[Chronique] La vie secrète de Bee de Sara Wolf

Publié aux éditions Pocket Jeunesse – Mars 2019 – 384 pages
Traduction Noémie Saint Gal
Merci à PKJ pour cette lecture

Pour garder sa bourse d’études, Bee doit espionner son pire ennemi…

Bee a un but dans la vie : devenir psy pour soigner son père adoré. Elle ne laissera personne l’en empêcher, pas même les frères Blackthorn, qui règnent en maîtres sur le lycée. Ni Fitz, roi de la drague et du piratage informatique, ni Burn, l’impassible géant, ni même le mystérieux Wolf, qui a le pouvoir de faire renvoyer les élèves qui lui déplaisent en leur adressant un carton rouge. 
Le jour où Bee en reçoit un, elle comprend que son avenir risque de lui échapper. Elle se résout alors à signer un pacte avec le diable : en échange du maintien de sa bourse, le père des Blackthorn lui demande d’espionner ses fils…

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[Chronique] La salle de bal de Anna Hope (Rentrée Littéraire 2017)

Publié aux éditions Gallimard – Collection du monde entier – 17 août – 400 pages
Merci à Babelio et Gallimard pour cette lecture. 

Lors de l’hiver 1911, l’asile d’aliénés de Sharston, dans le Yorkshire, accueille une nouvelle pensionnaire : Ella, qui a brisé une vitre de la filature dans laquelle elle travaillait depuis l’enfance. Si elle espère d’abord être rapidement libérée, elle finit par s’habituer à la routine de l’institution. Hommes et femmes travaillent et vivent chacun de leur côté : les hommes cultivent la terre tandis que les femmes accomplissent leurs tâches à l’intérieur. Ils sont néanmoins réunis chaque vendredi dans une somptueuse salle de bal. Ella y retrouvera John, un «mélancolique irlandais». Tous deux danseront, toujours plus fébriles et plus épris.
À la tête de l’orchestre, le docteur Fuller observe ses patients valser. Séduit par l’eugénisme et par le projet de loi sur le Contrôle des faibles d’esprit, Fuller a de grands projets pour guérir les malades. Projets qui pourraient avoir des conséquences désastreuses pour Ella et John.

Après Le chagrin des vivants, Anna Hope parvient de nouveau à transformer une réalité historique méconnue en un roman subtil et puissant, entraînant le lecteur dans une ronde passionnée et dangereuse.


Ah la rentrée littéraire ! Je ne sais pas vous, mais moi, elle me met en joie ! Cette année, je suis surexcitée de voir tous ces merveilleux romans qui me tentent. En même temps, je suis aussi frustrée, car j’ai conscience que je ne pourrais jamais lire tous les titres qui me font envie. Le temps passe vite et nous n’avons pas un budget temps illimité pour lire. Ni un budget tout court d’ailleurs. Mais par souci de transparence avec vous, sachez que la plupart des livres de la rentrée littéraire que je vais chroniquer ici sont des partenariats. Je ne sais pas si vous aviez déjà remarqué, mais quand un livre m’a été envoyé par la maison d’édition, par l’auteur, par une masse critique Babelio ou un partes Livraddict, je le note toujours juste en dessous de la couverture en remerciant le partenaire. Au moins, moi je peux remercier les personnes qui ont pris le soin de me proposer une lecture et vous, vous voyez avec toute la transparence possible que c’est un service de presse/partenariat. Et si vous me lisez souvent, vous aurez remarqué que mes avis restent « objectifs » qu’ils s’agissent d’un SP ou d’un achat. J’ai mis « objectif » entre guillemets, car nous savons tous que notre propre personne et notre propre existence apportent de la subjectivité quand il s’agit de parler d’un livre, d’un film ou d’art en général. Ce que je voulais dire, c’est que je reste honnête et respectueuse en toutes circonstances. Bref, revenons-en à cette rentrée littéraire 2017 et au premier titre que je vous présente. J’avais loupé l’an dernier Le chagrin des vivants, signé lui aussi Anna Hope et pourtant il me faisait mourir d’envie. Du coup, La salle de bal a fortement attiré mon œil et si j’ai voulu le lire c’est pour plusieurs raisons : l’époque, la psychiatrie, la thérapie musicale, l’eugénisme. De plus, Anna Hope nous donnera en fin de roman ses motivations et son travail de recherche sur les sujets qu’elle aborde, et bien que l’histoire qu’elle nous conte reste une fiction, elle n’en est pas moins inspirée de faits historiques réels. Maintenant, après de très longs blabla, passons au vif du sujet. Lire la suite

