Récit d’une fin de vie : Le tout dernier été d’Anne Bert

Publié aux éditions Fayard – 04 octobre 2017 – 162 pages
Merci à Fayard pour cette lecture

«  Je viens de rencontrer mes passeurs. Ces hommes qui font désormais partie de ma vie puisqu’ils vont m’aider à la quitter.
Je les ai sentis rigoureux, exigeants, prudents. Et engagés à me tendre doucement la main. Une autre médecine qui, quand elle ne peut plus soigner le corps, se décide à soigner l’âme.  »

Parce qu’elle aime furieusement la vie et qu’elle est condamnée, Anne Bert a décidé de choisir et de ne pas subir jusqu’au bout les tortures que lui inflige la maladie de Charcot. C’est ce cheminement qu’elle nous raconte ici. Celui de devoir mourir hors-la-loi, et hors-les-murs, puisque la loi française ne l’autorise pas à abréger ses souffrances. Celui aussi de son dernier été.
Il faut découvrir le goût des dernières fois et des renoncements, apprendre à penser la mort, dire au revoir à ceux qu’elle aime, en faisant le pari de la joie malgré le chagrin.
Un récit poignant, une ode à la liberté et à la vie, permise seulement par sa détermination à dire non.

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[Chronique] Je m’appelle Lucy Barton d’Elizabeth Strout

Publié aux éditions Fayard – 30 août 2017 – 208 pages
Merci aux éditions Fayard pour cette lecture

Hospitalisée à la suite d’une opération, Lucy Barton reçoit la visite impromptue de sa mère, avec laquelle elle avait perdu tout contact. Tandis que celle-ci se perd en commérages, convoquant les fantômes du passé, Lucy se trouve plongée dans les souvenirs de son enfance dans une petite ville de l’Illinois – la pauvreté extrême, honteuse, la rudesse de son père, et finalement son départ pour New York, qui l’a définitivement isolée des siens. Peu à peu, Lucy est amenée à évoquer son propre mariage, ses deux filles, et ses débuts de romancière dans le New York des années 1980. Une vie entière se déploie à travers le récit lucide et pétri d’humanité de Lucy, tout en éclairant la relation entre une mère et sa fille, faite d’incompréhension, d’incommunicabilité, mais aussi d’une entente profonde.
Salué comme un chef-d’oeuvre par la critique littéraire aux États-Unis, Je m’appelle Lucy Barton est un grand roman contemporain sur la solitude, le désir et l’amour.

Je tiens à remercier Fayard qui a eu la gentillesse de m’envoyer ce roman de la rentrée littéraire qui m’interpellait. Les retrouvailles entre Lucy et sa mère m’intriguaient et j’avais envie de comprendre cette relation aussi complexe qu’on pourrait l’imaginer. De plus, les livres traitant de thèmes forts comme la solitude, le désir ou encore l’amour sont souvent ceux qui m’attirent le plus. Et je peux vous dire que j’ai passé un très bon moment, un peu atypique, avouons-le, avec cette femme qui se souvient, qui, pourtant encore jeune, regarde son passé avec une certaine nostalgie.

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