVIIIe siècle. Nous y découvrirons des aventures, des rebondissements, des épreuves, du fantastique, une pointe d’humour même et puis l’amour, dans toute sa splendeur, incarné par un couple inoubliable. Une ambiance et un voyage exceptionnels.MANOTE

18/204flamants


CITATIONS« Son visage se ferma et ses joues s’empourprèrent.
– Tu suggères que je t’ai été infidèle ? dit-il, incrédule. On est rentrés au château il y a moins d’une heure. Je suis couvert de poussière et de sueur après deux jours en selle. Je suis si épuisé que mes genoux en tremblent et, malgré tout, je me serais précipité pour séduire une gamine de seize ans ?
Il secoua la tête, l’air abasourdi.
– Je ne sais pas si c’est un compliment à ma virilité ou une insulte à ma morale, mais, dans un cas comme dans l’autre, Sassenach, je crois que tu perds la tête. »

« Je fis une dernière tentative.
-Et cela ne vous ennuie pas que je ne sois plus vierge ? demandai-je.
Il hésita un moment avant de répondre:
-Pas tant que vous ne voyez aucun inconvénient à épouser un puceau. »

« Je crois qu’on a tous en nous un petit espace qui n’appartient qu’å nous, comme une forteresse, notre refuge le plus intime. C’est peut-être notre âme, cette chose qui fait qu’on est soi-même et personne d’autre. C’est un endroit qu’on ne montre à personne, sauf parfois à quelqu’un qu’on aime beaucoup. »

« Je ne veux pas te pousser à me confier des secrets qui ne me regardent pas. J’ai moi aussi des choses que je ne peux pas te dire, du moins pour le moment. Je ne peux donc attendre de ta part ce que moi-même je ne suis pas en mesure de donner. En revanche, si tu dois me parler, alors dis-moi la vérité. Et je te promets de faire de même. Notre seul bien pour l’instant, c’est le respect l’un de l’autre. Or, le respect n’est pas incompatible avec les secrets, mais il l’est avec le mensonge. Tu es d’accord avec moi? »

« – Claire, je t’aime.
La tendresse dans sa voix m’alla droit au coeur. Je posai ma tête contre sa veste, sentant sa chaleur et la force de ses bras autour de moi.
– Moi aussi, je t’aime.
Nous restâmes enlacés un long moment, oscillant lentement sous l’effet du vent qui balayait la route. »

« Je te veux, Claire. Je te veux tellement que je peux à peine respirer. »

 

[Chronique] La Passe-Miroir Livre 2 : Les Disparus du Clairdelune de Christelle Dabos

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Paru aux Editions Gallimard Jeunesse – 2015 – 527 pages

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Fraîchement promue vice-conteuse, Ophélie découvre à ses dépens les haines et les complots qui couvent sous les plafonds dorés de la Citacielle. Dans cette situation toujours plus périlleuse, peut-elle seulement compter sur Thorn, son énigmatique fiancé ? Et que signifient les mystérieuses disparitions de personnalités influentes à la cour ? Ophélie se retrouve impliquée malgré elle dans une enquête qui l’entraînera au-delà des illusions du Pôle, au cœur d’une redoutable vérité.MONAVISV2

Nous voici donc enfin dans le tome 2 de cette saga captivante. J’avais adoré le premier tome auquel j’avais attribué la note de 19/20. Cette fois-ci c’est le coup de cœur absolu avec un 20/20. Christelle Dabos a su manier les mots avec tellement de magie et de talent qu’il ne pouvait en être autrement. Comment ne pas succomber à cette saga ? Et pourtant il s’agit de sacrés pavés (mais bon, confession, j’aime les livres pavés). Il est difficile de trouver les mots pour un tel coup de cœur, je préfère prévenir.

/!\ Ne lisez pas cette chronique du tome 2 si vous n’avez pas lu le premier tome de la saga. Peut contenir des spoilers sur le premier tome vous êtes prévenus /!\lapassemiroirtome2

Dans ce second tome, Ophélie se retrouve à la cour de Farouk, l’esprit de famille de l’étrange Pôle, où habite donc son fiancé Thorn et sa future belle famille. Arrivée à la cour, Ophélie se voit attribuer le rôle de vice-conteuse par le curieux esprit de famille qui semble assez intrigué par elle. Sa mission : raconter des histoires à Farouk qui semble s’ennuyer en permanence et que tout le monde redoute. Il faut dire que le pouvoir psychique de Farouk est assez terrifiant. Pendant ce temps, d’étranges disparations font rage dans le pays…et commencent à échauffer les esprits. Pourquoi ces gens disparaissent du Clairdelune ? Ophélie, encore plus déterminée que jamais mène l’enquête.