[Chronique] Paranoïa de Melissa Bellevigne

paranoia

Publié aux Editions Hachette – Collection Black Moon – 30 mars 2016

Lu grâce à Netgalley

resumeLisa Hernest, psychiatre reconnue et spécialisée dans les cas complexes, est appelée à l’institut Saint-Vincent en périphérie de Paris. Elle va rencontrer sa nouvelle patiente : Judy Desforêt, internée pour paranoïa et hallucinations, enceinte de cinq mois et qui refuse de s’alimenter. Dès leur première entrevue, la jeune femme qui se dresse face à elle fait preuve d’une lucidité et d’un discernement hors pair. Et plus Lisa apprend à la connaître, plus leurs échanges viennent ébranler ses propres convictions professionnelles et personnelles. Entretien après entretien, Judy lui livre en effet une curieuse histoire, mêlant sa quête des racines familiales en Angleterre et la présence invisible d’un certain Alwyn, cet homme qui la suit comme son ombre depuis toujours. Progressivement, Lisa, l’experte en âmes fragiles, sent ses moyens lui échapper et Judy la déstabiliser. À mesure que les mois passent et que la date de l’accouchement approche, la vérité semble s’éloigner.MONAVISV2

Quand j’ai eu vent de cette parution je l’ai aussitôt mis dans ma liste d’achats à faire obligatoirement. En revanche je ne savais pas que c’était une youtubeuse/blogueuse qui l’avait écrit. A vrai dire, ici, pour moi ça ne change rien, je n’achète pas le livre pour la popularité « virtuelle » de l’auteure, ni pour sa « vie 2.0 » mais parce que la 4ème de couverture m’a vraiment donné envie, parce que le thème me plaisait. J’ai choisi ce livre pour découvrir une auteure comme je le fais avec n’importe quelle autre sortie ou premier roman d’une auteure que je n’ai pas encore lu. Et puis ici, c’est différent, c’est certes écrit par une personnalité du net mais elle n’y raconte ni son parcours, ni sa vie (merci) et c’est bien un fiction que vous aurez entre les mains. Melissa Bellevigne signe ici son premier roman et je ne peux que l’applaudir car j’ai passé un excellent moment avec cette lecture que j’ai dévoré à une vitesse folle. Il faut dire que ce livre avait tout pour me plaire et que je l’attendais avec une impatience énorme. Quand j’ai pu le lire plus tôt grâce à Netgalley, j’ai tout mis de côté pour me plonger dans l’histoire. Il y a de très très fortes chances que j’achète la version papier de l’ouvrage car oui j’ai aimé et en plus j’aime beaucoup la couverture (et aussi la collection Black Moon dont je possède bien trop peu de livres).

