[Chronique par La fille de Saint Jean] La jeune fille et la nuit de Guillaume Musso, coup de coeur pour cet habile thriller

Chers lecteurs,

Petit rappel. Avant de laisser la parole à ma chroniqueuse, je tenais à vous la présenter. Il n’était pas du tout dans mes intentions de recruter des chroniqueurs pour mon blog, mais La fille de St Jean n’est pas n’importe qui puisqu’il s’agit de ma maman. Eh oui, elle aussi aime lire et elle a bien un blog mais ne s’y sent pas vraiment à l’aise. Alors je lui ai proposé de chroniquer les lectures de son choix et d’en poster de temps en temps ici.


Publié aux éditions Calmann-Lévy – Avril 2018 – 440 pages

 

 

Un campus prestigieux figé sous la neige
Trois amis liés par un secret tragique
Une jeune fille emportée par la nuit
Côte d’Azur – Hiver 1992
Une nuit glaciale, alors que le campus de son lycée est paralysé  par une tempête de neige, Vinca Rockwell, 19 ans, l’une des  plus  brillantes élèves de classes prépas, s’enfuit avec son professeur  de philo avec qui elle entretenait une relation secrète. Pour la jeune fille, « l’amour est tout ou il n’est rien ».
Personne ne la reverra jamais.
Côte d’Azur – Printemps 2017
Autrefois inséparables, Fanny, Thomas et Maxime – les meilleurs  amis de Vinca – ne se sont plus parlé depuis la fin de leurs études.  Ils se retrouvent lors d’une réunion d’anciens élèves. Vingt-cinq  ans plus tôt, dans des circonstances terribles, ils ont tous les trois  commis un meurtre et emmuré le cadavre dans le gymnase du lycée. Celui que l’on doit entièrement détruire aujourd’hui pour  construire un autre bâtiment.
Dès lors, plus rien ne s’oppose à ce qu’éclate la vérité.
Dérangeante
    Douloureuse
    Démoniaque… 

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Les chroniques de La Fille de St Jean : En ton âme et conscience de Claire Norton

Chers lecteurs,

Avant de laisser la parole à ma chroniqueuse, je tenais à vous la présenter. Il n’était pas du tout dans mes intentions de recruter des chroniqueurs pour mon blog, mais La fille de St Jean n’est pas n’importe qui puisqu’il s’agit de ma maman. Eh oui, elle aussi aime lire et elle a bien un blog mais ne s’y sent pas vraiment à l’aise. Alors je lui ai proposé de chroniquer les lectures de son choix et d’en poster de temps en temps ici. Pour la première chronique, il s’agit d’une exclusivité du club France Loisirs que j’ai reçu en service de presse et que ma mère voulait absolument lire. Voilà donc son avis. Ses chroniques seront toujours signalées par son logo, bien entendu.


 

Publié aux éditions France Loisirs – 2018 – 420 pages
Merci à France Loisirs pour cette lecture 

 

Evan est un chirurgien reconnu, un beau quadra qui a tout pour plaire. Pourtant il cache un profond traumatisme : à 12 ans, il a vu sa petite sœur Kelsie se faire kidnapper sous ses yeux. Tétanisé par le choc et la peur, il n’a rien pu faire, ce qu’il ne se pardonne toujours pas.

Dans le parc de l’hôpital, Evan est abordé par un petit garçon de 10 ans, plutôt dégourdi, qui veut absolument engager la conversation avec lui. Il affirme que Kelsie est vivante mais qu’elle court un grand danger. Le petit garçon promet de le conduire à sa sœur, mais à une condition qui pourrait faire basculer la vie d’Evan…

