[Chronique] La fille sans passé de Sarah Everett, le livre YA qui m’a remuée de manière inattendue

Publié aux éditions Castelmore – Mars 2018 – 480 pages
Traduction Elsa Pellegri
Merci à Castelmore pour cette lecture

Le souvenir d’un amour est à jamais gravé dans le cœur…

Depuis qu’Addison a subi un accident, elle a des trous de mémoire et elle parle à un garçon qu’elle est la seule à voir. Est-elle en train de devenir folle ? Addison décide de s’inscrire à un programme médical qui est censé lui permettre de récupérer la mémoire. (Jugeant la suite un peu trop spoilante sur le contenu du roman, je la laisse en blanc, surlignez si vous voulez lire /!\ Spoilers /!\ )Mais rapidement, elle découvre que ce n’est pas sa première visite à la clinique : elle y est déjà venue pour effacer certains de ses souvenirs… Dont le souvenir d’un garçon. Qui est ce garçon ? Pourquoi l’a-t-elle effacé ? L’a-t-elle aimé ? Addison est prête à tout pour le retrouver et retrouver celle qu’elle a été…

« Addictif, charmant et plein de surprises, La Fille sans passé est un roman magnifiquement bien écrit sur nos erreurs et la façon dont nous nous en remettons. » Adi Alsaid, auteur de Partir, laisser, se trouver

« Une histoire complexe qui fait réfléchir. » Publishers Weekly

« Un récit marquant sur l’amour dont on rêve et celui qu’on ne devrait jamais oublier. » Booklist

(NDLR : j’ai laissé les citations des auteurs/médias car elles sont tout à fait pertinentes.) Lire la suite

[Chronique] La nuit introuvable de Gabrielle Tuloup, un premier roman poignant.

Publié aux éditions Philippe Rey – Février 2018 – 160 pages
Merci à l’agence Anne et Arnaud pour cette lecture

 

Nathan Weiss vient d’avoir quarante ans lorsqu’il reçoit un appel d’une inconnue : sa mère Marthe souhaite le revoir en urgence. Cette mère, voilà quatre ans, depuis le décès de son père, qu’il s’efforce de l’oublier. Ce n’est pas un hasard s’il s’est expatrié jusqu’en Slovénie.

Il va pourtant obéir et revenir à Paris. Sa mère a changé : elle est atteinte d’Alzheimer et ne le reconnaît presque plus. Nathan apprend alors que Marthe a confié huit lettres à sa voisine, avec pour instruction de les lui remettre selon un calendrier précis. Il se sent manipulé par ce jeu qui va toutefois l’intriguer dès l’ouverture de la première lettre.

Ces textes d’une mère à son fils, d’une poignante sincérité, vont éclairer Nathan sur la jeunesse de Marthe, sur le couple qu’elle formait avec son mari Jacques, la difficulté qu’elle avait à aimer ce fils envers qui elle était si froide. Tandis qu’il découvre ce testament familial, Nathan se débat avec ses amours impossibles, sa solitude, ses fuites. Et si la résolution de ses propres empêchements de vivre se trouvait dans les lettres que Marthe a semées pour tenter de réparer le passé ?

Dans ce premier roman, d’une écriture sensible et poétique, Gabrielle Tuloup décrit l’émouvant chassé-croisé de deux êtres qui tentent de se retrouver avant que la nuit recouvre leur mémoire. Lire la suite

[Chronique] Pour te perdre un peu moins de Martin Diwo

Publié aux éditions Plon – 24 août 2017 – 284 pages
Merci aux éditions Plon pour cette lecture

Lui, elle, une histoire universelle. Elle s’en va, il la rêve.

Un garçon, une fille, une histoire universelle. Ils s’aiment, se déchirent, elle s’en va. Lui s’écroule. La jeunesse et l’innocence avec. Un roman qui frappe, âpre, enlevé, emporté, qui ne s’oublie pas. Une signature, une écriture, une voix, une époque, une génération.
« Pendant un temps, tout reste normal. On saute et on rebondit, on s’élance et on atterrit, pourtant la fin est proche, très proche. Lorsqu’on en prend conscience, qu’on réalise que l’on ne saute plus aussi haut qu’avant et qu’on peine à atteindre les sommets que l’on caressait du bout des doigts en se hissant sur la pointe des pieds, il est déjà trop tard. Le fil se détache, et il faudrait courir s’agripper là ou on le peut, mais on ne le fait pas, et on s’élance, certain que tout va rentrer dans l’ordre. La chute n’en est que plus douloureuse. Mort d’inquiétude à l’idée de heurter le sol qui, seconde après seconde, se rapproche, on hurle, on se débat, et plein d’espoir, on attrape le fil encore pendu à notre coeur, mais ce fil, ah ! ce fil, il n’est plus relié à rien. »

Autre résumé disponible : 

Un garçon, une fille, une histoire universelle. Ils s’aiment, se déchirent, elle s’en va. Lui s’écroule. La jeunesse et l’innocence avec. Un roman qui frappe, âpre, enlevé, emporté, qui ne s’oublie pas. Une signature, une écriture, une voix, une époque, une génération.
« Vous avez peur ?
– Oui. Peur de l’après. Peur, parce que mettre le mot fin à ce livre, c’est mettre le mot « fin » à notre histoire. Aujourd’hui, Elle existe grâce à l’écriture, mais après ? Après, Elle n’existera plus et ça, je ne sais pas si je suis capable de le supporter.
– N’avez-vous pas envie qu’il soit lu ?
– Vous savez quoi ? Je l’ignore. Enfin, il faudrait déjà que je le termine. Je ne sais pas si j’ai le courage d’écrire certaines choses. Celles que je vous confie par exemple. A vous, je peux les dire, mais au lecteur ? Nos conversations sont quand même très personnelles, non ? Et puis le but du livre n’est pas de déballer mes sentiments, c’est un roman, vous savez ? Enfin… un roman… en réalité c’est un double meurtre, un cri.
– Et ce cri, n’est-ce pas pour être entendu que vous l’avez poussé ?
– Ok je vois où vous voulez en venir. Vous pensez que j’ai écrit ce livre pour la faire revenir, c’est ça ? »

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