[Beaux livres] 10 ouvrages terrifiants pour Halloween

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Pour terminer en beauté cette semaine de sélection frissons pour Halloween voici une petite sélection d’ouvrages magnifiques et effrayants ! Happy Halloween !


Les Contes Macabres de Benjamin Lacombe et Edgar Allan Poecontesmacabres

Paru aux Editions Soleil – 2010 – 220 pages

Les célèbres nouvelles d’Edgar Allan Poe ont revêtu au fil des ans bien des noms et des aspects. En 2009, à l’occasion du bicentenaire de la naissance de l’écrivain, nous vous proposions une édition inédite, Les Contes Macabres, recueil de six histoires magnifiquement illustrées et mises en lumière par Benjamin Lacombe, une référence incontournable dans la « littérature Jeunesse ». Cette édition a depuis été enrichie d’une nouvelle, celle de Ligeia, et dessins couleurs inédits. Détails « luxe » : la tranche du papier sera noire, et le fer à chaud sur le dos toilé gris foncé, rouge

L’épouvantable encyclopédie des fantômes de Pierre Duboisepouvantablefantomes

Paru aux éditions Glénat – 2010 – 216 pages

On ne peut définir simplement les fantômes lorsqu ils présentent tant de natures et de caractères si différents : fantômes glacés, fantômes brûlants, petit feu follet ou géant de braise calcinant de son étreinte les passants attardés… Oubliez la peur et tendez l oreille, afin d entendre les histoires feutrées ou hurlantes des trépassés !
Par la voix d un expert installé dans une maison hantée – comme il se doit -, découvrez d innombrables anecdotes et histoires autour de ces créatures de l au-delà. Le verbe érudit et amoureux de l elficologue Pierre Dubois et les riches enluminures d Elian Black Mor et de Carine M. n auront pas leur pareil pour vous transporter au seuil de la Mort, main dans la main avec les revenants, pour frissonner de plaisir au fil des pages de ce copieux ouvrage !

L’effroyable encyclopédie des revenants de Pierre Duboiseffroyablerevenants

Paru aux éditions Glénat – 2014 – 224 pages

Vous savez à peu près tout sur les fantômes ? Bien… Il est temps maintenant de passer à une autre espèce d’ectoplasmes : les revenants. Plus sombres, plus méchants et plus vicieux, ils font même peur aux fantômes. Car si ces derniers sont au grenier, les revenants sont à la cave. Enfin presque. Car, en ces lieux d’effroi et avec ceux qui les hantent, rien – hormis les têtes – n’est jamais nettement tranché… Après nous avoir fait frissonner de plaisir avec leur Epouvantable Encyclopédie des fantômes, le trio Pierre Dubois, Elian Black’Mor et Carine-M revient pour ce nouvel ouvrage splendide, tant au niveau du texte que des illustrations, nous faisant voyager aux frontières d’un monde enchanteur et terrifiant à la fois.

L’étrange cabaret des fées désenchantées de Hélène LarbaigtFEESDESENCHANTES

Paru aux éditions Mnemos – 2014 – 144 pages

Grouillant et grinçant, tel un concert de voix dissonantes, il s’avance.
L’Étrange Cabaret, le cirque des curiosités, le spectacle de monstres chimériques, le music-hall des fées désenchantées.
Oserez-vous franchir ses lourdes tentures pourpres pour assister au plus dangereux et déli­cieux des spectacles ?
Voyagez avec les fées de la Belle Époque, dans les cités du Vieux et du Nouveau Monde, mais méfiez-vous, le Cabaret recèle des secrets qui vous envoûteront… Que s’est-il passé dans la loge 633 que l’on dit hantée, où une fée fut assassinée ? Que cherche réellement Morte Vanité, elle qui fait errer le Cabaret à travers le monde entier ?
Dans une ambiance steampunk, Art nouveau et burlesque, Hélène Larbaigt nous livre une oeuvre étonnante entre Lewis Caroll et Tim Burton.
À la fois récits, portraits et contes, ce livre dévoile 12 fées sombres et mystérieuses au travers de plus de 80 magnifiques illustrations, affiches, menus et documents facsimilés.
Hélène Larbaigt nous montre son immense talent dans ce très beau livre enchanteur. Une prouesse et la révélation d’une artiste complète qu ont immédiatement salués dans leurs préface et postface, Claudine Glot et Pierre Dubois, les deux grands spécialistes des fées.
L’Étrange cabaret est un magnifique livre illustré, cartonné.

Le Cabinet du Dr Black de E. B. Hudspethdrblack

Paru aux Editions Le Pré aux Clercs – 2014 – 191 pages

Nous sommes à la fin de l’année 1870 à Philadelphie. L’étrange docteur Black, un chirurgien controversé, fils d’un pilleur de tombes, travaille dans son bureau à la lueur d’une lampe à huile. Il est l’auteur d’une étrange théorie qui fait frémir ses contemporains. Le Minotaure, les satyres, les chimères, les harpies, les dragons, Pégase, les sirènes… seraient en fait des créatures de chair et de sang qui auraient vécu sur terre avant la race humaine. Ils ne seraient ni plus ni moins que nos ancêtres. Ce savant fou, étaye son travail à l’aide de planches anatomiques absolument incroyables qui démontrent au fil des pages l’improbable parenté entre les squelettes humains et ceux d’un fabuleux bestiaire fantastique. La première partie de ce bel ouvrage est consacré à ses notes, son journal. Le docteur commente son travail , comment en étudiant sur les cadavres dérobés par son père, il a commencé à étudier l’anatomie puis à élaborer sa théorie. La seconde partie présente les planches dessinées de sa main. Un véritable codex des espèces animales disparues. D’une précison confondante, les croquis de Spencer Black soulèvent un doute raisonnable. Et si c’était vrai ? Le Cabinet du docteur Black aurait pu naître sous la plume d’Edgar Alan Poe. Cette histoire, un peu effrayante – a-t-on vraiment rêvé un jour de descendre des Chimères ? – se lit comme un roman d’aventures. On part à la recherche des espèces disparues comme Indiana Jones se lance à la poursuite de l’Arche perdue. On en ressort un peu étourdi mais heureux d’avoir vécu une expérience interdite.