Nous allons donc suivre l’histoire de deux femmes, Lisa et Judy. Lisa est une psychiatre renommée qui est appelée à la rescousse pour les cas difficiles que ses collègues ne parviennent pas à résoudre. Elle est en couple mais son histoire bat de l’aile, le couple ne parvient plus vraiment à communiquer; Lisa est obsédée par le fait qu’elle ne pourra jamais être maman et n’envisage pas d’adoption ou même de discussions à ce sujet contrairement à son conjoint qui est d’une patience infinie avec la jeune femme qui ne pense qu’à son travail. Lorsqu’elle rencontre Judy sa vie bascule encore plus car ce cas la dépasse, l’engloutit et elle se prend d’une affection peu ordinaire pour Judy et l’enfant qu’elle porte…En effet Judy est arrivée à l’hôpital psychiatrique car elle est enceinte et refuse de s’alimenter. Elle ne veut pas du bébé et fait tout pour mettre fin à ses jours. Tentatives de suicides et crises violentes, elle est également enfermée dans une sorte de mutisme. Lisa va être sa nouvelle chance…Auprès d’elle, elle va prendre confiance et livrer son étrange récit. Depuis toujours, Judy vit avec un homme qui la suit comme son ombre et que personne d »autre qu’elle ne peut voir. Alwyn est le mystère de Judy et tout le monde la considère comme folle. Elle va livrer à Lisa son parcours, ses étranges découvertes au sujet d’Alwyn et de sa propre famille…Lisa est-elle prête à entendre des choses qui dépassent le rationnel ? La psychiatre peut elle croire en cet homme que personne n’a jamais vu ? Une chose est certaine cette rencontre va changer les choses à tout jamais pour Lisa.

La narration se fait à deux voix. Celle de Lisa qui nous introduit le cas et celle de Judith qui raconte son histoire. Nous avons aussi des bribes de la vie de Lisa et de son couple mais ce n’est que le sujet secondaire (voir tertiaire) de l’intrigue. En fait, l’intrigue peut apparaître assez complexe. Alors qu’on pourrait croire qu’on va entrer dans une thérapie et des découvertes psychologiques, l’auteure nous entraîne sur une chasse au secrets, à la découverte des origines d’Alwyn. Judy, la seconde voix de la narration, est persuadée de ne pas être folle et veut comprendre pourquoi elle est la seule à le voir, pourquoi il est là depuis toujours. Du coup, l’intrigue prend un tournant nouveau et nous guide plus sur la quête de Judy que sur celle de Lisa. Mais c’est en parlant de toutes ces découvertes que la jeune femme enceinte va semer des doutes puissants dans la tête de la psychiatre. Comment justifier tout cela ? Est-elle paranoïaque au point de tout inventer ? Et si elle disait la vérité ? Impossible pour une scientifique de l’admettre…Mais plus l’accouchement approche plus Lisa est torturée et veut protéger Judy et son bébé. Un lien unique lie les deux jeunes femmes…Celui crée par un homme que personne ne peut voir mais aussi par cette psychiatre qui fut la seule en mesure d’écouter Judy et quelque part, de la croire.

Nos deux personnages sont intéressants. Ce sont des femmes qui ont un parcours très différent, qui ne sont pas de la même génération et qui se rencontrent dans un cadre médical épuisant, déroutant. Pourtant entre elles on sent rapidement la confiance s’établir et un lien se nouer. Lisa, très professionnelle, va parvenir à parler avec Judy et à lui faire raconter son histoire. Judy, elle, raconte avec tout son coeur ce qu’elle a vécu mais reste persuadée que personne ne peut la croire. Le milieu hospitalier restera très en arrière. Il n’est vraiment pas question de la thérapie ou de l’institution mais vraiment de la trame de l’histoire fantastique de Judy. Si vous aimez les histoires de fantômes/phénomènes inexpliqués il est certain que ce que raconte Judith va vous passionner. En revanche si vous êtes plus rationnels, c’est Lisa qui aura votre préférence. Cette opposition forme la complémentarité du roman. Le personnage d’Alwyn est également captivant. Il est charmant, poli et très patient. Mais il ignore lui aussi pourquoi il est là et surtout pourquoi il est invisible aux yeux de tous. Il est très proche de Judy qui nous racontera alors tout le chemin qu’ils ont parcouru ensemble depuis son enfance. Une histoire captivante et une quête de réponses dangereuses feront de ce livre un page-turner redoutable.

