[Chronique] L’été de mes 13 défis de Morgane Matson, relever des défis pendant l’été pour se révéler soi-même

Publié aux éditions Milan – Page Turners – Mai 2018 – 432 pages
Traduction Anne Delcourt
Merci à Page Turners pour cette lecture

Sloane est l’amie idéale, celle qui a sorti Emily de sa coquille et a rendu sa vie vraiment intéressante. Mais juste avant ce qui devait être le meilleur été de leur vie, Sloane disparaît. Tout ce qu’elle laisse derrière elle est une to-do list.
Sur cette liste, treize tâches imaginées par Sloane. Des choses qu’Emily ne ferait jamais en temps normal. Mais elle est prête à tout,si cela lui permet de retrouver sa meilleure amie.
Cueillir des pommes la nuit ? OK, assez facile.
Danser jusqu’à l’aube ? Bien sûr. Pourquoi pas ?
Embrasser un étranger ? Euh…
Se baigner nue ? Attendez… quoi ?
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[Chronique] Swimming Pool de Sarah Crossan, le retour de la prodigieuse autrice de vers libres

Publié au éditions Rageot – 16 mai 2018 -256 pages
Traduction Clémentine Beauvais
Merci à Rageot pour cette lecture

Kasienka vient d’arriver en Angleterre avec sa mère. Elle qui n’a jamais connu que la Pologne fait sa rentrée dans un pays qui n’est pas le sien, avec des gens qu’elle ne connaît pas, dans une langue qu’elle maîtrise mal. Et le soir venu, de quartier en quartier, elle cherche son père, qui a quitté le domicile familial sans laisser d’adresse. Bref, ce pays est gris, humide, et parfois assez inhospitalier. Heureusement, il y a la piscine, il y a l’eau. Et dans l’équipe de natation, il y a William… Lire la suite

[Chronique] Dernier été à Tokyo de Cecilia Vinesse

Publié aux éditions Pocket Jeunesse – Juin 2017 -352 pages
Merci à PKJ pour cette lecture

Sept jours pour s’aimer
6 jours,
19 heures,
24 minutes…
Pour Sophia, le compte à rebours a commencé !

Sophia, 17 ans, a une semaine pour dire au revoir à Tokyo et à son groupe d’amis expatriés. Mais ses adieux sont gâchés par le retour surprise de Jamie, avec qui elle a toujours eu une relation compliquée. Alors que tout s’écroule autour d’elle, Jamie se révèle pourtant le seul sur qui elle peut compter. Peut-être n’est-ce pas trop tard pour leur histoire ? Mais que peut-on construire, lorsqu’on n’a que sept petits jours ?

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[Chronique] L’année où je t’ai perdu de Emily Martin

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Publié aux éditions Hugo, collection New Way – Mai 2016 – 334 pages

Merci aux éditions pour cette lecture

resumeHarper est la spécialiste des grosses bourdes. On peut même dire qu’elle y excelle ! L’année passée, elle s’est faite virer de son équipe de natation, a gagné la réputation de la pire garce du lycée, puis est devenue le mouton noir officiel de sa famille. Mais sa pire erreur est sans doute d’avoir perdu son meilleur ami, Declan. Après six mois d’absence et de silence, Declan revient dans leur ville natale pour y passer l’été. Tout chez lui semble différent : il est plus grand, plus fort, et surtout plus séduisant que jamais… Harper aussi a changé, surtout depuis qu’on a diagnostiqué un cancer à sa mère. Declan ne veut plus avoir affaire à Harper. Pourtant, il est le seul à qui elle aurait voulu se confier. Mais alors que le destin les rapproche à nouveau, ils devront décider ce qu’ils peuvent sauver dans leur histoire… Lire la suite

[Chronique] Forever young de Charlotte Orcival

foreveryoungJe tiens à remercier l’auteur pour l’envoi de ce livre

Auto- édité – format ebook – 274 pages

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Forever Young, une histoire de vie, tourbillonnante et pleine de premières fois, qui va vous faire éclater de rire pour vous briser le cœur à la page suivante