Cthulhu le mythe LIVRES 1 et 2 H.P. LovecraftCTHULHU1

Paru aux Editions Bragelonne -Octobre 2015 –  Livre 1 432 pages, Livre 2, 456 pages. 

LIVRE 1 : Howard Phillips Lovecraft est sans nul doute l’auteur fantastique le plus influent du xxe siècle. Son imaginaire unique et terrifiant n’a cessé d’inspirer des générations d’écrivains, de cinéastes, d’artistes ou de créateurs d’univers de jeux, de Neil Gaiman à Michel Houellebecq en passant par Metallica. Le Mythe de cthulhu est au coeur de cette oeuvre : un panthéon de dieux et d’êtres monstrueux venus du cosmos et de la nuit des temps ressurgissent pour reprendre possession de notre monde. Ceux qui en sont témoins sont voués à la folie et à la destruction. Les neuf récits essentiels du Mythe sont ici réunis dans une toute nouvelle traduction. À votre tour, vous allez pousser la porte de la vieille bâtisse hantée qu’est la Maison de la Sorcière, rejoindre un mystérieux festival où l’on célèbre un rite impie, découvrir une cité antique enfouie sous le sable, ou échouer dans une ville portuaire dépeuplée dont les derniers habitants sont atrocement déformés…Ce recueil inclut des illustrations originales ainsi que le portfolio « Les terres de Lovecraft en images » : 16 pages de photographies des paysages et des lieux dont s’est inspiré le maître de l’effroi. Le Mythe de cthulhu n’a jamais été aussi réel…CHTULHU2

LIVRE 2 : Le mythe de Cthulhu n’a jamais été aussi réel… Treize récits essentiels du mythe sont ici réunis dans une toute nouvelle traduction : Dagon Nyarlathotep Azathoth Le Molosse La Couleur venue d’ailleurs Histoire du Necronomicon Les Montagnes de la démence L’Ombre immémoriale Par-delà le mur du sommeil Le Temple De l’au-delà La Peur qui rôde La Musique d’Erich Zann

Necronomicon de Simon NECRONOMICON

Paru aux éditions Bragelonne – Octobre 2015 – 888 pages 

« Ceci est le témoignage de tout ce que j’ai vu, et de tout ce que j’ai appris. Je dois noter tout ce que je peux à propos des horreurs qui hantent le monde extérieur. Et si je ne parviens pas à achever ma tâche, servez-vous de ce que vous trouverez ici pour découvrir le reste, car le temps est compté et l’humanité ne sait pas quelles calamités sont sur le point de s’abattre sur elle. QUE LES DIEUX VOUS ACCORDENT DE MOURIR AVANT QUE LES GRANDS ANCIENS RÈGNENT DE NOUVEAU SUR LA TERRE ! » Cet avertissement n’est pas à prendre à la légère. Vous tenez entre vos mains l’édition ultime du terrible Necronomicon, le livre occulte auquel H.P. Lovecraft fait référence à travers toute son oeuvre. Après presque un siècle de spéculations sur son existence, des découvertes effroyables ne laissent plus de place au doute : le Necronomicon existe

Manuel de Sorcières de Selene Silverwindmanueldesorciere

Paru aux éditions Le Pré aux Clercs – 2010 – 144 pages

Besoin d’un petit coup de pouce pour rencontrer l’amour, décrocher un bon poste ou simplement trouver une place de parking ? Ce manuel vous enseignera tous les rituels, formules magiques et enchantements qui vous aideront à atteindre vos objectifs. Ce guide pratique de sorcellerie vous dit tout sur les ingrédients et les objets du quotidien que vous pourrez utiliser sans danger pour apprivoiser le monde fascinant de la magie. Écrit tout spécialement pour les débutants, il constitue une synthèse de tout ce que vous devez savoir pour révéler au grand jour vos dons de sorcière.

Traité de Démonologie de Edouard Braseydémonologie

Paru aux éditions Pré aux Clercs – 2011 – 432 pages

Tout le savoir infernal ancestral dans un grimoire d’exception. Ce traité fait le point avec exhaustivité sur ces créatures surnaturelles que nous appelons communément  » démons « . Il évoque la présence de ces derniers dans les différentes cultures, religions et traditions ésotériques et analyse leurs fonctions.En interrogeant les écrits des occultstes du passé, Édouard Brasey donne au lecteur les clés pour mieux comprendre ces entités infernales qui suscitent l’effroi et, pourquoi pas, apprendre à les invoquer – à ses risques et périls, bien entendu !Deux textes de  » démonologues  » célèbres, Les Incubes et les Succubes de Jules Delassus (1897) et Le Temple de Satan de Stanislas de Guaïta (1915), ainsi que le grand tableau de la monarchie infernale et le gouvernement de l’enfer viennent compléter ce grimoire démoniaque.

Voilà pour cette sélection Halloween qui clôture également la semaine spéciale Halloween ! Allez-vous vous déguiser ? Offrir des bonbons ? Lancer des sorts ou incantations ?

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[Chronique] Horrorstör de Grady Hendrix

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Paru aux Editions Milan – 2015 – 240 pages

resumeIl se passe quelque chose d’étrange au magasin de meubles d’Orsk à Cleveland, en Ohio. Ces derniers temps, les employés découvrent, en arrivant le matin, des étagères Kjërring démontées, des piles de gobelets Glans renversées, des armoires Liripip fracassées. Les ventes sont en berne, les responsables de rayon en panique : les caméras de surveillance ne montrent rien d’anormal. Pour lever le mystère, une équipe de trois employés se retrouve engagée pour rester sur place toute une nuit. Au coeur de l’obscurité, ils arpentent les allées du showroom désert, courent après d’inquiétants bruits et finiront par se confronter aux pires horreurs.


