[Chroniqu’Express] La maison de cendres de Hope Cook

Couverture la maison de cendres
Publié aux éditions Bayard – Page Turners que je remercie pour cet envoi
Octobre 2019 – 416 pages
Traduction Patrice Louinet

XXIe siècle.
Quand il entend des voix au milieu d’une étrange clairière, Curtis doit affronter sa plus grande peur : aurait-il hérité de la maladie mentale de son père ? Dans sa quête pour trouver une réponse, il découvre l’histoire de Gravenhearst, un manoir labyrinthique, mystérieusement réduit en cendres en 1894. Parmi les rares articles mentionnant l’incendie, Curtis tombe sur la photo de Mila, une habitante des lieux. Fasciné par ce portrait, il le dérobe.
XIXe siècle.
Mila doit mener ses propres combats quand sa mère disparaît inexplicablement, les laissant sa petite soeur et elle sous la tutelle de leur cruel beau-père. Luttant de toutes ses forces, Mila cherche de l’aide pour s’évader de Gravenhearst, cette demeure maléfique qui dissimule bien des secrets.
Séparés par le temps, Curtis et Mila pourront-ils briser le pouvoir malfaisant qui menace de les engloutir dans le néant ?

Certaines choses refusent de rester enfouies dans le passé.

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[Chroniqu’Express] Everless de Sara Holland, quand le temps est monnayable

Publié aux éditions Bayard – Pages Turners que je remercie pour l’envoi.
MAi 2019 – 445 pages – Traduction Ericc Moreau

Julie vit dans la misère avec son père. Pour pouvoir payer ses dettes, celui-ci va consulter l’extracteur de temps. Car au royaume de Sempera, tout se paie en temps. On peut en effet transformer en métal précieux le temps de vie contenu dans le sang…
Pour éviter que son père, déjà très affaibli, se condamne en procédant à une nouvelle saignée, Julie se fait engager comme domestique à Everless, la résidence des Gerling, la famille la plus puissante du royaume. On va y célébrer les noces de Roan, le fils cadet de la famille, avec la fille adoptive de la reine. Cette dernière est agée de plusieurs centaines d’années grâce à ses richesses (la monnaie créée à partir du sang peut aussi se consommer pour allonger la vie…)
Or, Julie est depuis toujours secrètement amoureuse de Roan. Car elle a vécu à Everless dans son enfance. Mais suite à un tragique accident, son père et elle ont dû s’enfuir. Et son père lui a toujours interdit de retourner à Everless…

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[Chronique] Le poing levé de Simon Stranger, ouvrons les yeux sur la provenance de nos achats.

Publié aux éditions Bayard – Page Turners- Février 2019 – 241 pages
Traduction Hélène Hervieu – Illustration Katerina Bazantova
Merci à Page Turners pour cette lecture

« Prenez du plaisir à porter ce tee-shirt.
Les esclaves qui l’ont cousu n’en ont pas eu. »

Émilie, 17 ans, est Norvégienne. Et comme beaucoup de filles de son âge, elle aime faire les boutiques et rêver aux garçons sans penser au lendemain.
À l’autre bout du monde, Reena, 12 ans, se tue à la tâche dans une usine du Bangladesh, où elle coud des vêtements destinés aux grands magasins.
Un univers sépare les deux jeunes filles.
Tout change le jour où Émilie rencontre Antonio. Car le garçon appartient aux « Sauveurs du Monde », un petit groupe politisé qui mène des actions clandestines contre les grandes compagnies industrielles, comme celle qui embauche Reena…

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[Chronique] Batman : Nightwalker de Marie Lu, de Bruce Wayne aux prémices de Batman

Publié aux éditions Bayard Page Turners – Mai 2018 – 359 pages
Traduction Emmanuelle Urien
Merci à Page Turners pour cette lecture

À 18 ans, Bruce Wayne est le plus jeune milliardaire du monde. Mais le jeune homme a soif de justice : alors que le gang des Nightwalkers terrorise Gotham City, il tente d’arrêter l’un de ses membres à la place de la police. Il est donc condamné à un service d’intérêt général à l’asile d’Arkham, le centre pénitentiaire pour les criminels les plus dangereux de la ville. Sur place, Bruce rencontre la troublante Madeleine et comprend qu’une grave menace pèse sur lui : Les Nightwalkers s’attaquent aux riches, et Bruce est le suivant sur leur liste…

Après Wonder woman, le deuxième opus d’une saga littéraire sur la jeunesse des plus grands superhéros ! (NDLR : les deux opus peuvent se lire totalement indépendamment, d’autres héros sont au programme).