Résumé plus complet mais peut-être plus spoilant, attention /!\

Evan Kester est un chirurgien reconnu. Ce beau quadra a tout pour plaire. Une vie de rêve, pourrait-on croire. Pourtant, depuis l’enfance un terrible cauchemar hante Evan : alors qu’ils s’étaient innocemment échappés, lui et sa sœur, d’une fête de famille pour aller s’amuser près du port voisin, la petite Kelsie a été enlevée sous ses yeux. Tétanisé, Evan n’a absolument rien pu faire. Trente ans plus tard, Evan est abordé par un gamin de 10 ans. Un gosse plutôt dégourdi qui veut absolument engager la conversation avec lui. Comme Evan l’éconduit, l’enfant annonce qu’il connait Kelsie, qu’elle est bel et bien vivante et qu’elle court un grand danger. Commence une folle course poursuite pour retrouver Kelsie. Mais Evan n’est pas au bout de ses surprises. Ce garçon qui l’accompagne, et qu’il surnomme Casper, est un être tout à fait particulier… Son corps adulte est plongé dans le coma mais il a la possibilité de revivre dans son corps enfant. Ainsi peut-il jouer les bons anges : mettre Evan sur la piste de Kelsie, lui faire rencontrer sa sœur Lena dont Evan tombe amoureux, soutenir Susan, une mère de famille qui vient de perdre ses 4 enfants dans un terrible accident de voiture, retenir sur cette terre Angie qui ne croit plus à la vie. Chacun est confronté à ses réalités. L’issue ne sera pas idéale pour tous mais chaque personnage grandira au terme de cette aventure surprenante.

 


Au début, j’ai été un peu perdue par le nombre de personnages. Mais en fait, il s’agit de l’histoire « croisée » de 5 familles qui vont être reliées les unes aux autres sans le savoir.

L’histoire commence par le kidnapping de Kelsie la petite sœur d’Evan. Evan restera traumatisé par cet enlèvement et s’en voudra toute sa vie de n’avoir pas pu sauver sa sœur, d’autant que sa mère ne lui pardonnera jamais… Il décide alors de consacrer sa vie aux autres en devenant chirurgien et en sauvant des vies. Il est sensible et il sait utiliser à bon escient ses capacités d’écoute et il se rend donc utile pour les humains.

25 ans plus tard arrive Casper, petit blondinet attachant, rigolo et qui n’a pas la langue dans sa poche. On l’aime tout de suite ce petit bonhomme et même si au début Evan y est réticent, il va vite se prendre d’amitié pour Casper avec qui il va « avancer » pour retrouver sa sœur et puis grâce à lui, Evan va beaucoup apprendre sur lui-même…

Ce jour de l’enlèvement de votre sœur, il y avait un témoin que vous n’avez pas remarqué. Une autre gamine qui a assisté à toute la scène. Et qui m’a tout raconté…

« Les paroles de l’enfant martelaient le cerveau d’Evan. Il avait enfoui l’enfer de cette journée dans un coin obscur de sa mémoire et avait bien refermé la porte. Et s’il lui arrivait de fureter autour, il ne s’aventurait plus à essayer de l’ouvrir. « Le souvenir du bonheur n’est plus du bonheur. Le souvenir de la douleur est de la douleur encore ». George Gordon résumait bien le prix à payer de la nostalgie.

– Vous savez, le témoin dont je vous parle n’a jamais pu vivre normalement. Comme vous, elle a grandi puis vieilli. Mais elle s’est toujours reproché de n’avoir rien fait pour vous aider.

Ce môme commençait à sérieusement l’emmerder.

Son visage était empreint d’une expression indéchiffrable.

– Votre sœur est encore vivante. Mais peut-être plus pour longtemps. »

On découvre donc le quotidien de 5 familles qui ne se connaissent pas, et qui vont vivre au rythme des tragédies qu’elles vont traverser. Pour chacune, l’espoir est là et l’on veut y croire. Ce que le destin leur réserve est parfois émotionnellement difficile à vivre, les pertes, l’espoir, la foi, la lutte contre ce foutu destin, le désespoir… mais l’auteure fait passer un joli message d’espoir et d’amour. Il faut vivre chaque jour comme si c’était le dernier, profiter au jour le jour, car la vie ne tient qu’à un fil et l’on ne maîtrise pas ce fil…
Dans ce roman il est aussi question du don d’organes (abordé avec pudeur), et de la difficile, de la terrible décision d’arrêter l’assistance respiratoire d’une personne dans un coma irréversible.

Ce livre m’a touchée, émue et j’ai versé des larmes sur certaines scènes. J’ai souffert au travers de Susan qui vit une véritable tragédie en cumulant les pertes et en n’étant jamais totalement certaine de son sort… Comme elle, nous sommes dans l’attente et l’on se dit que, vraiment, la vie ne tient qu’à un clin d’œil du destin. Des mots remplis de lumière au cœur des ténèbres du désespoir, Claire Norton nous offre une histoire magnifique où les fils se mêlent pour mieux s’aimer.