 

selectionfrissonsVoilà un livre que j’ai acheté quasiment à sa sortie après avoir eu un énorme coup de coeur pour la couverture clairement parodique d’un catalogue IKEA. Je vous le soumets dans la sélection spéciale Halloween car il peut clairement y avoir sa place, même si, malheureusement, je suis ressortie un peu déçue de ma lecture. Explications.


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Horrorstor-1Le livre se présente comme un catalogue Ikea avec ses fiches produits mais nous présente également des extraits du manuel du parfait employé. Dès le départ on sent la « parodie » horrifique du célèbre magasin de meubles en kit mais ici il nous est plutôt présenté comme le parfait concurrent du suédois. Présenté donc comme un catalogue, il est très attrayant et la lecture est très facile, le livre se lit très rapidement. Les différentes illustrations de meubles évoluent au fil de l’histoire et de l’horreur qui s’installe ainsi, si vous faites les curieux en feuilletant le livre, n’allez pas trop loin. Rien à reprocher à la conception graphique de cet ouvrage, unique en son genre et parfaitement réussie. Nous plongeons de suite dans le monde marqueté d’Orsk et rencontrons les employés formatés.

Bienvenue dans le commerce, bienvenue dans le formatage des grandes chaines. Très réaliste une partie du roman nous relate la réalité du métier et du comportement hiérarchique dans les grandes chaines de magasins où on attend de l’employé d’épouser chacune des valeurs de l’enseigne et de ne vivre que pour ça, n’avoir d’autre ambition que la réussite, les chiffres du magasin et la satisfaction clients. Bienvenue dans ce tableau cynique et au combien réaliste de ce monde formaté que nous présente l’auteur. Mais notre personnage principal, Amy résiste à ce formatage. Plutôt fainéante et sans aucune motivation c’est plutôt en faisant la tête qu’elle se rend sur son lieu de travail. De plus elle semble vouer une haine certaine à son manager Basile, parfait employé modèle qui ne vit que pour Orsk, respire, mange Orsk. Toute sa vie est réglée en fonction du magasin et c’est l’employé qui respecte chaque consigne à la lettre sans jamais déroger aux règles du Dieu Orsk. Cette partie sarcastique et à peine caricaturale de l’ouvrage est parfaitement maîtrisée, réussie et entraînante, le ton cynique étant parfaitement employé.

Le récit commence sur une journée qui aurait du être ordinaire. Comme d’habitude notre « héroïne » n’a pas envie de travailler et vient parce qu’elle n’a pas d’autre choix. Seulement ce jour là tout semble dérailler. L’escalator fonctionne à l’envers, la pointeuse ne veut rien savoir et un canapé se retrouve souillé de matière…fécale. Rapidement Amy est convoquée dans le bureau de son manager. Persuadée qu’elle va être renvoyée, aveuglée par sa haine de son manager elle se laisser aller à une colère infantile et puérile. Mais en fait, Basile a choisi une mission toute particulière pour Amy et son adorable collègue Ruth Ann, mission qu’il partagera avec elles…Rester la nuit qui vient pour comprendre ce qu’il se passe et pourquoi depuis quelques temps des meubles sont détruits et le magasin mis sans dessus dessous. Surtout que le lendemain, les grands chefs débarquent pour une inspection annuelle…Motivée par l’argent, Amy accepte à contre coeur. Une chose est certaine elle ne s’attendait pas à vivre une nuit aussi incroyable.

Alors que le magasin aurait du être occupé du trio seulement, deux autres employés obsédés par la chasse aux fantômes occupent les lieux avec eux : Trinity cliché de la punkette allumeuse et manipulatrice surexcitée et Matt à qui au fond on ne peut rien reprocher d’autre que son envie de coucher avec Trinity. Ils découvrent rapidement, caché dans le magasin un homme mystérieux qui prétend être SDF et pensent alors avoir résolu le mystère…mais il n’en est rien. L’horreur ne met pas longtemps à s’installer mais manque malheureusement de cohérence avec le reste du récit. Les personnages sont plats ou caricaturaux à l’extrême, tout est flou, le rythme n’est pas juste et ça fait vite très « foutoir ». Certes cela contraste parfaitement avec l’organisation rigoureuse et stricte du magasin, mais ça ne prend pas, ça ne colle pas, ce n’est suffisamment approfondi ni assez crédible et on reste un peu en retrait de tout ce qu’il se passe. Il faut dire aussi qu’il est très difficile de s’attacher aux personnages, à l’exception peut être de Ruth Ann qui est présenté sous un jour plutôt correct.Les autres sont soit agaçants, soit obsessionnels, soit plats, soit clichés au possible. Ce qui manque donc à ce livre c’est de la cohérence. Le concept de départ est génial et il est évident que l’horreur aurait pu être plus en adéquation, plus approfondie. Les scènes ne sont pas légères pour autant, les personnages ne sont pas épargnés et rappelons que cela se passe dans un magasin à la surface immense et sans éclairage. Mais chaque concept horrifique n’est qu’effleuré, pas assez approfondi… quand tout s’emballe cela devient un peu « too much » et la fin est à mon sens à un niveau bien trop inférieur au reste du récit. Pas d’explications rationnelles, on en demande pas dans le fantastique mais un approfondissement de la réalité (pourquoi maintenant etc aurait été un atout non négligeable). Pas d’émotions, on n’en ressent pas dans de tels commerces…ça c’est réussi mais les événements sont trop flous, trop brouillons pour que l’on puisse ressentir vraiment de l’effroi.

