Throwback Thursday Livresque #40 : Tatouage

Voici le Throwback Thursday Livresque !

Conçu sur le même principe que le Throwback Thursday d’Instagram mais vraiment concentré sur les livres ! Ainsi chaque semaine je fixerai un thème et il faudra partager la lecture correspondante (une seule) à ce thème. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont nous n’avons plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à vos lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

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Cette semaine, le thème est :

Jeudi 20 juillet

Tatouage
(un livre avec un personnage tatoué)

 

 

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[Chronique] Pourvu que la nuit s’achève de Nadia Hashimi

Publié aux éditions Milady – 7 juillet 2017 – 544 pages
Merci à Milady pour cette lecture

Lorsque Zeba est retrouvée devant chez elle, le cadavre de son mari gisant à ses pieds, il paraît évident aux yeux de tous qu’elle l’a tué. Depuis son retour de la guerre, Kamal était devenu un autre homme, alcoolique et violent. Mais cette épouse et mère de famille dévouée est-elle vraiment capable d’un tel crime ? Présumée coupable, Zeba est incarcérée dans la prison pour femmes de Chil Mahtab, laissant derrière elle ses quatre enfants.
C’est à Yusuf, fraîchement revenu des États-Unis pour régler une dette symbolique envers son pays d’origine, que revient la défense de ce cas désespéré. Mais alors que son avocat l’exhorte à parler, Zeba garde obstinément le silence. Quel terrible secret cache-t-elle ? Qui cherche-t-elle à protéger en acceptant de jouer le rôle du suspect idéal ? Il faudra beaucoup de courage à Yusuf pour braver un système judiciaire corrompu et faire innocenter celle que tout le monde voit déjà pendue haut et court.

Titre original : A House Without Windows 

 

Un nouveau roman de Nadia Hashimi ne pouvait que me donner l’immense envie de le lire. L’an dernier je découvrais la plume de l’auteure avec Si la lune éclaire nos pas. Depuis, c’est une évidence, l’auteure entre dans mon top et je me suis promis de suivre ses publications. Une nouvelle fois ici, l’auteure met en avant une femme au destin particulier et l’action prend place en Afghanistan. Comme personne, Nadia Hashimi nous immerge dans un pays, un contexte, un mode de vie, des coutumes, des lois, une religion souveraine. Je ne vais pas vous le cacher, ce roman se révèle sombre et un sentiment d’impuissance mêlé à celui de l’injustice vous saisira bien souvent. Mais, en dépit de ces émotions, vous continuerez de lire, avides de connaitre le sort de Zeba et des autres personnes que nous rencontrons dans toute cette histoire. Et vous chercherez la lumière, attendrez que la nuit s’achève et (référence au titre original) qu’une fenêtre s’ouvre dans cette maison si obscure.

« J’avais imaginé un million de morts pour mon mari : il aurait pu mourir frappé par la foudre. Ca aurait été tellement plus simple pour tous le monde : un éclair tombé du ciel. Une fin douloureuse mais brève. Hélas, les orages ne sont jamais là quand on a besoin d’eux. »

« C’est le genre de bruit que nul ne voulait entendre. Le genre de bruit dont on préférait se détourner ». 

Zeba, fille de Gulnaz, redoutée jadugar (sorcière) est mariée à Kamal depuis des années. Ce dernier n’est pas un homme bon, mais Zeba survit et avance pour ses enfants. Un jour pourtant comme les autres, quelque chose, un bruit plus exactement, mais aussi un pressentiment, attirent Zeba dans son jardin. Quelques minutes plus tard, elle est retrouvée à genoux devant le corps sans vie de son mari et couverte de sang. L’évidence frappe le village et le chef de la police : Zeba est une meurtrière, elle a assassiné de sang-froid son mari. Elle est alors conduite en prison où elle se mure dans un silence protecteur et salvateur. Yusuf, américain, mais d’origine afghane, revient dans son pays pour aider à défendre les gens sans moyens. Bon avocat, il sera profondément bouleversé de sa rencontre avec Zeba. Déterminé à la défendre il va tout faire pour qu’elle s’ouvre à lui et lui raconte ce qui s’est passé. Mais Zeba est une femme d’honneur et elle reste silencieuse. Petit à petit, la vie en prison va prendre une saveur différente pour notre femme accusée sans preuve. Elle va vite comprendre qu’ici, règne l’injustice. Pourrait-il en être autrement dans un pays où la parole d’une femme vaut deux fois moins que celle d’un homme ?

