[Chronique] Big Bones de Laura Dockrill, le journal alimentaire et désinvolte d’une grosse qui s’assume

Publié aux éditions Collection R – Avril 2018 – 493 pages
Traduction Blandine Longre
Merci à la Collection R pour cette lecture

Je ne suis pas grosse, j’ai juste de gros os !
Salut, moi, c’est Bluebelle, alias BB, alias Big Bones, rapport à mes « gros os ». J’ai seize ans, je suis une gourmande, et je ne m’en cache pas. En même temps, ce serait un peu difficile à dissimuler, vu mes rondeurs…
Seul souci, après une crise d’asthme, maman m’a emmenée chez un médecin qui m’a OBLIGÉE à tenir un journal de ce que je mange.
Sauf que moi, je m’aime comme je suis, et je n’ai aucune envie de guérir puisque je ne suis pas malade !

Bourré d’humour et d’amour, Big Bones est un délicieux pied-de-nez à la grossophobie.
À consommer sans modération ! Lire la suite

[Chronique] Riverkeep de Martin Stewart, un roman initiatique intense et rythmé par les eaux d’un sombre fleuve.

Publié aux éditions Milan – Page Turners – Mars 2018 – 384 pages
Traduction : Nathalie Zimmermann, Illustration : Yann Legendre
Merci à Page Turners pour cette lecture

Le fleuve Danèk, sur lequel travaillent Wull et son père, charrie cadavres et créatures maléfiques…
Quand le destin cruel s’abat sur Pappa, Wull va devoir avancer et inventer pour survivre et tenter de sauver son père.
Un futur classique, aux accents de « Moby Dick » dark, à mettre entre les mains de tous les fans de la série « L’Épouvanteur ».

Le fleuve Danèk charrie cadavres et créatures maléfiques. Wull va avoir seize ans : bientôt, il reprendra la charge de son père, le Riverkeep, et devra veilleur sur les eaux du fleuve.
Mais un jour tout bascule.
Son père est entrainé dans l’eau par une force inconnue. Quand il réapparait, hagard et agressif, il ne reconnait plus son fils et ne se nourrit que de têtes de poissons… Il semble possédé par un esprit mauvais.
Wull apprend qu’une essence, contenue dans un monstre marin millénaire, pourrait le guérir. Sur sa pauvre barque, il se lance dans une quête désespérée. Au fil de l’eau glacée et des rencontres bizarres, il découvre un monde nouveau, lui qui n’a jamais quitté la batellerie.
Une épopée terrifiante, qui va bouleverser sa vie. Lire la suite

[Chronique] Je m’appelle Lucy Barton d’Elizabeth Strout

Publié aux éditions Fayard – 30 août 2017 – 208 pages
Merci aux éditions Fayard pour cette lecture

Hospitalisée à la suite d’une opération, Lucy Barton reçoit la visite impromptue de sa mère, avec laquelle elle avait perdu tout contact. Tandis que celle-ci se perd en commérages, convoquant les fantômes du passé, Lucy se trouve plongée dans les souvenirs de son enfance dans une petite ville de l’Illinois – la pauvreté extrême, honteuse, la rudesse de son père, et finalement son départ pour New York, qui l’a définitivement isolée des siens. Peu à peu, Lucy est amenée à évoquer son propre mariage, ses deux filles, et ses débuts de romancière dans le New York des années 1980. Une vie entière se déploie à travers le récit lucide et pétri d’humanité de Lucy, tout en éclairant la relation entre une mère et sa fille, faite d’incompréhension, d’incommunicabilité, mais aussi d’une entente profonde.
Salué comme un chef-d’oeuvre par la critique littéraire aux États-Unis, Je m’appelle Lucy Barton est un grand roman contemporain sur la solitude, le désir et l’amour.

Je tiens à remercier Fayard qui a eu la gentillesse de m’envoyer ce roman de la rentrée littéraire qui m’interpellait. Les retrouvailles entre Lucy et sa mère m’intriguaient et j’avais envie de comprendre cette relation aussi complexe qu’on pourrait l’imaginer. De plus, les livres traitant de thèmes forts comme la solitude, le désir ou encore l’amour sont souvent ceux qui m’attirent le plus. Et je peux vous dire que j’ai passé un très bon moment, un peu atypique, avouons-le, avec cette femme qui se souvient, qui, pourtant encore jeune, regarde son passé avec une certaine nostalgie.

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[Chronique] Cavale de Virginie Jouannet

cavale

Publié aux éditions XO – 19 janvier 2017 – 411 pages
Merci à XO pour cette lecture

 

resume

 » Minuit doit être passé depuis longtemps. Les voisins ont dû se réveiller, il faudrait être sourd pour ignorer le va-et-vient dans les escaliers, les éclats des gyrophares qui clignotent inlassablement. Un mauvais rêve. Elle a beau lutter, le sentiment d’irréalité la paralyse. Respire. Ça va revenir. Respire…  »

Jeanne a oublié deux heures de sa vie.
Deux heures pendant lesquelles son compagnon a été poignardé.
À l’arrivée de la police, elle se souvient seulement s’être réveillée à ses côtés, dans une mare de sang.
Avant cela, rien.
Jeanne doit retrouver la mémoire.
Vite.
Quand commencent les appels anonymes, elle n’a plus le choix. Elle s’enfuit.
Au cours de sa folle cavale, il lui faudra dénouer les fils de son passé et faire face à une culpabilité d’enfance qui ne cesse de la ronger.

Avec Cavale , Virginie Jouannet nous entraîne dans la fuite éperdue d’une femme vers la liberté;  une femme épiée, traquée et victime de ses propres cauchemars. Un roman qui exprime, dans une langue lumineuse, la force cruelle des secrets. Lire la suite