La plume de l’auteur est adapté au roman et aux idées transmises. Parfaitement sarcastique Grady Hendrix n’y va pas de main morte pour critiquer le système, ses victimes et bourreaux et est très acerbe sur le fonctionnement trop bien huilé et formaté de ce genre de magasin. A plusieurs reprises des phrases feront écho à ceux qui ont déjà eu l’opportunité de travailler dans des chaines où l’employé se doit d’être formaté. En revanche sa plume se fait moins habile, plus confuse quand vient l’horreur et même si certains passages sont angoissants il y a trop de clichés et trop de « trous » dans le récit pour que cela tienne le lecteur sous tension.

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enbrefUn livre au concept de base génial et un récit parfaitement réussi en tant que vision cynique du commerce et du formatage des employés. Toutefois on regrettera le maque d’approfondissement des personnages qui sont trop plats ou trop clichés et un manque de cohésion entre les différentes parties du livre. Un grand bravo en revanche pour le travail graphique qui fait de ce livre un très bel objet, bravo pour les riches idées de « meubles » qui débutent chaque chapitre et évoluent en même temps que l’horreur qui, elle, n’est pas à la hauteur. MANOTE

14/20

A trop vouloir faire dans le cliché on s’y perd et le tout manque de cohésion.

Celle de mon homme : 14/20

Il attendait beaucoup plus de ce roman dont l’intrigue ne se montre pas à la hauteur du soin apporté au concept.

Photos par Gregory Dutein pour le blog BettieRose books

[Chronique] Shining de Stephen King

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Edition présentée Le Livre de Poche – 2007 – 576 pages

resumeSitué dans les montagnes Rocheuses, l’Overlook Palace passe pour être l’un des plus beaux lieux du monde. Confort, luxe, volupté… L’hiver, l’hôtel est fermé. Coupé du monde par le froid et la neige. Alors, seul l’habite un gardien. Celui qui a été engagé cet hiver-là s’appelle Jack Torrance : c’est un alcoolique, un écrivain raté, qui tente d’échapper au désespoir. Avec lui vivent sa femme, Wendy, et leur enfant, Danny. Danny qui possède le don de voir, de ressusciter les choses et les êtres que l’on croit disparus. Ce qu’il sent, lui, dans les cent dix chambres vides de l’Overlook Palace, c’est la présence du démon. Cauchemar ou réalité, le corps de cette femme assassinée ? Ces bruits de fête qui dérivent dans les couloirs ? Cette vie si étrange qui anime l’hôtel ?


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Lu dans le cadre du Bookclub Livraddict d’octobre. Je place aussi ce livre dans la sélection Halloween car il semblerait qu’il ait effrayé de nombreuses personnes en 38 ans. Ce livre est l’un des premiers chefs d’oeuvre du maître de l’horreur et du fantastique, Stephen King et je n’avais jamais pris le temps de le lire avant. Je n’avais jamais vu le film non plus d’ailleurs. Pour moi, peu de frissons au rendez-vous, mais explications ci-dessous.

 

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Jack Torrance a perdu son emploi d’enseignant suite à une altercation avec un élève. Colérique et alcoolique ceci n’est pas le premier accident et sonne pour lui l’heure de se reconstruire s’il ne veut pas perdre sa famille. Il arrête alors de boire et accepte un emploi dans un grand hôtel isolé où il emménage avec sa femme Wendy et son fils Danny, dit prof. Danny n’est pas un enfant ordinaire mais ses parents préfèrent ne pas trop tenir compte de ce qu’ils attribuent à l’imagination débordante d’un enfant. Ils ont bien conscience qu’il est différent mais semblent préférer se voiler la face. Le vrai don de Danny est nommé « le shining » par un homme qu’il va rencontrer à son arrivée à l’hôtel, Dick Hallorann et le cuisinier possède lui aussi ce don. Celui de voir des choses et d’entrer dans la tête des gens. C’est ainsi qu’il met en garde Danny des dangers de l’hôtel et des esprits qui l’habitent. Danny entrevoit les dangers mais alors que les premières semaines sont heureuses, légères et semblent profitables pour le couple formé par ses parents, il préfère ne rien dire. Le mot « divorce » a disparu de l’esprit de ses parents et pour un enfant de 5 ans, fasciné par son père c’est le plus important. Mais peu à peu l’hôtel semble prendre possession de Jack et les incidents se multiplient…C’est alors qu’ils sont en plein coeur de l’hiver, seuls, isolés.

Nous sommes à la fin des années 70 et Stephen King le retranscrit parfaitement. Dès le départ, l’hôtel s’annonce imposant, sombre et perturbant. Des secrets semblent l’habiter et des drames semblent encore résonner à travers les murs. Le récit monte crescendo en angoisse au rythme des découvertes et visions de Danny sur lequel le roman est très centré mais également au rythme de la perte de « conscience » de Jack qui devient peu à peu agressif et incontrôlable. Le bonheur du couple éclate, les tensions et incompréhensions s’installent, la confiance se rompt. Malheureusement, l’angoisse, la peur que devrait ressentir le lecteur est bien trop souvent interrompue par des descriptions longues, trop longues et parfois superflues ainsi que par des flashbacks qui n’apportent pas forcément de réel plus au récit. Bien sûr il n’est pas forcément question de mettre le lecteur sous tension permanente mais il est dommage que le climat pesant, l’atmosphère angoissante de l’hôtel ne soit pas en continu…Il y a des scènes magistrales telle celle de la chambre 217 ou celle des animaux de buis, le bal masqué etc qui contribuent à faire du livre un excellent ouvrage malgré tout.