Ici, tout le monde s’attend à ce que la maladroite et naïve Ophélie commette erreur sur erreur. Mais dans ce second tome nous la voyons encore plus courageuse et déterminée que jamais. Acceptant son destin, elle décide surtout de le prendre en main. Thorn lui est encore plus absent, plus fuyant que jamais et les fiancés auront donc bien du mal à communiquer. Pourtant, l’auteure arrive à nous le rendre encore plus touchant, plus attirant. Nous avons envie de le comprendre, de le cerner et de le voir « sourire ». Ce qui est assez compliqué pour ce grand gaillard que personne n’aime…

L’arrivée de la famille d’Ophélie au Pôle à quelques jours du mariage, les nouvelles rencontres de la jeune femme une fois à la cour et l’avancement de la grossesse de Bérénilde sont tout autant d’événements qui vont semer le chaos dans le Pôle et dans la vie de la jeune femme. Alors que le mariage approche, Ophélie est menacée…et doit rester sur ses gardes. Difficile pour elle de savoir à qui faire confiance dans cet étrange monde fait de faux semblants, d’illusions, de manipulations et de trahisons. Le fait qu’elle attire particulièrement l’attention de Farouk posera aussi problème, lui qui est, d’ordinaire si distant de tous…Il verra pourtant en Ophélie quelque chose que d’autres ne perçoivent pas et on peut dire qu’elle parviendra à se rapprocher de lui, plutôt malgré elle Ainsi, nous comprenons quelque peu la terrible histoire de cet esprit de famille dérangé et parvenons à l’apprécier lui aussi, à ressentir de l’empathie pour lui. J’ai beaucoup apprécié le fait que le Pôle soit bien développé dans ce tome et nous entraîne dans un monde original avec ses propres codes et modes de vie. Nous explorons de nouvelles facettes du Pôle, quittant la Citacielle, traversant différents paysages, avec un séjour à la Cour, puis aux thermes. Bref nous découvrons un nouveau monde rempli de surprises et de curiosités.

Les personnages secondaires sont toujours aussi intéressants, coup de cœur encore pour Archibald qui voit sa vie un peu perturbée lui aussi.  Toujours aussi séducteur et facétieux, il parvient à faire chavirer le cœur du lecteur. Il est très présent dans ce livre et je regrette presque de le placer en personnage secondaire. J’ai adoré son évolution, ses révélations et la relation unique qu’il peut avoir avec Ophélie. Christelle Dabos sait créer des personnages au caractère unique et les faire évoluer en fonction des événements et de ce qu’ils vivent. Elle créée des liens, des affinités, des tensions et nous, nous sommes subjugués par ces relations qui évoluent dans un climat de pression, de peur et d’espoir à la fois. Bien sûr ce second tome sera aussi l’occasion de voir comment la relation Thorn/Ophélie peut évoluer et j’ai beaucoup aimé le naturel de cette histoire, la façon progressive d’installer les choses, les éclats de voix et les sensations nouvelles, les questions, doutes mais aussi les certitudes. Thorn est devenu attachant, Ophélie a renforcé son caractère et découvre de nouveaux sentiments. Et bien sûr la fin du roman nous laisse sur un cliffhanger qui nous fait demander à notre chère auteure : à quand la suite ? Vite svp !

enbref

Un monde toujours aussi magique, une plume toujours aussi saisissante. Un univers incomparable et des personnages qui évoluent parfaitement au fil de l’histoire. Des complots politiques, de la noblesse, de la magie, de l’amour, des épreuves et de l’espoir. Une histoire merveilleuse, un livre qu’on a pas envie de refermer tant le Pôle et ses curieux habitants nous manquent alors…Un second tome qui a dépassé largement mes attentes.

MANOTE

20/20coupdecoeur

La plume de Christelle Dabos m’a autant marqué que celle de J.K. Rowling et son univers est presque aussi merveilleux que celui d’Harry Potter. 

