[Chronique] Sous le même toit de Jojo Moyes

Publié aux éditions Milady – 17 février – 576 pages
Merci aux éditions Milady pour cette lecture
Toutes les maisons de famille ont une histoire…
Isabel n’a pas le temps de s’apitoyer sur son sort quand elle perd son mari : Laurent lui laisse une montagne de dettes, et les créanciers sont à ses trousses. Cette violoniste talentueuse doit radicalement changer de vie pour assurer l’avenir de ses deux enfants. Elle quitte Londres pour s’installer à la campagne, dans une maison délabrée. Tandis que les murs s’effritent et que ses économies fondent comme neige au soleil, Isabel espère pouvoir compter sur le soutien de ses voisins. Elle est loin de se douter que sa présence réveille de vieilles querelles, et que la bicoque dont elle a hérité est un objet de discorde au village. Faire de cette maison le « home sweet home » dont elle rêve s’annonce dès lors comme un combat de chaque instant…

Lire la suite

[Chronique] Les vies de papier de Rabih Alameddine

lesviesdepapierPublié aux éditions Les Escales – Rentrée littéraire – 25 août 2016 – 432 pages

Merci aux éditions Les Escales pour cette lecture

resumeAaliya Saleh, 72 ans, les cheveux bleus, est inclassable. Mariée à 16 ans à « un insecte impuissant », elle a été répudiée au bout de quatre ans. Pas de mari, pas d’enfant, pas de religion… Non conventionnelle et un brin obsessionnelle, elle a toujours lutté à sa manière contre le carcan imposé par la société libanaise. Une seule passion l’anime: la littérature. Elle a en effet pour les mots un désir inextinguible. À tel point que, chaque année, le 1er janvier, elle commence à traduire en arabe l’un de ses romans préférés. Un travail ambitieux qui finit toujours par échouer dans un tiroir. Car les quelque trente-sept livres traduits par Aaliya au cours de sa vie n’ont jamais été lus par qui que ce soit.

Ce portrait d’une femme solitaire en pleine crise existentielle oscille sans cesse entre passé et présent dans un Beyrouth en constante mutation. Tandis qu’elle essaye de maîtriser son corps vieillissant et la spontanéité de ses émotions, Aaliya doit faire face à une catastrophe inimaginable qui menace de faire voler sa vie en éclats. Son ton mordant ne nous laisse pas indemne.
Rabih Alameddine nous livre un roman bouleversant qui célèbre la vie singulière d’une discrète obsessionnelle et révèle la beauté et l’horreur de Beyrouth. Les Vies de papier est une déclaration d’amour à la littérature et à la façon dont elle peut nous définir.

Lire la suite

[Chronique] Hier encore c’était l’été de Julie De Lestrange

HierencorecetaitletePublié aux éditions Mazarine – Mars 2016 – 382 pages –

Disponible au format numérique

resumeAlexandre, Marco, Sophie et les autres se connaissent depuis l’enfance.
Ensemble ils sont nés, ensemble ils ont grandi, en toute insouciance et en toute innocence. Mais lorsque la vie les prend au sortir de l’adolescence, la claque est brutale.
En une décennie, ceux que les intellectuels appellent la jeunesse perdue et désillusionnée vont devoir apprendre à se battre pour exister. La vie les perdra par endroits.
À travers les drames, les fous rires et les joies subsiste alors l’amitié. Et l’amour qui les sauvera.
Tendre portrait d’une génération et d’une époque, Hier encore, c’était l’été prend aux tripes pour ne plus vous lâcher. C’est l’histoire de nos guerres quotidiennes, de ses victoires et de ses peines. C’est surtout l’histoire de la vie et d’une bande d’amis dont on voudrait faire partie.