Les personnages sont en revanche parfaitement sculptés, définis. Nous sommes pris d’une forte affection pour Danny, ce petit garçon de 5 ans qui doit faire face à de terribles réalités. C’est un enfant qui se doit par conséquent de grandir un peu plus vite et, celui que ses parents considèrent comme son ami imaginaire, Tony, ne l’épargne pas. Jack Torrance est sans aucun doute le personnage à la psychologie la plus complexe puisque nous le voyons se transformer au fur et à mesure que l’emprise de l’hôtel se renforce. C’est un homme intelligent et volontaire, très attaché à sa famille qu’il veut reconstruire et à son livre qu’il veut écrire. Mais, son passé est tenace et est son point faible, il ressasse le négatif qui prend alors le contrôle de son être, l’hôtel n’ayant qu’à en jouer. Wendy a aussi ce côté volontaire, elle accepte l’isolement dans l’hôtel dans l’espoir de faire renaître leur couple. Par contre elle souffre un peu de voir son fils si attaché à son père et est même parfois un peu jalouse de la complicité qui les unit et de l’admiration que Danny voue à son père. Elle aura à faire preuve de beaucoup de courage et de sang froid au cours du récit et cette femme va aussi se développer par la force des choses. Danny est un enfant à la psychologie extraordinaire, muée par son don et il va lui aussi apprendre beaucoup de cette terrifiante expérience, apprendre à s’en protéger et faire en sorte que l’hôtel ne s’empare pas de son don, de sa force. Il devra lutter contre des visions bien trop terribles pour un enfant de son âge mais jamais il ne se plaindra. Il sait qu’il peut compter sur son « ami » Dick Hallorann, personnage secondaire capital dans l’histoire pour lequel nous ressentons immédiatement une profonde empathie. L’Hôtel est peut être le personnage le plus important de l’histoire mais n’en parlons pas ici pour ne pas trop en dévoiler. Sombres mystères et passé sanglant il semble posséder sa propre conscience agissant en tout autonomie…

Bien sûr la plume de Stephen King est à la hauteur de son talent et même avec les longueurs on a qu’une envie comprendre, avancer, connaître le dénouement. King n’est pas forcément le spécialiste des happy end mais plutôt de fins réalistes. C’est une fin par contre un peu « hâtée » par rapport au reste du récit et qui aurait pu connaître encore plus de rebondissements. King a réussi à peindre un parfait tableau d’une famille sur le point d’exploser et qui se trouve confrontée à des forces bien plus destructrices encore. Le vocabulaire est soigné mais sans chichis, les descriptions trop longues mais fouillées et réalistes et on sent la passion qui anime l’auteur à travers ses personnages.

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Un très bon roman fantastique à l’angoisse montante et à l’atmosphère pesante mais au cours duquel de trop longues et trop nombreuses descriptions viennent casser le climat de terreur qui aurait pu s’installer. Une violence psychologique parfaitement maîtrisée et une histoire de famille sur le point d’éclater qui se retrouve confrontée à l’horreur avec un petit garçon doté d’un don terrifiant pour son âge. Un lieu isolé et doué d’une conscience propre installant un huis clos glacial au cœur de l’hiver à l’heure où aucune issue n’est possible.

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15/20

Dommage pour les longueurs qui coupent l’angoisse…En revanche, âmes sensibles ou non habituées du genre, s’abstenir.

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L’adaptation cinématographique, réalisée par le très grand Stanley Kubrick en 1980, de ce livre peut et même se doit d’être considérée comme une adaptation libre et un chef d’oeuvre à part entière. De nombreuses différences sont à noter entre le livre et le film mais le film réussit avec brio à installer un climat pesant et nous épargne les longueurs. Dommages certaines scènes manquent selon moi (celle des abeilles par exemple) et le labyrinthe m’impressionne moins que les animaux de buis. En toute honnêteté je n’ai pas eu le temps de le regarder jusqu’au bout à l’heure où je vous publie cette chronique mais saluons le talent de Jack Nicholson qui fait une interprétation magistrale du personnage de Jack Torrance. J’ai trouvé très dommage en revanche que le personnage de Wendy apparaisse si soumis et si geignard dans le film. Le petit Danny est bien dans son rôle et des anecdotes racontent qu’à aucun moment l’enfant n’a su qu’il jouait dans un film d’horreur et qu’il aurait vu ce film seulement à ses 16 ans. Shining

Il va falloir que je termine le film mais j’avoue que depuis quelques années j’ai du mal à apprécier le génie de Kubrick, allez savoir pourquoi. La fiche Wikipedia, très bien documenté mettra en lumière les différences principales entre le livre et le film.

[Chronique] Eleanor de Holly Black

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Paru aux Editions Bayard – 2014 – 270 pages

resumeZach, Poppy et Alice partagent une passion : les jeux de rôle avec des figurines. Ils ont inventé un monde à eux, peuplé de pirates, de cruelles sirènes, de voleurs et de trésors. Ce monde est dirigé par la Sublime Reine, incarnée par une inquiétante poupée de porcelaine qui trône derrière une vitrine chez Poppy et qui semble tout observer à travers ses paupières doses. Un jour, elle se réveille et fait une confession effrayante à Poppy… et c’est là le début d’une grande aventure…


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Voici une seconde lecture pour la sélection Moyens Frissons. Cette lecture n’est pas récente puisqu’elle remonte à l’époque de la sortie de l’ouvrage, c’est à dire octobre 2014, mais je n’avais pas eu l’occasion de le chroniquer alors. C’est une lecture que j’avais apprécié malgré ses défauts et c’est le bon moment pour en parler.