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[Chronique] The Rain de Virginia Bergin

Publié aux éditions Bayard – Collection Page Turners – 20 septembre 2017 – 384 pages
Merci à Page Turners pour cette lecture 

Une pluie mortelle s’abat sur la Terre : l’humanité est menacée de disparition. Ruby, 15 ans, part à la recherche de son père.
Je m’appelle Ruby Morris, et voici mon histoire. Si vous la lisez, vous avez énormément de chance d’être encore en vie.
Question : quand faut-il abandonner tout espoir ?
a) Maintenant. Immédiatement. On est foutus.
b) Dans deux semaines, environ.
c) Jamais.
d) J’imagine qu’il pourrait y avoir un d), mais s’il existe, je ne l’ai pas encore trouvé…
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[Chronique] Eleanor de Holly Black

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Paru aux Editions Bayard – 2014 – 270 pages

resumeZach, Poppy et Alice partagent une passion : les jeux de rôle avec des figurines. Ils ont inventé un monde à eux, peuplé de pirates, de cruelles sirènes, de voleurs et de trésors. Ce monde est dirigé par la Sublime Reine, incarnée par une inquiétante poupée de porcelaine qui trône derrière une vitrine chez Poppy et qui semble tout observer à travers ses paupières doses. Un jour, elle se réveille et fait une confession effrayante à Poppy… et c’est là le début d’une grande aventure…


selectionfrissons

Voici une seconde lecture pour la sélection Moyens Frissons. Cette lecture n’est pas récente puisqu’elle remonte à l’époque de la sortie de l’ouvrage, c’est à dire octobre 2014, mais je n’avais pas eu l’occasion de le chroniquer alors. C’est une lecture que j’avais apprécié malgré ses défauts et c’est le bon moment pour en parler.


MONAVISV2Nous rencontrons ici un trio d’enfants qui a l’habitude de se retrouver pour jouer avec différents personnages et de vivre de formidables aventures à travers eux. Ce sont des gamins plein d’imagination, à l’âge encore de l’innocence. Ils convoitent pour leur jeu une poupée de porcelaine, chose défendue puisqu’elle est en vitrine et non pour jouer. C’est ainsi qu’elle est nommée La sublime Reine. Tout bascule quand Zach décide de ne plus venir jouer et ne plus apporter ses personnages et ses histoires. Poppy décide de s’emparer de la poupée de porcelaine et le jeu prend alors un toute autre dimension. Poppy leur raconte que la poupée lui a fait de terribles confidences et qu’il est temps de l’aider. Alors que Zach avait décidé d’arrêter le jeu, Poppy insiste pour « jouer » une dernière fois révèle le secret de la poupée de porcelaine : elle a jadis été fabriquée avec les cendres d’une fillette nommée Eleanor, et elle exige d’être enterrée avec les siens, sinon les trois amis ne connaîtront jamais le repos…

Nous suivons donc les bambins en chemin vers l’aventure folle de retrouver les origines d’Eleanor et de la laisser enfin reposer auprès des siens. Courageux ils partent au milieu de la nuit sans mettre personne dans la confidence et le lecteur sent alors le danger les entourer tel un brouillard épais et surnaturel. Mais, ce qui aurait du être très angoissant ne l’est malheureusement pas vraiment et nous suivons plutôt une aventure « ordinaire » d’enfants en fugue, motivés par une histoire originale. Ils n’ont peur de rien mais l’aventure s’avère quand même pas si simple…Ils vont devoir marcher et vivre par eux mêmes sans adulte pour les protéger.

Cette aventure sera l’occasion pour l’auteure d’utiliser ses talents de conteuse d’histoires et de peindre une aventure basée également sur les changements qui s’opèrent à la pré adolescence. Les enfants sont persuadés du bien fondé de leur mission mais elle sert également à leur faire traverser cette période un peu difficile et de mettre au jour les doutes et craintes liés à cet âge. A-t-on encore vraiment le droit de jouer de cette façon quand on n’est plus vraiment un enfant mais pas encore vraiment un adolescent ? Et que va devenir la plus jeune des trois si les autres grandissent sans elle ? C’est donc aussi une formidable histoire d’amitié qui nous est racontée à travers leur passage de l’enfance à l’adolescence. Dommage que cela manque d’angoisse et de frissons, avec un tel sujet, celui d’une poupée qui pourrait se révéler maléfique, il y avait de quoi faire sans rentrer pourtant dans l’horreur non plus. C’est une lecture qui nous laisse sur notre faim, nous refermons le livre en se disant que nous aurions aimé frissonner un peu plus, avoir peur au lieu de suivre une aventure trop douce. Nous passons toutefois un agréable moment avec le trio et Eleanor et savourons la plume enchanteresse d’Holly Black.

enbref

Une jolie aventure d’enfants qui grandissent et ne veulent pas perdre toute l’innocence de l’enfance et des jeux insouciants et en même temps veulent devenir des adolescents. Un univers qui manque toutefois de ténèbres et de frissons. L’histoire est plus mignonne qu’effrayante et ce même si la plume talentueuse de Holly Black nous entraîne de suite dans une histoire à l’atmosphère particulière. Un moment agréable et un trio de bambins attachant.

MANOTE16/20

Un livre qui fera sûrement frissonner les enfants de 9 à 13 ans environ