La plume est certes simple mais efficace et parfaitement adaptée au style du roman. Melissa Bellevigne parvient à nous immerger dans l’histoire de Judy en un rien de temps et nous voulons absolument savoir ce qu’il en est. Alwyn est-il réel ? L’a-t-elle inventé pour échapper à autre chose ? Les questions s’accumulent dans notre esprit et on se surprend à chercher les éventuelles incohérences dans le récit de la jeune patiente. Quand le doute prend la psychiatre, il est déjà bien instillé dans l’esprit du lecteur. Prêts à tout remettre en cause nous nous jetons sur la suite car il nous FAUT savoir. Alors oui, nous aurons des réponses. C’est ici que je pose un petit bémol. J’ai adoré cette histoire, vraiment. MAIS j’ai trouvé que la réponse apportée par Judy à la présence et la nature d’Alwyn est venue d’un bloc. J’aurais aimé quelques pages de plus et encore plus de mystère voir de frissons (fan de paranormal c’est moi oui oui). Toutefois l’histoire est assez convaincante (après tout pourquoi pas hein ?) tout comme les conclusions de la psychiatre. Si la fin n’était pas si ouverte ( et ça nous savons tous que c’est à double tranchant) le lecteur aurait pu choisir entre l’histoire de Judy et les conclusions médicales et psychiatriques de Lisa. Mais, quelques pages vous mettent d’un coup dans le doute. Pour ma part j’aime les fins ouvertes même si elles sont frustrantes et celle-ci me convient et me fait me demander si une suite à ce récit est envisageable…

enbref

Un roman psychologique et fantastique captivant qui nous entraîne dans l’histoire d’une femme qui est la seule à voir un homme et que tout le monde pense folle. A l’aide d’une psychiatre efficace, Judy va nous livrer son histoire et le lecteur devra alors choisir entre le rationnel ou l’irrationnel. Une lecture à réserver aux esprits ouverts au paranormal. Page-turner redoutable.

MANOTE

16/20

[Chronique] Serre-moi fort de Claire Favan

Serre-moi fort Claire Favan

Publié aux éditions Robert Laffont – Collection La Bête Noire – 11 février 2016 – 368 pages

Lu grâce à Netgalley et La Bête Noire, merci à eux.

resume

Méfiez-vous de qui vous tend les bras…  » Serre-moi fort.  » Cela pourrait être un appel au secours désespéré. Du jeune Nick, d’abord. Marqué par la disparition inexpliquée de sa soeur, il est contraint de vivre dans un foyer brisé par l’incertitude et l’absence. Obsédés par leur quête de vérité, ses parents sont sur les traces de l’Origamiste, un tueur en série qui sévit depuis des années en toute impunité. Du lieutenant Adam Gibson, ensuite. Chargé de diriger l’enquête sur la découverte d’un effroyable charnier dans l’Alabama, il doit rendre leur identité à chacune des femmes assassinées pour espérer remonter la piste du tueur. Mais Adam prend le risque de trop, celui qui va inverser le sens de la traque. Commence alors, entre le policier et le meurtrier, un affrontement psychologique d’une rare violence…MONAVISV2

Je crois l’avoir déjà dit ici ou sur les réseaux sociaux mais ayant été conquise par les trois premières parutions de La Bête Noire chez Robert Laffont, je suis de près leurs actualités. Alors à chaque nouveau titre je n’ai qu’une envie : le découvrir. Parce que La Bête Noire sélectionne des titres de qualité et que pour moi c’est un critère important. Parce que j’ai lu 5 livres maintenant de La Bête Noire (Tu tueras le Père, Les Fauves, Tout le monde te haïra, Coeur de Lapin et donc Serre-moi fort) et qu’aucun ne m’a déçu. Ils ont tous quelque chose en eux qui fait qu’on retient ces livres. Serre-moi fort est ce genre de roman sombre, noir violent qui vous met une claque mémorable, croyez moi.