MONAVISV2Nous rencontrons ici un trio d’enfants qui a l’habitude de se retrouver pour jouer avec différents personnages et de vivre de formidables aventures à travers eux. Ce sont des gamins plein d’imagination, à l’âge encore de l’innocence. Ils convoitent pour leur jeu une poupée de porcelaine, chose défendue puisqu’elle est en vitrine et non pour jouer. C’est ainsi qu’elle est nommée La sublime Reine. Tout bascule quand Zach décide de ne plus venir jouer et ne plus apporter ses personnages et ses histoires. Poppy décide de s’emparer de la poupée de porcelaine et le jeu prend alors un toute autre dimension. Poppy leur raconte que la poupée lui a fait de terribles confidences et qu’il est temps de l’aider. Alors que Zach avait décidé d’arrêter le jeu, Poppy insiste pour « jouer » une dernière fois révèle le secret de la poupée de porcelaine : elle a jadis été fabriquée avec les cendres d’une fillette nommée Eleanor, et elle exige d’être enterrée avec les siens, sinon les trois amis ne connaîtront jamais le repos…

Nous suivons donc les bambins en chemin vers l’aventure folle de retrouver les origines d’Eleanor et de la laisser enfin reposer auprès des siens. Courageux ils partent au milieu de la nuit sans mettre personne dans la confidence et le lecteur sent alors le danger les entourer tel un brouillard épais et surnaturel. Mais, ce qui aurait du être très angoissant ne l’est malheureusement pas vraiment et nous suivons plutôt une aventure « ordinaire » d’enfants en fugue, motivés par une histoire originale. Ils n’ont peur de rien mais l’aventure s’avère quand même pas si simple…Ils vont devoir marcher et vivre par eux mêmes sans adulte pour les protéger.

Cette aventure sera l’occasion pour l’auteure d’utiliser ses talents de conteuse d’histoires et de peindre une aventure basée également sur les changements qui s’opèrent à la pré adolescence. Les enfants sont persuadés du bien fondé de leur mission mais elle sert également à leur faire traverser cette période un peu difficile et de mettre au jour les doutes et craintes liés à cet âge. A-t-on encore vraiment le droit de jouer de cette façon quand on n’est plus vraiment un enfant mais pas encore vraiment un adolescent ? Et que va devenir la plus jeune des trois si les autres grandissent sans elle ? C’est donc aussi une formidable histoire d’amitié qui nous est racontée à travers leur passage de l’enfance à l’adolescence. Dommage que cela manque d’angoisse et de frissons, avec un tel sujet, celui d’une poupée qui pourrait se révéler maléfique, il y avait de quoi faire sans rentrer pourtant dans l’horreur non plus. C’est une lecture qui nous laisse sur notre faim, nous refermons le livre en se disant que nous aurions aimé frissonner un peu plus, avoir peur au lieu de suivre une aventure trop douce. Nous passons toutefois un agréable moment avec le trio et Eleanor et savourons la plume enchanteresse d’Holly Black.

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Une jolie aventure d’enfants qui grandissent et ne veulent pas perdre toute l’innocence de l’enfance et des jeux insouciants et en même temps veulent devenir des adolescents. Un univers qui manque toutefois de ténèbres et de frissons. L’histoire est plus mignonne qu’effrayante et ce même si la plume talentueuse de Holly Black nous entraîne de suite dans une histoire à l’atmosphère particulière. Un moment agréable et un trio de bambins attachant.

MANOTE16/20

Un livre qui fera sûrement frissonner les enfants de 9 à 13 ans environ

[Chronique] Blackwood, le pensionnat de nulle part de Lois Duncan

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Paru aux Editions Hachette Collection Black Moon – 2015 – 271 pages

resumeA l’instant où elle pose les yeux sur l’imposant manoir gothique de Blackwood, le pensionnat où elle va passer l’année, un sentiment d’angoisse s’empare de Kit. Comme si un vent glacé traversait son cœur à chaque pas effectué vers la porte. Comme s’il y avait quelque chose de maléfique à l’intérieur des murs du pensionnat, perdu au milieu de nulle part. Lorsque d’étranges phénomènes viennent perturber son quotidien et que les trois autres pensionnaires se mettent à développer des talents artistiques incroyables, le malaise de Kit ne fait que s’intensifier. Hantée par une mélodie de piano, elle devient somnambule et aperçoit d’étranges silhouettes dans les couloirs sombres. Bien décidée à mener l’enquête, Kit découvrira que certains secrets feraient mieux de rester enfouis… car ils dépassent tout ce que la raison peut appréhender.

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Je vous chronique ce livre aujourd’hui dans le cadre de ma sélection frissons mais nous passons cette fois-ci à la sélection « moyens frissons ». Pas pour les plus petits mais ce n’est pas effrayant non plus enfin on voit cela de suite ci-dessous.

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Kit n’est pas très enthousiaste à l’idée d’être livrée à elle même en pensionnat pendant que sa mère part pour un long voyage de noces en Europe. Au début le projet l’excitait car elle pensait que sa meilleure amie, brillante élève viendrait avec elle. Cette dernière n’ayant pas été retenue, Kit va devoir se confronter à de nouveaux élèves et tenter de tisser des liens. Mais à peine arrive-t-elle sur place qu’une drôle de sensation s’empare d’elle. Certes les lieux sont sublimes, les enseignants, bien que très peux nombreux semblent sympas et même charmant en ce qui concerne le professeur de musique mais Kit ne peut s’empêcher de sentir ce lieu comme maléfique. Première arrivée sur place elle attend avec impatience les autres élèves. Surprise, elle ne seront que 4. C’est alors que de drôles de choses se passent dans le manoir, que les comportements changent, que des dons artistiques se révèlent subitement aux jeunes femmes, que des secrets s’installent…rendant peu à peu les lieux terrifiants. Kit est bien décidée à comprendre ce qu’il se passe, pourquoi elles ont été choisies elles. Et elle n’est pas au bout de ses surprises…

On est donc dans une histoire captivante qui se lit très rapidement et qui va installer une tension progressive de manière subtile. Les événements venant perturber les jeunes femmes s’installent graduellement, en douceur, de même que leur prise de conscience. Les quatre jeunes femmes sont très différentes mais réalisent rapidement leur principal point commun. Toutefois, il leur est difficile de croire en ce qu’elles voient. Derrière le somptueux décor de Blackwood se cachent des événements étranges, des phénomènes se manifestant différemment pour chacune des jeunes filles. Quel est le secret de ces lieux ? Qui est réellement Madame Duret ? Peut-on se fier à la française et son fils ?