En 1984, l’été de ses treize ans, Anna, la petite parisienne aux origines polono-ardéchoise, fan des Smiths en particulier et de tous les groupes anglais en général, voit sa vie transformée par deux événements majeurs. Premièrement, elle entre dans la phase mythique de l’adolescence et peut enfin espérer qu’une vie plus vivante ne commence. Deuxièmement, sa famille la déracine de son Paris d’enfance pour une Bretagne aussi exotique qu’hostile avec comme handicap supplémentaire de faire sa rentrée dans un collège où sa propre mère officie en tant que prof de maths. L’horreur.
Mais bientôt, Anna tourne cette nouvelle vie à son avantage et découvre ce que ça veut dire vraiment d’être adolescente. Tout est concentré, à cet âge-là, intensément vécu, tout a plus de couleur, de brillance, de noirceur. Et Anna va nous le rappeler, page après page. Voilà donc l’histoire de Anna et avec elle, de toutes les premières fois du monde qui, comme nous le savons tous, sont sans retour. Sauf que justement, au moment où nous les vivons, nous ne le savons pas encore, qu’elles seront sans retour…

Alors, est-ce que l’adolescence était différente avant les SMS, Snapchat etc ? Faites un voyage dans l’adolescence d’Anna et découvrez-le par vous-même.MONAVISV2

Cela faisait un bon moment que Charlotte Orcival m’avait présenté son livre mais je n’avais pas pris le temps de m’y pencher. M’ayant proposé une nouvelle version corrigée j’ai décidé qu’il était temps pour moi de le lire. J’avoue qu’étant née en 1982 je me disais que forcément ce livre pourrait me parler car après tout il n’y a que 12 ans de différence entre Anna et moi. Parce que moi aussi j’ai vécu mon adolescence avant les SMS (enfin j’avais un téléphone portable au lycée mais on était alors dans les débuts et tout le monde n’en était pas équipé). Parce qu’une histoire qui se passe en Bretagne ne pouvait être que dépaysante. Et parce qu’on fond on aurait aimé rester « forever young » n’est-ce pas ?

Bien que je n’ai pas vécu mon adolescence de la même manière que l’héroïne de ce roman, on se reconnaît forcément dans cette histoire qui est une parfaite illustration de l’adolescence et du délicat passage à l’âge « adulte ». Anna passe en 4ème et c’est un véritable fossé, ni enfant, ni vraiment adolescente, elle doit trouver ses repères. Heureusement pour elle, elle sera vite prise en charge par un garçon vraiment dynamique et sympathique, Erwan et se fera très vite une meilleure amie au caractère affirmé, Laure. Dès le premier jour Anna a son premier coup de coeur pour un garçon plus vieux qu’elle, Julien. Et lui aussi semble l’avoir remarqué. Mais voilà, Julien ne peut pas s’empêcher de la rejeter…Qui est-il ? Pourquoi Anna est-elle tellement déstabilisée par ce regard ? A la façon d’un journal, Anna nous raconte son histoire, ses premières fois, celles qu’on ne vit par définition qu’une fois, même si on n’en a alors pas conscience, et qui marqueront notre existence à jamais. Anna met en avant la vie d’une adolescente ordinaire, ni riche, ni pauvre, une enfant « banale » et nous plonge dans l’intensité de cette période où se mêlent divers sentiments alors inédits. La découverte de ce qu’est vraiment l’amitié, les premiers amours, les premiers drames, grandir et tout vivre avec une intensité nouvelle.