La première chose que j’ai admirée dans ce roman c’est le soin apporté aux personnages et à leur histoire. Nadia Hashimi a pris le temps de nous dépeindre leur vie et les différents contextes, les heurts et les joies, les visions du monde et les guerres. Ainsi, nous apprenons à connaitre Zeba mais elle ne s’ouvre pas plus au lecteur qu’à son avocat. Nous comprenons toutefois rapidement que c’est une femme bien et que derrière son apparente culpabilité se cache un secret. Peut-être a-t-elle vraiment tué son mari, mais pas sans « bonne raison ». Qui était Kamal ? Comment vivait la famille ? Qui sont les membres de cette famille ? Sont-ils des gens respectables ? Quels sont leurs péchés ? Autant de questionnements et d’immersion culturelle qui, petit à petit nous plongent dans un pays que nous ne connaissons que si peu. Bien entendu, il s’agit de défendre Zeba et de lui éviter la peine de mort, donc l’aspect justice sera omniprésent. Mais cette justice se fait plus par les voies d’Allah que celles d’une véritable loi. La femme n’y a que peu de place, peu de chance de s’en sortir sitôt qu’elle est accusée. Viennent aussi les rencontres avec les autres détenues, pour la plupart accusées à tort de zina (relations sexuelles hors mariage ou adultère).

Le sentiment le plus saisissant de ce roman est très probablement l’injustice. Nous allons en croiser encore et encore. Nous devons faire l’effort de comprendre un pays qui ne fonctionne pas comme nous. Mais nous ne pouvons pas non plus tout accepter. Profondément féministe, ce roman nous donne envie de nous impliquer et d’aider ces femmes enfermées et condamnées à une mort certaine. Nous nous sentons aussi impuissants, révoltés. Mais Nadia Hashimi sait parfaitement doser les émotions et nous fera passer également de doux moments auprès de personnages variés, elle instillera l’espoir au cœur d’une prison si sombre où l’odeur de la mort imprègne chaque coin de mur. Elle nous apprendra ce qu’est l’honneur et le sens du sacrifice, mais aussi la peur, la reconnaissance et surtout l’amour. L’amour d’une mère pour ses enfants, d’une femme pour l’innocence, d’une jadugar pour la justice…

La mère de Zeba est un personnage atypique qui m’aura beaucoup marquée. Oui, Gulnaz est différente et sa réputation de jadugar n’est plus à faire. Mais elle nous réserve un tas de surprises et surtout, c’est une femme forte et indépendante qui n’a pas peur de s’élever contre les hommes et leur toute-puissance. Les codétenues, elles, ont chacune une histoire à nous raconter et bien souvent, l’émotion et la rage sont au rendez-vous. Yusuf va nous aider à comprendre à quel point le pays est empêtré par des lois et une morale qui ne tiennent plus la route. Chaque mot, chaque action nous apporte de la connaissance et de la compréhension. Nous ne ressortons pas indemnes de cette lecture, mais bien changés et les pensées se dirigent alors vers ces femmes privées de liberté bien souvent pour des crimes qu’elles n’ont pas commis ou pour leur seule faute d’aimer un homme. Soulignons enfin, l’amour des mots et des rimes dont nous gratifie Zeba tout au long de cet enfer. Encore une fois, ce roman est une réussite totale et un coup de cœur magistral.

 

Ce nouveau roman de Nadia Hashimi ne peut laisser personne indifférent. Un intense sentiment d’injustice imprègne l’histoire et nous cherchons à comprendre le sens des lois d’un pays qui ne fonctionne pas comme le nôtre. Profondément féministe, le roman nous offre également une sublime notion d’honneur et de sacrifice. Un nouveau coup de cœur, surgi de l’obscurité.

 

[Chronique] Next Stop, 4e escale de Jenny Fischer

Publié aux éditions 12-21 – uniquement en numérique – 20 juillet 2017
Merci à 12-21 pour cette lecture. 

Encore bouleversée par la fin de son séjour précédent, Emma s’apprête à découvrir une destination sauvage qui lui réserve mille découvertes. Loin de Tyler, elle espère pouvoir mettre de l’ordre dans sa vie… et dans son cœur. Mais c’est sans compter sur les plans imprévisibles de Rose… Décors exotiques, faune et flore éblouissantes et nouvelles rencontres émouvantes sont au programme de cette escale paradisiaque !