L’intrigue est bien mise en place à l’aide d’une plume fluide et élégante et l’édition présente est moderne (ce sont des ados génération facebook et sms, la première version du roman était des années 70 et fut remaniée il y a peu). On peut regretter cependant un manque de développement des phénomènes et de la machination en place qui aurait pu pourtant instaurer une angoisse plus importante. Il y avait matière à développer le sujet, tout comme la fin du livre aurait pu être plus approfondie avec plus de rebondissements. Toutefois, c’est un excellent moment que nous passons avec le récit de Lois Duncan et au sein de l’impressionnant pensionnat de Blackwood. L’auteur a su créer des personnages très différents, notamment les 4 jeunes femmes (et vous comprendrez l’importance de ces différences en lisant le livre) tout en créant une certaine unité. Le corps enseignant est quant à lui…suspect mais captivant, avec la soif d’enseigner mais pas seulement…je n’en dis pas plus pour préserver le mystère et la révélation finale explosive. On pourra également apprécier la plume de l’auteur pour sa capacité à créer une ambiance au sein de Blackwood qui s’avère plutôt sombre, pesante, voir oppressante.

L’enquête que va mener Kit est rythmée et nous incite à faire tout un tas de suppositions, les pistes sont brouillées pour notre plus grand plaisir, si nous sommes amateurs de suspens. On ne s’ennuie pas une seule seconde et pour ma part j’ai dévoré ce livre en une soirée, incapable de le refermer avant d’en connaître le dénouement final que j’ai apprécié même si, comme je l’ai indiqué plus haut, il aurait mérité un peu plus de profondeur. On peut regretter également une fin abrupte, floue, un petit épilogue aurait été appréciable.

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Un récit surprenant et au style d’écriture fluide, addictif. La tension monte et les révélations se font sans jamais rentrer dans la peur mais en plongeant le lecteur dans une ambiance sombre et pesante. Dommage que le « concept » n’ait pas été poussé un peu plus loin. Une héroïne courageuse et convaincante et des personnages secondaires aux caractères bien dessinés. Bienvenue dans l’antre maléfique de Blackwood, saurez-vous deviner ses secrets ?

MANOTE

16/20

 

[Chronique] Witch Song de Amber Argyle

witchsongParu aux Editions Lumen – 2014 – 457 pages

Ce livre est le premier tome de la trilogie Witch Song. Tome 2 Witch Born, Tome 3 Witch Fallresume

La chasse aux sorcières est ouverte !
Dans les profondeurs de la forêt, à l’abri de la haine des habitants du village voisin, Brusenna mène une existence paisible aux côtés de sa mère. Elle sait simplement qu’elle est une sorcière, une des gardienne de la nature qui contrôlent les éléments par leur force de leur chant. Quand, un matin, sa mère l’abandonne pour aller combattre un ennemi dont elle ignore tout, le monde de Brusenna bascule.
Jeune et sans expérience, elle se retrouve seule dans un pays ravagé par la sécheresse, où se lève le vent de la guerre. Les chasseurs ne tardent pas à la débusquer, car elle est désormais la dernière. La dernière des sorcières. Avec une seule mission : survivre. Et un seul allié, le Protecteur chargé de l’amener à bon port.
La dernière des sorcières parviendra-t-elle à empêcher leur chant de s’éteindre ? Sous la plume ensorcelante d’Amber Argyle, suivez Brusenna sur les routes d’un monde menacé, dans une quête où ses choix peuvent sauver ou condamner les Hommes !

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Alors que Brusenna mène une existence assez paisible, en exil du village, elle voit sa vie chamboulée par la disparation de sa mère. Elle découvre alors que sa mère lui a caché bien des secrets et qu’elle a minimisé son apprentissage. Ses pouvoirs sont limités et Brusenna a encore beaucoup à apprendre, elle qui ne maîtrise que les chants sortilèges de base. Car c’est sur ce mode que nos sorcières fonctionnent ici, par le chant, et la puissance de leur chant, la maîtrise de ce dernier détermine l’étendue de leurs pouvoirs et la force de leur magie. Etant débusquée par un duo de chasseurs de sorcières, elle n’a pas le choix et doit se mettre en route à la recherche de sa mère et des autres sorcières. Et si elle était vraiment la dernière ? Peut-elle laisser s’éteindre le chant ? La vie des Hommes et surtout de la Nature en dépend. Depuis qu’il n’y a plus de sorcières pour protéger la Terre, la nature se rebelle et n’en fait qu’à sa tête…ou plutôt obéit aux ordres délirants de l’ennemie de Brusenna : la sorcière Noire Espen. Aidée de son protecteur, Brusenna doit se reconnecter avec la nature et suivre les directions qui lui sont données…Parviendra-t-elle à délivrer ses alliées ou est-il déjà trop tard ? A-t-elle espoir de vaincre Espen ? Et si Espen n’était pas sa principale ennemie ? Un long apprentissage et un éprouvant voyage attendent notre jeune sorcière…

Au cours de l’intrigue de nombreuses épreuves attendent Brusenna. Jeune fille encore naïve et innocente elle va devoir réveiller son intelligence et sa combativité bien plus tôt que prévu. Aidée de son Protecteur Joshen, tout aussi innocent qu’elle, mais terriblement dévoué elle va parcourir des kilomètres pour atteindre le Refuge. Seulement les deux chasseurs à leur trousse ne vont pas leur faciliter la tâche. Je regrette d’ailleurs un peu les scènes trop « comiques » des méchants qui s’enlisent et se ridiculisent de façon trop grotesque. C’est le seul bémol que je mets à ce livre qui du coup infantilise un peu la lutte. Certes c’est un livre destiné à un public jeunesse mais les deux méchants sont tellement stupides et maladroits que ça en devient trop cliché. En revanche les personnages de Brusenna et Joshen ont une construction très intéressante de même que les personnages secondaires qu’ils vont être amenés à rencontrer. On ne peut qu’admirer le courage et la persévérance de notre héroïne qui a bien compris que tout espoir repose désormais sur elle et qu’elle est la seule à pouvoir sauver la lignée des sorcières, indispensables à l’équilibre de la Nature et des éléments.