Claire Norton a su captiver l’attention dès le début avec des personnages très attachants. Casper le petit malicieux a mis du piment dans cette fiction et il était impossible de ne pas tomber sous le charme d’Evan. Va-t-il ou non retrouver sa soeur ? Je vous invite à le découvrir par vous-même, et souhaite que cette histoire vous fasse passer par de multiples émotions comme ce fût mon cas.
Un bon ange vous surveillera durant toute votre lecture…

« En cinq secondes, le destin ou le hasard venait de décider de six vies. Et lorsque les secours quittèrent les lieux de l’accident, seule l’une d’elles restait suspendue à un souffle : celle de Nathan, neuf ans. »


Lien non affilié, voici où vous procurer l’ouvrage qui est une exclusivité France Loisirs


Note de BettieRose :

Sans avoir lu ce roman, mais avec ce que La fille de St Jean m’en a dit et ce que j’ai pu en lire sur le net, j’ai l’impression que le style de Claire Norton et plus particulièrement la trame narrative utilisée ici, s’apparente à des auteurs comme Musso ou Lévy. Je pense sincèrement que les amateurs des ces auteurs là ne pourront que se régaler avec l’histoire de Claire Norton.

[Chronique] La fille de Brooklyn de Guillaume Musso

Lafilledebrooklyn

Publié aux éditions XO – Mars 2016 – 470 pages

resumeJe me souviens très bien de cet instant. Nous étions face à la mer.
L’horizon scintillait. C’est là qu’Anna m’a demandé : « Si j’avais commis le pire, m’aimerais-tu malgré tout ? »
Vous auriez répondu quoi, vous ?
Anna était la femme de ma vie. Nous devions nous marier dans trois semaines. Bien sûr que je l’aimerais quoi qu’elle ait pu faire.
Du moins, c’est ce que je croyais, mais elle a fouillé dans son sac d’une main fébrile, et m’a tendu une photo.
– C’est moi qui ai fait ça.
Abasourdi, j’ai contemplé son secret et j’ai su que nos vies venaient de basculer pour toujours.
Sous le choc, je me suis levé et je suis parti sans un mot.
Lorsque je suis revenu, il était trop tard : Anna avait disparu.
Et depuis, je la cherche.

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Il vous que vous sachiez que je suis assez faible concernant Guillaume Musso. Même s’il n’est pas mon auteur favori il m’est très difficile de résister à ses nouveautés. Déjà parce que j’ai apprécié tous les livres que j’ai lu de lui (quasi tous). Bien que ses livres ne soient pas, pour moi, des petits bijoux qui me marquent pour longtemps, j’y trouve toujours mon compte et passe de bons moments et ce même quand les ficelles ou retournements de situations sont un peu gros (Central Park par exemple). Bref, qui dit nouveauté Musso, auteur français le plus lu en France, dit Musso dans ma bibliothèque. Et je peux vous dire que je ne regrette pas mon choix, car je pense avoir lu ici l’un des meilleurs Musso. Sans doute son plus abouti en matière de suspens. Moins rocambolesque, plus polar et sans doute plus sombre, La Fille de Brooklyn confirme le talent de l’auteur pour nous tenir en haleine.

Raphaël est fou amoureux d’Anna qu’il a rencontré il y a quelques mois maintenant. Dans 3 semaines il doit l’épouser. Mais il a du mal à faire pleinement confiance depuis une rupture quelque peu particulière et surtout il n’est pas tout seul en jeu, il a aussi son fils, sa raison de vivre. Ayant encore un léger doute, au retour d’une belle soirée en amoureux, il insiste auprès d’Anna pour savoir si elle a des secrets. Il est persuadé de ne pas connaître une partie de sa personnalité, un aspect de son passé, il lui semble certain qu’Anna cache quelque chose. Anna lui révèle alors l’impensable. Sous le choc, il s’enfuit, avant de revenir vite sur ses pas. Mais trop tard, Anna avait disparu. Il va alors devoir se lancer dans une enquête incroyable pour retrouver la femme qu’il aime et savoir qui elle est vraiment. Aidé de son voisin, ancien flic, Raphaël va aller de la France jusqu’aux Etats-Unis pour mener l’enquête.