J’ai eu l’occasion de voir que sur Amazon les avis sont très élogieux et que de nombreux coups de coeur ont été décernés à cette histoire. Malheureusement je ne fais pas partie de ces gens là. Si l’histoire est sympathique, elle reste pour moi trop « immature », je dois être un peu trop vieille pour. J’ai eu beaucoup de mal à m’identifier à Anna dans toute la première partie du roman. Certes, c’est très réaliste et je me souviens moi même avoir griffonné dans des cahiers des « aujourd’hui son regard a croisé le mien, je crois que ça veut dire qu’il m’apprécie car c’était intense » etc, mais toute la première partie de l’histoire manque de maturité. Bien évidemment c’est volontaire, c’est lié à l’héroïne qui grandit sous nos yeux. Une fois qu’elle prend en assurance et en maturité l’histoire devient plus intéressante. De même que la relation avec Julien qui est au début un peu trop « convenue » et ennuyeuse du genre « fuis moi je te suis » etc. Malgré tout c’est un roman extrêmement frais, émouvant, touchant. Une histoire qui nous propose des tas de références musicales sympathiques, suivant la passion d’Anna pour les groupes anglais. Les personnages sont « vrais », crédibles et leurs liens authentiques. On revit notre adolescence, on sourit lors de certaines anecdotes, on repense à notre propre parcours. C’est un hommage à l’âge des premières fois dont on n’a pas conscience, à l’âge où l’on se croit immortels et invincibles, jeunes à tout jamais. C’est aussi l’âge des premiers drames, de ceux qui marquent une vie pour toujours. Le choc, les larmes, les désillusions. L’amitié, la jalousie, la confiance, l’amour. Et puis grandir, voler de ses propres ailes, se détacher du cocon familial, mentir à ses parents pour faire ce qu’on a envie, trahir leur confiance sans douter une seule seconde d’un potentiel danger. L’innocence, l’âge où l’on découvre la vie.

Charlotte Orcival porte un regard touchant sur l’adolescence et nous décrit des adolescents auxquels on s’attache. Notre coeur bat en même temps que celui d’Anna quand Julien se rapproche. Notre coeur se déchire lors d’un évènement douloureux. Je regrette en revanche qu’on en sache pas vraiment plus sur la famille d’Anna. C’est presque comme si elle vivait seule. Certes on est à l’âge où on se fiche des parents et on ne veut qu’une chose : la liberté, l’autonomie et s’éclater. Malgré quelques petites coquilles (et des expressions qui m’ont parues peut être anachroniques mais c’est peut être moi qui me trompe), la plume est fluide, agréable et sincère. Nous avons vraiment l’impression de partager les déboires d’Anna et de la voir grandir, s’épanouir et vivre des premières fois, certaines magiques, d’autres terribles. Plus rien ne sera comme avant…Je pense que mon histoire personnelle m’a empêchée d’apprécier ce livre à sa juste valeur, j’ai eu du mal à vraiment m’identifier à ce groupe d’amis même si pourtant il est saisissant de réalisme. En revanche, on sent un véritable amour pour la Bretagne et une sublime hommage est rendu à Vannes et ses environs. On a qu’une envie : faire une petite virée là bas.

Petite remarque concernant l’épilogue :  je ne l’ai pas trouvé nécessaire et malheureusement un peu « cliché ». Certes, c’est une jolie conclusion mais qui pour moi n’était pas utile et j’aurais préféré terminer l’histoire sans, laissant l’imagination jouer son rôle et « construire » le futur d’Anna. enbref

Un roman touchant et léger sur l’adolescence et les premières fois dans les années 80. Des sentiments, des émotions, des découvertes, le tout décrit par une plume sincère et fluide. Quelques petites longueurs dans la première partie du roman, jusqu’à ce que l’héroïne grandisse un peu. Les première fois d’une adolescente racontées d’une manière juste et efficace.