Une quête initiatique parfaitement rythmée, des ellipses temporelles qui permettent de ne pas s’ennuyer pendant les apprentissages de Senna et un rattachement à la nature très sensibilisant. Ce premier tome est très addictif et prometteur et j’ai hâte de sortir le tome 2 de ma PAL puis de me procurer le tome 3 (qui lui nous parlera d’une autre héroïne). Une chose est certaine, Senna n’est pas au bout de sa lutte, tout ne fait que commencer, le pire est à venir.

La plume de l’auteur est fluide et addictive, on s’attache à ses personnages et les pages défilent toutes seules. Elle a su créer un univers original, reconnectant les sorcières à la nature et faisant passer en même temps un certain messages aux Hommes. Les Sorcières d’Amber Argyle se doivent d’être en harmonie avec la nature et leurs « armes » sont leurs chants, le contrôle des éléments et des graines aux différents pouvoirs. Un joli hommage à la poésie de la nature.

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Une histoire de sorcières qui aborde le thème d’une manière différente et propulse une jeune innocente dans une quête pour laquelle elle est le dernier espoir. De l’aventure, des rencontres et de l’amour, le tout dirigé par une plume ensorcelante et donnant un rythme efficace, sans longueurs inutiles à l’intrigue. Dommage d’avoir fait paraître les « méchants » de l’histoire de manière trop caricaturale.

MANOTE

15/20 

J’aurai facilement pu mettre un bon 17 si les péripéties des méchants étaient moins comiques et moins caricaturales

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Bon on ne peut pas dire qu’il y ait des frissons dans cette histoire mais la thématique « sorcières » colle parfaitement au thème Halloween. Bonne lectures les sorcières 🙂

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[Spécial Halloween] Frissons pour les plus jeunes (ou les grands peureux)

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On commence la sélection Halloween avec des livres pour les plus jeunes (ou pour les adultes TRES peureux, sait on jamais^^). Dans mes souvenirs de livres lus pendant mon enfance, il y en a un qui est indétronable : La Sorcière de la rue Mouffetard !!!

couv11699697Cette histoire fait partie du livre La Sorcière de la rue Mouffetard et autres Contes de la Rue Broca par Pierre Grippari. Une jolie façon de revisiter les contes de fées et histoires populaires. Dans ce recueil nous retrouvons plusieurs petites histoires différentes mais toutes reliées à la rue Broca à Paris, avec des événements étranges et surnaturels.

« Il était une fois la ville de Paris. Il était une fois une rue Broca. Il était une fois un café kabyle. Il était une fois un Monsieur Pierre. Il était une fois un petit garçon qui s’appelait Bachir. Il était une fois une petite fille. Et c’est ainsi que, dans ce livre, vous allez faire la connaissance d’une sorcière, d’un géant, d’une paire de chaussures, de Scoubidou, la poupée voyageuse, d’une fée, et que vous saurez enfin la véritable histoire de Lustucru et de la mère Michel »

 

 

Autre livre de mon enfance, La Potion magique de Georges Bouillon par Roald Dahl

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« La plupart des grand-mères sont d’adorables vieilles dames, gentilles et serviables. Hélas, ce n’est pas le cas de la grand-mère de Georges ! Grincheuse, égoïste, elle ressemble à une sorcière et elle a des goûts bizarres : elle aime se régaler de limaces, de chenilles… Un jour, alors qu’elle vient une fois de plus de le terroriser, Georges décide de lui préparer une potion magique. Une potion aux effets surprenants.. et durables! »

En gros, la potion préparée par Georges à partir de ce qu’il trouve dans la maison transforme la vielle sorcière en géant, et le père de Georges qui est fermier va alors vouloir produire des animaux géants..Sauf que bien entendu tout ne pas se passer aussi facilement.

 

 

Un peu plus de frissons ? Allons voir du côté de la célèbre collection Chair de Poule ! A l’origine, l’auteur, R.L.Stine, ne devait écrire que 6 livres d’épouvante pour enfants…Désormais on en compte 74 rien qu’en France et bien plus aux U.S.A. Pour faire frissonner vos enfants, le choix est vaste donc ! Je vous en propose 3 aujourd’hui mais vraiment y’a du choix. C’est pas récent mais ça, c’est pas grave :p

couv17402665L’horloge maudite : Le père de Michael et de Tania vient d’acheter l’horloge dont il avait toujours rêvé. Michael a une idée : et s’il l’abîmait, en faisant accuser sa petite sœur ? Il se vengerait enfin de tous les mauvais tours qu’elle lui a joués. Mais en tordant la tête du coucou, Michael va inverser le cours du temps. Définitivement ?

 

 

 

 

couv21076404L’école hantée : Quel terrible secret se cache derrière les murs de la salle de travaux pratiques ? D’où sortent ces étranges statues qui représentent des élèves mystérieusement disparus ? Quelles sont ces voix qui appellent au secours ? Non, Tommy Frazer ne se doutait pas qu’en venant à l’école, il risquerait sa vie !

 

 

 

 

couv75513855L’invasion des extra-terrestres : Jack est tellement passionné par les OVNI et les extraterrestres que ses copains l’ont surnommé le Martien. Et quand une sorte de météorite apparaît dans le ciel de Los Angeles, il est ravi. Bientôt, un morceau de rocher tombe dans son jardin, et il en sort une minuscule créature verte qui grossit, grossit…

 

 

 

 

Voilà pour cette toute première sélection Halloween, destinée aux petits. A partir de demain, on passe au domaine adulte ^^happy_halloween

Et vous, qu’allez vous lire comme terrifiante histoires à vos enfants pour Halloween ?