Lire la suite

[Chronique] La maison des hautes falaises de Karen Viggers

lamaisondeshautesfalaisesPublié aux éditions Les Escales – Mars 2016 – 424 pages

resumeAfin d’échapper à des souvenirs douloureux, Lex Henderson part s’installer dans un petit village côtier, loin de tout. Les promenades sur la plage et la contemplation des richesses de la nature lui permettent de reprendre goût à la vie. Lui qui n’avait plus rien ressenti depuis si longtemps se voit renaître. Il fait alors la connaissance de Callista Bennett, artiste locale aux fêlures proches des siennes. Tous deux ont abandonné l’espoir de faire confiance, de trouver un jour l’amour, et, pourtant, il semble bien que cela soit à nouveau possible. Mais arriveront-ils à oublier leur passé pour guérir et laisser place à un futur plus clément ? Lire la suite

[Chronique] Désolée, je suis attendue d’Agnès Martin-Lugand

1507-1

Publié aux Editions Michel Lafon – Avril 2016 – 378 pages

resumeYaël ne vit que pour son travail. Brillante interprète pour une agence de renom, elle enchaîne les réunions et les dîners d’affaires sans jamais se laisser le temps de respirer. Les vacances, très peu pour elle, l’adrénaline est son moteur. Juchée sur ses éternels escarpins, elle est crainte de ses collègues, et ne voit quasiment jamais sa famille et ses amis qui s’inquiètent de son attitude. Peu lui importe les reproches qu’on lui adresse, elle a simplement l’impression d’avoir fait un autre choix, animée d’une volonté farouche de réussir. Mais le monde qu’elle s’est créé pourrait vaciller face aux fantômes du passé.

MONAVISV2L’an dernier, pour mon anniversaire, ma maman m’a offert deux livres d’Agnès Martin-Lugand à savoir Les gens heureux lisent et boivent du café et sa suite La vie est facile, ne t’inquiète pas. J’avais énormément aimé mes lectures ainsi que celle d’Entre mes mains le bonheur se faufile. J’attendais donc avec GRANDE impatience une nouvelle histoire de l’auteure, car à chaque fois, elle sait nous transmettre des émotions, des sensations, elle joue de la réalité avec une dextérité incroyable et ses personnages deviennent captivants, vrais, authentiques. Agnès Martin-Lugand écrit des histoires de femmes, de remises en question, de destin bouleversé, mais aussi d’amour et d’épanouissement. Lire un de ses livres, c’est l’assurance de passer un excellent moment porté par la douceur et la lumière de sa plume.

Ce nouveau roman de l’auteure met à nouveau en scène une femme. Ici, nous suivons Yaël, une trentenaire qui ne vit que pour et par son travail, rien d’autre ne compte dans sa vie que sa réussite professionnelle et de gravir les échelons. Talentueuse et destinée à une carrière prometteuse, la jeune femme ne compte pas ses heures et se plie en 4 pour satisfaire la moindre exigence de son patron ou de ses clients fortunés. Vivant constamment sous pression, elle délaisse ses proches qui sont pourtant ses plus fidèles amis depuis le temps des études et leur demande de comprendre son choix. Cette bande de potes, inséparable, qui compte notamment sa sœur, supporte de moins en moins la situation et s’inquiète pour Yaël; elle n’est plus la même. Et si les fantômes du passé pouvaient tout faire basculer dans ce petit monde aseptisé et dépourvu de chaleur qu’elle s’est construit telle une forteresse ?

Au tout début de ce roman, nous faisons connaissance avec la jeune Yaël qui vient tout juste de terminer ses études et qui rêve d’évasion, de vivre libre et en toute légèreté. À l’issue de son stage, Bertrand, le directeur de l’agence, lui propose un emploi qu’elle accepte plutôt à contrecœur, après tout comment dire non à un travail de nos jours ? Le soir même, elle célèbre l’évènement avec sa bande d’amis dans leur café préféré. Nous la retrouvons ensuite 10 ans plus tard et nous n’avons alors plus du tout la même jeune femme face à nous. Devenue bourreau de travail, elle exécute le moindre souhait de Bertrand et a gravi les échelons. Elle qui était fêtarde et adorait passer du temps avec sa sœur et ses amis ne leur accorde désormais qu’à peine un jour par mois. Adieu look négligé et basket, bonjour coiffure stricte, tailleur sombre et Louboutin. Yaël ne sait plus vivre, ni s’amuser, elle ne sait que travailler. Que s’est-il passé pour qu’elle soit autant transformée ?