[Chronique] Au service surnaturel de Sa Majesté de Daniel O’Malley

therookParu aux Editions Pocket pour la présente édition – 2015 -665 pages

Fait partie de la saga The Rook.

resumeVictime d’une agression, Myfanwy Thomas reprend conscience dans un parc de Londres. Autour d’elle, des hommes en costume portant des gants de latex. Tous sont morts. Situation peu réjouissante, certes, mais il y a pire : Myfanwy ne se souvient plus de rien. Le plus surprenant, c’est qu’elle semble avoir prévu cette amnésie. Elle a sur elle une lettre écrite de sa main lui expliquant qui elle est et ce qu’elle doit faire pour découvrir qui veut l’éliminer.
C’est ainsi que Myfawny rejoint le siège de la Checquy, une organisation secrète chargée de combattre les forces surnaturelles qui menacent la Couronne. Au sein de cette version paranormale du MI5 anglais où elle occupe un poste élevé, entourée de surdoués aux pouvoirs plus que spéciaux, la jeune femme va rapidement se retrouver seule, cherchant son chemin dans un univers d’ombres et de menaces. À présent, il va lui falloir lever le voile sur une conspiration aux proportions inimaginables.

 

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Si vous avez envie d’un livre difficile à définir, un peu OVNI, plein d’humour et de rebondissements fantastiques, Au service surnaturel de Sa Majesté est pour vous. L’auteur, australien, nous livre un roman bourré d’humour british et passages hilarants tout en y mêlant des situations sérieuses et cocasses à la fois.

Myfawny (amusez-vous à deviner la prononciation) se réveille au milieu d’un parc, entourée de cadavres. Problème : elle ne sait ni qui elle est, ni où elle est et encore moins qui sont tous ces gens morts autour d’elle. Serait-elle à l’origine du drame ? A l’intérieur de la poche de son manteau, Myfawny trouve une lettre. La première d’une longue série et écrite par la précédente Myfawny et lui délivrant tous les éléments nécessaires pour continuer la vie qu’elle avait entrepris, voir faire mieux si possible. Nous avons donc, en quelques sortes, affaire à deux Myfawny : l’ancienne, timide et effacée, maladroite mais bourreau de travail qui a tout consigné par écrit pour la nouvelle, au caractère bien plus affirmé et avec bien plus d’humour. C’est ainsi que notre héroïne va rejoindre La Checquy, au service de la Couronne pour défendre le Royaume-Uni contre les créatures surnaturelles. Chaque membre de cette organisation façon Men in Black possède un rang bien défini et un pouvoir surnaturel…Myfawny n’est pas au bout de ses surprises dans ce nouvel univers.

Addictif. Voilà ce qu’est ce roman et la plume de l’auteur. Il nous entraine dans des aventures rocambolesques, surnaturelles et aussi au travers d’une quête identitaire. Notre personnage principal étant amnésique elle devra tout réapprendre et se dépêtrer de certaines situations pour le moins embarrassantes. Elle devra apprendre à qui accorder sa confiance et de qui se méfier. Car une chose est sûre : il y a un traite quelque part et la vie de notre héroïne est en danger. C’est un récit bourré de rebondissements, de situations explosives, d’humour, de réflexion et de créatures surnaturelles toutes plus incroyables les unes que les autres. L’univers et l’organisation de La Checquy sont parfaitement décrits et nous plongeons dans ces services secrets avec grande curiosité et enthousiasme. On regrettera juste un petit côté un peu trop caricatural parfois, mais peut être est-ce là le pouvoir de l’humour britannique ?

Myfawny est un personnage plein de ressources. Cette pauvre fille se réveille dans un corps qu’elle ne connaît pas et va devoir tout apprendre d’une vie qui ne semble pas lui appartenir. Elle va bûcher sur ses notes mais son entourage le plus proche ne sera pas forcément dupe et se rendra compte qu’un changement majeur a opéré chez la jeune femme. Elle découvre la vie avec des yeux d’adultes, sortant d’une amnésie « annoncée » ce qui a permis à l’ancienne « elle » de prendre toutes les dispositions nécessaires. Elle se retrouve donc à apprendre la vie, le travail particulier dont elle est chargée et son pouvoir surnaturel que l’ancienne « elle » ne semblait pas gérer à merveille. Autant vous dire qu’elle se causera pas mal de problèmes par sa maladresse et sa méconnaissance du monde dans lequel elle évolue. Heureusement, son assistante Ingrid sera là pour l’aider en toutes circonstances. Quant aux autres personnes qui l’entourent, ce sera un véritable jeu de piste pour savoir qui est de son côté et qui est le méchant prêt à introduire l’ennemi juré de la Couronne au sein de La Checquy même…