MANOTE14/20

 

 

[Chronique] Love letters to the Dead de Ava Dellaira

loveletterstothedeadPrésente édition publiée en format poche chez Michel Lafon – 2015 – 318 pages

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Au commencement, c’était un simple devoir. Ecrire une lettre à un mort. Laurel a choisi Kurt Cobain, parce que sa grande soeur May l’adorait. Et qu’il est mort jeune, comme May. Très vite, le carnet de Laurel se remplit de lettres où elle dresse son propre portrait de lycéenne, celui de ses nouveaux amis, de son premier amour… Mais pour faire son deuil, Laurel devra se confronter au secret qui la tourmente, et faire face à ce qui s’est réellement passé, la nuit où May est décédée. Love letters to the dead est une lettre d’amour à la vie.MONAVISV2

Voilà un livre que je souhaitais lire depuis un bon moment et quand j’ai vu son édition poche chez Michel Lafon je n’ai pas hésité très longtemps. Et il n’est pas resté longtemps non plus dans ma PAL. Malheureusement, cette lecture m’a un peu ennuyée et une légère déception est au rendez-vous. Je m’attendais à quelque chose de beaucoup plus intense niveau histoire et niveau émotions. Toutefois, c’est un très joli livre et très bien écrit.

Laurel rentre au lycée. Un lycée qu’elle a choisi différent de celui de sa grande soeur, May. May est morte il y a quelques mois et Laurel ne veut pas des questions et regards de pitié pour sa première année de lycée. Laurel est malheureuse bien sûr depuis la mort de May. Et elle voue un certain culte à cette soeur disparue à qui elle voudrait tellement ressembler. May était belle, May était libre, May attirait les regards. Mais elle cachait aussi un secret que Laurel connaît et bien d’autres encore…Est-il bon de vouloir à tout prix lui ressembler ? Dans son lycée, Laurel va vite réussir à se faire des amis et tomber sous le charme du mystérieux Sky…

Ce livre est en quelques sortes un roman épistolaire. Enfin, ici, il n’y a jamais de correspondance réelle ou de réponses. Juste les lettres que Laurel écrit à des personnes disparues. Son simple devoir se transforme en une année de lettres à des morts au travers lesquels Laurel nous décrit son deuil, ses états d’âme et son adolescence. Des sujets lourds sont abordés, des sujets sensibles, importants et douloureux. Laurel est une adolescente qui se cherche, se construit, en quête d’identité, un peu obnibulée par sa volonté de ressembler à sa soeur perdue. Cette soeur qu’elle aimait tant. Et traumatisée par le secret de cette nuit où sa vie a basculé à jamais. Laurel va vivre son premier amour et l’écrire à ces célébrités mortes trop tôt. Laurel va grandir au fil de ces lettres et apprendre à vivre, à revivre, à accepter les choses et être elle même. Il n’est pas forcément évident d’accrocher à Laurel, elle est plutôt fade, passive…et du coup il est difficile de faire preuve d’empathie envers elle. J’ai vraiment eu pour ma part du mal à apprécier le personnage principal qui est la seule narratrice de l’histoire.

Le choix de l’auteur pour nous faire passer les douloureux messages de Laurel est très pertinent et nous change des romans « ordinaires » sur la délicate et douloureuse adolescence et son mal être. En plus ici, il y a de plus lourds sujets. Celui de la mort, de la perte d’une soeur, de la culpabilité, des secrets et mensonges et d’autres encore que Laurel révèle à ses défunts confidents en noircissant des pages de ces lettres libératrices. Le hic, c’est que le tout est lent. Trop lent, et finalement devient très ordinaire, trop centré sur les émois d’une adolescente en quête d’amour, de reconnaissance, qui a peur de ne pas être assez bien, pas assez jolie etc. C’est lent et long, ça tourne en rond et du coup on s’ennuie. Certes il y a des émotions mais qui du coup ne sont pas assez vives, trop lentes à se mettre en place. On tourne trop longtemps autour du pot. La fin est très belle, très touchante mais quelque peu attendue au fond….enbref

Un livre touchant, une histoire émouvante et écrite de manière originale via des lettres à des personnalités disparues. La thérapie par les mots, les maux délivrés via des lettres à des personnes qui ne les liront jamais. Les états d’âme d’une adolescente en souffrance mais sur un rythme trop lent et qui tourne trop en rond devenant même parfois ennuyeux. Dommage que le rythme n’ait pas été à la hauteur du concept et du contenu.

MANOTE14/20