Agnès Martin-Lugand n’a pas son pareil pour écrire des destins de femmes, des tranches de vie. Puisant dans un registre émotionnel toujours fort, elle parvient à nous embarquer dans le quotidien de son héroïne et à la faire comprendre. Quand, au détour d’une rue, un évènement du passé de Yaël surgit, elle perd pied et nous tombons avec elle. Véritable ascenseur émotionnel, ce livre pourra vous arracher quelques larmes. Les personnages auxquels l’auteure donne vie sont tellement authentiques avec leurs qualités, leurs défauts, sentiments, inquiétudes, éclats. Agnès Martin-Lugand nous peint un formidable et très enviable tableau d’amitié tout au long de cette histoire. Une amitié si belle, si fiable et inconditionnelle qu’elle vous serre le cœur. Cette amitié où tout peut être dit, même si cela fait mal, pourvu que l’autre soit heureux au bout du compte.

Yaël verra son univers complet chamboulé, ses barrières détruites et devra faire des choix. Elle se trompera, chutera, remontera et devra apprendre de ses erreurs. Ses remises en question feront écho chez le lecteur qui ne pourra alors que s’interroger sur sa propre vie, ses choix, ses priorités. La plume de l’auteure nous propose ici, sans doute son plus beau roman, le plus abouti, le plus réaliste. Dotée d’une sensibilité et d’une empathie fabuleuses, elle enchaîne les mots avec grâce Elle captive le lecteur qui ne peut qu’aimer Yaël et surtout, apprécier de la voir, petit à petit, laisser entrer un peu de lumière, un peu de bonheur dans sa vie. Les autres personnages sont aussi très attachants. Ils ressemblent à nos propres amis, à ceux qu’on a pu avoir et perdre de vue dans les aléas de la vie, à ceux que nous n’avons, peut-être pas encore rencontrés. Ils n’ont rien d’exceptionnel si ce n’est leur cœur, pas de fabuleux destins, pas des superhéros, mais ils aiment inconditionnellement et sont fidèles.

Ce roman m’a beaucoup fait penser à Entre mes mains le bonheur se faufile, car ici aussi, il est question d’une femme qui s’est sacrifiée, s’est soustraite au bonheur en s’aveuglant de la douce illusion d’une vie parfaite et choisie. Il sera question d’épanouissement aussi bien personnel que professionnel et la juste dose à accorder à chaque dimension de la vie. Yaël est une femme complexe mais formidable. Nous pourrons tous nous identifier à elle et vivre son envolée.

enbrefAgnès Martin-Lugand signe ici son roman le plus abouti. Tout en émotions, le récit nous propose des remises en question écrites avec la plus grande justesse, une formidable histoire d’amitié et une sublime ouverture au bonheur. Nous passons un moment merveilleux entre les lignes et repensons notre propre vie.

MANOTE18/204flamants


Mes autres chroniques de l’auteure

Les gens heureux lisent et boivent du caféLa vie est facile, ne t’inquiète pasEntre mes mains le bonheur se faufile

[Chronique] Dumplin’ de Julie Murphy

dumplin'Publié, pour la version originale, chez Balzer+Bray – 2015 – 384 pages

La version française de ce livre est prévue pour mars chez Michel Lafon, un peu de patience donc si vous ne lisez pas en V.O.

resumeDubbed “Dumplin’” by her former beauty queen mom, Willowdean has always been at home in her own skin. Her thoughts on having the ultimate bikini body? Put a bikini on your body. With her all-American-beauty best friend, Ellen, by her side, things have always worked . . . until Will takes a job at Harpy’s, the local fast-food joint. There she meets Private School Bo, a hot former jock. Will isn’t surprised to find herself attracted to Bo. But she is surprised when he seems to like her back.
Instead of finding new heights of self-assurance in her relationship with Bo, Will starts to doubt herself. So she sets out to take back her confidence by doing the most horrifying thing she can imagine: entering the Miss Teen Blue Bonnet Pageant—along with several other unlikely candidates—to show the world that she deserves to be up there as much as any twiggy girl does. Along the way, she’ll shock the hell out of Clover City—and maybe herself most of all.