J’ai passé un excellent moment avec ce livre et attend la suite avec grande impatience. Les personnages évoluant autour de Myfawny sont captivants, avec une personnalité très détaillée. Je ne vais pas vous parler d’eux car ils sont plein de surprises et c’est un pur plaisir d’apprendre à les connaître au fil des pages. Ce livre m’a fait rire, m’a captivée mais m’a parfois aussi étonnée. L’auteur est plein de ressources et j’espère que le reste de la saga gardera ce caractère humour/rebondissements/réflexion et plans d’actions.

enbref

Un roman surprenant, loufoque et original qui ne nous ennuie pas une seule seconde. L’héroïne est drôle, attachante et pleine d’humour et nous applaudirons son sang froid en toutes circonstances, elle qui se réveille sans savoir qui elle est. Des missions mystérieuses, des trahisons, des pièges, du suspens et des créatures surnaturelles, le tout à renfort d’humour british, vivement la suite.

MANOTE

17/20

[Chronique] Saga Waterfire, Tome 1, Deep Blue de Jennifer Donnely

Résumé :
Au fin fond de l’océan, dans un monde pas si différent du nôtre, vit le peuple mer. Plusieurs communautés se partagent les eaux du monde entier, certaines en bonne entente, d’autres en conflit déclaré. Lorsque la princesse Serafina s’éveille au matin de ses fiançailles, sa première préoccupation devrait être de plaire au beau prince Mahdi, son promis.
Pourtant, Serafina est hantée par un cauchemar lui annonçant le retour d’une ancienne malédiction. Ses sombres prémonitions se confirment quand un assassin frappe sa mère, la reine Isabella, d’une flèche empoisonnée. Serafina doit alors découvrir qui a commandité ce meurtre afin d’empêcher les communautés mers de s’entredéchirer dans une guerre impitoyable.
Aidée par cinq amies issues de mers exotiques, elle mettra au jour une conspiration qui dépasse leurs pires craintes.

  
Mon avis

A l’heure où je termine le second tome de cette saga il est temps de vous parler du premier tome que j’avais adoré, avant de vous parler du second justement.

« Personne ne se connaît vraiment avant d’avoir été mis à l’épreuve » Dans ce premier tome nous plongeons au fin fond de l’océan et apprenons à connaître un tout nouveau monde. L’auteur s’est attachée a créer un véritable univers qui nous permet de nous immerger (sans jeu de mots) dans le monde de Serafina, notre héroïne Sirène. Tout le vocabulaire est retravaillé et le livre est même pourvu d’un glossaire qui nous permet de nous y retrouver ainsi que d’une carte. Sans faire de comparaison hasardeuse, cela m’a un peu rappelé Harry Potter et son vocabulaire riche impossible à comprendre aux oreilles des moldus. 

J’ai beaucoup aimé lire cette histoire de Sirène passant à l’âge adulte et découvrant certaines difficultés, devant fuire pour sauver leur vie.  Encore adolescentes, nos sirènes vont devoir faire preuve d’une grande maturité face aux événements qui vont se produire dans leurs cités. Chacun des amies découvrira un destin, une mission à accomplir pour que de nouveau la paix règne sous les Océans. Avec une bonne dose de magie et de sortilèges, de légendes et de mythes ce livre sait vous enchanter et vous faire voyager. Dur de remonter à la surface même si dans les débuts la lecture est rendue un peu difficile par un amas de vocabulaire propre au monde des Océans. Une fois les bases acquises c’est un véritable bonheur de nager aux côtés de nos jeunes sirènes, de découvrir leurrs traditions, leurs mets aux noms si exotiques, leurs territoires enfouis et secrets…

Malgré une histoire un peu complexe de conflits entre royaumes, de guerre des océans et de politique de gouvernement des mers nous apprécions vraiment un univers décrit à la perfection. Nous n’avons aucune difficulté à imaginer la vie sous marine et les allusions au comportements de l’homme face au peuple des mers tombent toujours à point sans pour autant être moralisatrices. Les personnages sont creusés et ont tous un caractère affirmé ce qui les rend attachants et interessants, nous pouvons même facilement nous identifier même si nous, les « terragoggs » ne nageons pas en eaux profondes.  Un roman qui ne nous laisse aucun répit. 

Une fin qui donne envie de lire la suite avec impatience. Des personnages qu’on meurt d’envie de mieux connaître, de retrouver. 