Dans ce nouveau roman on retrouve vraiment les codes de Musso. L’enquête, déjà, sur une histoire sombre, floue. Qui est Anna ? Est-elle vraiment coupable de ce qu’elle montre en photos à son futur époux ? Pourquoi aurait-elle fait une chose pareille ? Et surtout pourquoi avoir si soudainement disparu ? Aucune trace d’elle non plus à Paris, Raphaël va être obligé de remonter loin le passé de la jeune femme pour connaître sa réelle identité et son terrible passé. L’enquête ne laisse aucun temps mort. Alternant les avancées de Raphaël et de son voisin, Marc, nous apprenons beaucoup de choses pages après pages. Certains autres passages, consacrés à d’autres personnages qui nous livrent alors leur histoire, enrichissent encore l’enquête et les découvertes. Nos deux enquêteurs recoupent régulièrement leurs informations et petit à petit les pièces du puzzle s’emboîtent. Ici, une nouvelle fois, Musso nous prouve l’amour de la France mais aussi celui des Etats Unis qu’il nous fait parcourir dans de nombreux romans. Raphaël, écrivain, y a déjà ses repères mais de là à connaître Brooklyn, c’est autre chose et il est vraiment loin d’imaginer que sa recherche va le plonger loin, très loin de le passé de certaines personnes et le moins qu’on puisse dire c’est que cela ne plaira pas à tout le monde. Et si Anna était liée à beaucoup plus lourd que ce qu’ils pensaient au départ ?

Les personnages sont comme toujours chez Musso assez attachants. Raphaël est un homme dévoué, amoureux, qui s’occupe à merveille de son fils (dont les comportements sont bien détaillés et ce petit bout de chou est mignon) et qui est prêt à tout pour sauver Anna. Il ne la croit pas responsable de ce qu’elle lui a montré. Marc, son voisin ex-flic, est un personnage un peu plus bourru qui a su garder ses entrées où il faut (pratique dans ce genre d’enquête) et qui va se montrer d’une aide incroyable auprès de Raphaël. Il est également très proche du petit Théo dont il s’occupe régulièrement. Quant à Anna, bien qu’elle soit le coeur central de cette enquête, nous n’aurons pas vraiment l’occasion de la connaître. Nous avons juste sa vie, vue par les autres et elle nous est présentée sous une forme très attachante, on ne peut que ressentir de l’empathie pour cette femme. La rencontre avec sa famille est un véritable choc pour Raphaël comme pour la famille et il est pourtant alors loin d’imaginer tous les fils qu’il va lui falloir démêler. Il est difficile de vous en dire plus sans vous dévoiler des points clés de l’histoire. Musso a vraiment bien travaillé son intrigue et nous allons de surprises en surprises, de rebondissements en révélations scandaleuses, on passe par de l’angoisse, de l’horreur, de l’empathie et puis d’un coup, comme toujours avec notre cher écrivain, les dernières pages qui vous donnent une claque monumentale. Alors que vous pensiez le tout résolu, une nouvelle page s’ouvre…

La plume de Musso est toujours aussi addictive et je trouve qu’elle s’est un peu enrichie. Toujours très descriptive et immersive, elle nous permet de vivre le roman à cent à l’heure et nous sommes vraiment plongés au coeur même de l’intrigue, que ce soit donc sur le rythme, ou la géographie. Nous apprenons des tas de choses et tout s’emboîte au fur et à mesure, Musso ayant l’art de distiller les indices au bon rythme. Si parfois dans ses anciens romans j’avais trouvé des choses un peu « faciles » ici, il n’en est rien et il s’agit plus de coïncidences que de facilités. Le roman est addictif, difficile de le reposer avant de savoir qui est Anna, qui est cette mystérieuse Fille de Brooklyn. Il faut dire qu’à mesure que l’enquête avance, les secrets se déterrent et pas des moindres. C’est du très lourd que nous sert Musso ici. Un roman à la hauteur de son succès qui confirme qu’il n’a pas son pareil pour ménager le suspens et qu’il sait entraîner son lecteur dans une course haletante entre la France et les Etats Unis, le passé mystérieux d’une femme et l’urgence présente de la retrouver.

 

enbref

Du Musso dans toute sa splendeur et même mieux, un suspens insoutenable et des personnages attachants qui nous entrainent dans une histoire vertigineuse, déterrant de lourds secrets. Mais à quel prix ? Une formidable enquête entre la France et les Etats Unis pour comprendre qui est La Fille de Brooklyn et trouver l’amour. Une fin surprenante. Musso est bel et bien parti sur le chemin du polar.

MANOTE17/20

Ps : j’espère que cette chronique n’est pas truffée de fautes. Je suis encore un peu malade et mes relectures sont floues. Promis demain je relirai à nouveau au cas où…