MONAVISV2

Commençons par un résumé en français du contenu de ce livre :

Willowdean, auto-proclamée « grosse » a toujours été surnommée « Dumplin' » (traduisez boule de pâte) par sa propre mère, ex reine de beauté. Mais cela ne l’a jamais empêché de se sentir bien dans sa peau. Sa conception du corps idéal pour porter un bikini ? Porter un bikini. Avec son amie Ellen, véritable reine de beauté américaine typique, les choses ont toujours bien été comme ça…jusqu’au jour où Willowdean rencontre à son travail dans un fast food, un élève de l’école privée locale, Bo. Un élève terriblement séduisant et sexy. Elle n’est donc pas surprise de ressentir une certaine attirance pour lui…en revanche, elle ne s’attendait pas à ce que cela puiss être réciproque. Au lieu de gagner confiance en elle et en son corps grâce à sa nouvelle relation avec Bo, Will va commencer à douter. C’est ainsi qu’elle décide de faire la pire chose qui soit dans ce cas, mais qui, elle en est certaine peut l’aider à retrouver confiance : s’inscrire au concours de beauté local annuel, Miss Blue Bonnet Pageant. Rejointe par d’autres candidates inattendues à ce genre de concours, elle veut montrer au monde qu’elle a tout autant le droit d’être là que les « brindilles » habituelles. Durant son parcours, elle va surprendre sa ville en bouleversant la vision de chacun sur les autres, à commencer peut être par elle même….(bon j’espère que vous comprenez ma traduction, suis pas bilingue)dumplin_julie-murphy_featured

C’est donc un livre qui aborde le sujet de l’obésité ou du surpoids, de la confiance en soi. Sujet délicat, particulièrement à l’âge adolescent où il est particulièrement difficile de se sentir bien dans son corps, surtout si on le compare à celui des copines qu’on juge « parfaites ». Willowdean est une jeune femme qui assume son corps et ses rondeurs. Il y a quelques mois, elle a perdu la femme la plus importante de sa vie, sa tante Lucy, femme obèse et à l’hygiène de vie douteuse, grande fan de Dolly Parton. D’ailleurs, le roman sera ponctuée par l’écoute de cette artiste que Will adore par dessus tout…En rencontrant Bo, Willowdean découvre l’amour, son premier baiser, ses premiers émois. Mais dès qu’il pose la main sur elle, elle est terrifiée. Terrifiée par son corps qu’elle juste gros, difforme. Alors que cette relation devrait renforcer la confiance qu’elle a en son corps, c’est tout le contraire qui se produit…Will fuit, Will ne sait plus s’assumer et perd tous ses repères. C’est ainsi qu’elle décide de participer au concours. Mais le chemin sera loin d’être facile.

Les personnages de ce livre sont attachants. A commencer par notre héroïne. Je suis en surpoids depuis l’enfance. Ca a toujours été ainsi. Je n’ai jamais assumé mon corps à l’adolescence contrairement à Will mais toutefois je me suis totalement retrouvée en elle : le regard des autres est cruel, assassin. Et même si vous, vous acceptez votre corps eux vous définiront toujours par le mot « gros » ou autres du genre. Et quand on découvre les premiers amours, la peur est présente : peur que l’autre finalement n’aime pas notre corps. Qu’en le découvrant il en soit dégoutté. Et peur du regard des autres encore et toujours : comment un garçon aussi sexy et mignon que Bo pourrait vouloir d’elle ? Dans la rue les gens vont forcément se poser la question de ce couple « atypique » ? Rien qu’à cause de son corps, elle ne le mérite pas. Voilà où vont les réflexions de la jeune femme, totalement perdue dans cette nouvelle aventure. Bo est un garçon très sympathique même s’il n’est pas parfait. Il devra prouver à Willowdean ce qu’il attend d’elle et devra jouer franc jeu également sur qui il est. Ellen est un peu plus compliquée, une adolescente un peu plus « cliché » qui veut se fondre dans la masse des gens populaires, ce qui la conduit à devenir amie avec l’insupportable Callie, parfaite petite américaine qui se moque des autres. Nous aurons aussi les « bullies » ou harceleurs et les touchantes autres concurrentes qui n’entrent pas dans les standards des concours, chacune se battant contre quelque chose de difficile à assumer aux yeux des autres.

Nous saisissons aussi le thème douloureux du deuil qu’elle a à faire de sa tante Lucy qui lui apportait beaucoup de confort, de stabilité. Les relations avec sa mère sont plus compliquées et Will pense même que sa propre mère a honte d’elle. Avec sa meilleure amie cela n’a jamais été un soucis…mais quand cette dernière démarre sa vie sexuelle, Will se sent en retrait, à part. Jalouse et à la fois heureuse pour son amie, les jeunes femmes grandissent peut être à part. Pour Willowdean c’est un âge difficile et encore plus dans son rapport à son corps. C’est donc un roman qui saisit la complexité de l’adolescence et de l’acception de son corps, de ses différences. Car Willowdean ne sera pas la seule dans ce combat. Elle ne sera pas la seule candidate sortant des clichés ordinaires des reines de beauté. Son combat sera celui d’autres jeunes filles et ensemble elle peuvent réussir à prouver que la beauté ne se résume pas à la minceur et de sublimes dentitions, cheveux blonds et yeux pétillants.