Le livre est divisé en plusieurs époques et deux personnages. La première, celle du jeune lycéen Nick qui vit dans une famille brisée par la disparition de sa grande soeur, Lana. Les parent de Nick ne juraient que par Lana et sa disparition ne va rien arranger. Nick va devenir totalement transparent aux yeux de ses parents. Sa mère sombre dans une dépression sévère, son père dans l’alcoolisme. Leur vie reprend un léger sens quand ils deviennent obsédés par la quête de vérité. Ils veulent savoir ce qu’est devenue leur fille et s’associent à d’autres familles qui sont dans le même cas. Nick ne compte plus. Nick veut vite partir d’ici et construire son avenir.

Puis nous sommes au près de Adam Gibson, lieutenant qui enquête sur un charnier découvert dans une grotte qui comporte 24 victimes. 24 femmes à qui il va devoir rendre leur identité. Et la pièce centrale de la mise en scène, piste périlleuse, dangereuse. Adam est brisé par le drame familial qu’il vient de vivre, par la rupture que ce drame a engendré. Obsédé par son travail, ce dernier est son seul moyen de fuite. Mais Adam va connaître une épreuve horrible qui va l’entraîner dans les griffes du plus impitoyable des tueurs, celui qu’il traquait sans jamais le trouver. Un duel psychologique commence…

Ce livre est profondément sombre. Les personnages ne sont pas particulièrement sympathiques, ce ne sont pas des anges. Chacun a des choses à se reprocher. Chacun a dérapé à sa façon. Chacun est brisé à sa manière, portant le fardeau d’un sort qu’ils n’estiment pas avoir mérité. Le duel psychologique qui se met en place entre Adam et le tueur en série est effroyable. Sombre, effrayant, glaçant. Nous y assistons en étant impuissant. C’est violent et réaliste à la fois. Oppressant et captivant. La plume est, à l’image du roman, sombre mais ensorcelante. La beauté et la dureté des mots se mêlent pour peindre des tableaux psychologiques profonds : celui d’un jeune homme en quête d’identité et d’amour de ses parents, celui d’un couple totalement obsédé par la disparition de leur fille, celui d’un excellent flic à la dérive sur le plan personnel et familial. L’auteure ne fait rien pour nous rendre ses personnages attachants, à l’exception d’Adam pour qui on ressent une certaine empathie dans certains drames. On le sent être le jouet du tueur et c’est terrible de constater qu’il est impuissant. Pourtant, Adam est courageux et déterminé. Son affaire est omniprésente dans sa vie.

C’est un livre qui vous met mal à l’aise. Mais c’est un roman qui vous tient en haleine du début à la fin et vous ne pouvez pas lâcher ce livre sans en connaître le dénouement final. Claire Favan part d’une histoire « banale » de disparition pour nous apporter d’un seul coup sans que nous puissions le voir venir un revirement d’une rare intensité, d’une violence subjuguante. Et alors commence le duel, commence un affrontement qui se veut rude et sombre d’un point de vue psychologique. Il faut bien comprendre que cette auteure a une plume d’une finesse incroyable car jamais elle ne fait dans le gore mais toujours dans un registre de violence psychologique inouïe. C’est bluffant. Elle instille les émotions des personnages en nous, les terreurs, leur inertie, leur rage, leur violence, leur peine. Nous passons par des états émotionnels variés et intense. Et quand elle nous délivre c’est avec encore plus de violence, plus de malaise. La fin est juste…Non je n’en dis pas plus, lisez-le et vous comprendrez.

enbref

Un roman sombre à la violence psychologique perverse qui vous plonge dans un univers jamais glauque mais parfaitement maitrisé. La tension psychologique monte crescendo et nous sombrons dans la noirceur de l’âme, dans l’affrontement entre deux hommes, le tueur et le policier. Loin des clichés du genre, ce roman est une pépite à découvrir de toute urgence et dont vous ne ressortez pas indemnes.

MANOTE

19/20