L’objet livre en lui même est juste sublime et j’avoue que c’est ce qui a attiré mon attention. Dès l’ouverture la carte nous permet de comprendre le monde de Serafina. Les chapitres sont tous subliment décorés de même que les bas de page. Un véritable objet de collection…pour les amoureux des beaux livres, des océans ou des sirènes, 

Ma note sur Livraddict : 17/20

Paru aux éditions Hachette 

[Chronique] Les Étoiles de Noss Head Tome 2 Rivalités de Sophie Jomain

Résumé : Pour moi, une nouvelle vie commençait : l’université à St Andrews avec Leith, mon petit ami loup-garou. J’avais espéré que le calme était revenu, que je vivrais ma première année de fac comme n’importe quelle jeune fille, ou presque. Douce utopie, rien ne se passe jamais comme on le voudrait.Il fallait qu’ils se fassent la guerre, c’était plus fort qu’eux. Leur haine ancestrale allait les pousser à bout. J’étais dépassée.Je n’en avais aucune idée alors, mais les forces qui devraient s’affronter allaient au-delà de tout ce qu’on peut imaginer.

  

Mon avis : 

La saga Noss Head est terminée depuis un moment mais pourtant je n’en suis qu’au tome 2. La raison est simple j’avais acheté le tome 1 un peu au hasard dans mon centre culturel Leclerc et je l’avais choisi en poche aux éditions J’ai Lu. Et le second tome vient tout juste de sortir…dans ces mêmes éditions car oui je suis assez maniaque j’aime assez avoir tous les tomes d’une même édition c’est beaucoup plus joli dans la bibliothèque non ? Donc j’ai retrouvé avec grand plaisir Hannah et Leith, qui sont cette fois ci tous les deux à l’université. J’avoue que j’avais zappé pas mal de détails du premier tome mais cela ne m’a pas empêché de succomber au second volet.

Le style d’écriture de Sophie Jomain est toujours aussi addictif bien qu’il soit plutôt épuré. Je regrette juste un manque d’approfondissement de certaines personnages, comme Julia par exemple, ce qui rend l’attachement plus difficile. De même nous comprenons bien l’amour que se vouent mutuellement Leith et Hannah mais l’histoire est parfois trop survolée. Je sais bien que ce n’est que le tome 2 et qu’ils ont beaucoup de choses à vivre d’ici la fin de la saga alors patience. J’ai littéralement dévoré ce livre et même si certains éléments sont prévisibles (j’avais deviné pour l’auteur du meurtre), Sophie Jomain maitrise le suspens et le retournement de situation à la perfection. Je suis bluffée par cette fin plus qu’inattendue mais suffisamment développée pour nous donner envie de lire la suite. 

Les personnages principaux sont toujours aussi attachants, parfois nous aimerions qu’Hannah s’extasie sur autre chose que sur la beauté de son petit ami mais toutefois c’est une jeune femme sincère, aimante, courageuse et indépendante. Elle est capable de faire preuve de beaucoup de sang froid et de maturité face aux situations inattendue de la vie courante ou de la vie fantastique de son petit copain. J’ai également beaucoup aimé l’arrivée de nouveaux personnages dans la vie d’Hannah, c’est tout à fait pertinent avec l’entrée en fac et les nouvelles rencontres qu’on y fait. J’aime beaucoup le personnage de Darius qui reste encore très mystérieux et secret et ai pris du plaisir à détester Georgia, qui est très garce. Un peu triste que le personnage de Gwen ne soit pas plus présent dans ce tome car je l’adorais dans le premier. 

Nous n’avons aucune difficulté à situer les décors et la ville. Nous nous immergeons facilement dans le quotidien de nos protagonistes et même avec les ellipses de temps nous n’avons aucune difficulté à nous y retrouver. Je remercie d’ailleurs l’auteur de ces « sauts » à travers le temps nécessaire à l’action et à son dynamisme. L’année universitaire d’Hannah n’est pas des plus calmes mais en même temps quand on tombe amoureuse d’un loup garou peut on vraiment espérer qu’elle le soit ? Gros coup de cœur pour les nouvelles créatures de ce roman mais je n’en dis pas plus pour vous réserver la surprise si vous ne l’avez pas encore lu.

En conclusion  : vivement la suite car cette fin n’est juste pas humainement supportable 🙂 j’ai hâté de retrouver Leith et Hannah pour de nouvelles aventures. Je suis réconciliée avec l’auteur…j’étais plutôt déçue par D’un Commun accord qui n’avait pas su me toucher. 

Ma note Livraddict : 17/20