Il est donc largement question de « body confidence » mais ne vous attendez pas pour autant à un livre qui vous donne les clés pour vous accepter. Ce n’est pas la question. Il s’agit de la vie de Will, de ses réflexions, ses complexes, ses avancées, ses rencontres déterminantes, ses premiers amours. Ce n’est pas non plus l’histoire d’une jeune femme qui décide de « se prendre en main » et de perdre du poids pour rentrer dans les standards de la mode. Ce n’est pas livre moral sur les problèmes de compulsion alimentaire ou autres choses du genre. Non, il est question d’amitié, de confiance en soi, d’acceptation de soi. C’est une jolie histoire, touchante, réaliste et qui ne manque pas de rythme ni d’humour. L’écriture est super agréable, le niveau d’anglais est largement accessible et nous passons un super moment dans cette petite ville paumée où seul le concours de beauté vient donner un peu d’animation…

A aucun moment le poids de Will ne sera mentionné dans le livre mais l’auteure a une réponse à cela, réponse que j’ai trouvé particulièrement saisissante de vérité  » I received an email asking me why I don’t blatantly state the size/weight of the main character in DUMPLIN’. My answer was simple. It is not up to me to define fat. When writing DUMPLIN’, my goal was for anyone who identifies as fat (or even just different in any kind of way!) to read about Willowdean and decide they connect with her on a mental/emotional level first and foremost. I have no interest in deciding what is just the right amount of fat or what is too fat. Is it a size 14? 22? 30? Willowdean isn’t shy about her body being fat (Hell! Neither am I!), and I think there are total benefits to a book saying Character X is Size X. Maybe I’ll write a book like that some day! But DUMPLIN’ is not that book » SOURCE

enbrefUn livre dans lequel toutes les femmes jugées ou auto-proclamées rondes ou grosses se reconnaîtront. Le combat d’une jeune femme pour résister à ses doutes quand elle découvre que quelqu’un peut être attiré par elle et vouloir l’aimer. Son entrée dans le concours de beauté va bouleverser la ville et les autres jeunes femmes du coin, les aidant à accepter qui elles sont. Une jolie histoire d’acceptation de soi, du respect des différences et du regard des autres. Un roman qui vous entraîne au cœur du Texas, d’un concours de beauté et d’une belle histoire d’amitié et d’amour, le tout sur des chansons de Dolly Parton.

MANOTE18/20


Je termine cette chronique par quelques citations, en version originale, et enfin, par LA chanson du livre, LA chanson de Willowdean.CITATIONS

  • « The word fat makes people uncomfortable. But when you see me, the first thing you notice is my body. And my body is fat. It’s like how I notice some girls have big boobs or shinny hair or knobby knees. Those things are okay to say. But the word fat, the one that describes me, makes lips frown and cheeks lose their color. But that’s me. I’m fat. It’s not a cuss word. It’s not an insult. At least it’s not when I say it. So I always figure why not get it out of the way ? »

 

  •  » « -Who the hell was that twiggy bitch ? » As soon as it’s out of my mouth I regret it. All my life I’ve had a body worth commenting on and if living in my skin had thaught me anything it’s that if it’s not your body, it’s not yours to comment on. Fat. Skinny. Short. Tall. It doesn’t matter. »

 

  •  » « -Wait. What’s my strength? » I ask. She smiles. « Your confidence, of course ». I zone out completely. How can she see something I can’t feel ? And what’s the point in acting confident if I’m not ? I never thought I cared about what  I saw in the mirror. But Bo ruined that. It’s supposed to be easier to like yourself when someone else likes you.

But that can’t be true. No matter how much I tell myself that the fat and the stretch marks don’t                 matter, they do. Even if Bo, for whatever reason, doesn’t care, I do. « 

willowdeanquote

GO BIG OR GO HOME