/!\ Ceci est le tome 4 de la saga romantique Next Stop. Par conséquent, peut contenir des spoilers sur les thèmes précédents /!\


Avant de me lancer dans mon ressenti livresque de cette 4e escale (ma préférée, vous êtes prévenus), je me suis amusée avec le petit test concocté par 12-21 sur leur page Facebook pour savoir quelle amoureuse je suis. Sans surprises, je ressemble, un peu, à Emma ! Vous m’en voyez ravie, si parfois la jeune femme m’agace sur certaines de ses réactions, je dois reconnaître que je l’apprécie pourtant beaucoup. Et surtout Tyler, mais bon, ça, c’est une autre histoire.

Le test ! Dites-moi en commentaire quelle amoureuse vous êtes !

Sensible et rêveuse, tu manques parfois de confiance en toi.
Tu es une amoureuse passionnée et dévouée.
Fais attention : il faut savoir se préserver !

Évade-toi avec Next Stop, de Jenny Fischer, la romance de l’été publiée chez 12-21…
Tu devrais beaucoup apprécier le personnage d’Emma, qui te ressemble un peu ! Lire la suite

Top Ten Tuesday : mes 10 marque pages préférés et plus si affinités

Mais oui, vous l’avez deviné ! Je triche ! Enfin disons que je me suis que quitte à sortir mes MP comme on dit dans notre jargon livresque, autant vous sortir des livres pour aller avec, non ? Ben si ! Comme ça on va donner un peu plus de contenu au TTT, même si trouve aussi très sympathique ce genre de thématique généraliste. (Vous savez quoi ? J’ai eu besoin de vérifier comment s’écrivait marque pages au pluriel, c’est dingue comme on perd certains automatismes de notre langue). 

10 marque pages et 10 livres Lire la suite

[Pause Thé] Un dimanche en douceur #24


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Bonjour à tous,
La dernière fois que nous prenions une pause ensemble, je vous disais que mon bureau/bibliothèque allait être chamboulé et en travaux. Malheureusement pour moi, un contretemps vient décaler cette histoire. Mais c’est pour une bonne cause, mon chéri travaille un peu plus. Donc je ne peux toujours pas vous montrer mes nouvelles installations et je nage dans un joyeux bazar livresque. J’espère que vous allez bien ? Vous profitez de votre été ?

auprogramme

  • Les librairies que je veux découvrir
  • Plaisirs de la semaine
  • Quelques photos de « reading nook » ou coin lecture

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[Chronique] Wilder de Rebecca Yarros

Publié aux éditions Harlequin &H – juillet 2017 – 457 pages
Merci à Netgalley et Harlequin pour cette lecture. 

Le marché semblait honnête : devenir la tutrice d’un étudiant en difficulté en échange d’une bourse qui permettrait à Leah de participer, tous frais payés, au prestigieux programme Study at Sea. Un an sur un paquebot sillonnant les océans. Une expérience académique de premier rang, mais aussi un défi, l’occasion rêvée de sortir de sa zone de confort.
Ce qu’elle n’avait pas prévu, c’est la personnalité de son élève. Paxton Wilder. Un regard d’acier, un corps parfait, recouvert de tatouages aussi intimidants qu’attirants, et un sulfureux parfum de danger. Leah sait qu’elle devrait garder ses distances, mais, chaque jour qui passe, le charme agit un peu plus…

Amour. Trahison. Adrénaline. Le plus addictif des cocktails.

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[Let’s talk] La lecture et nos émotions

Bonjour mes flamants,

C’est vendredi, c’est déjà le week-end grâce à notre Fête nationale et aujourd’hui je m’interroge sur nos lectures et nos émotions. C’est très certainement le fait de voir toutes ces réactions face à l’histoire qui nous est rapportée dans Forbidden, voir à quel point un roman peut toucher. Du coup, j’ai eu envie de vous poser quelques questions à ce sujet, questions auxquelles je répondrai aussi bien entendu.

Il est admis qu’une émotion consiste en une réaction à un stimulus. Ce dernier peut être affectif, environnemental ou psychologique. Nous savons aussi qu’une émotion par rapport à une situation sera ressentie différemment selon chaque individu, en rapport direct avec son état psychologique, ses capacités intellectuelles, son expérience de vie et son passé. Nous pouvons ajouter que notre ressenti évoluera aussi en fonction de nombre de fois où nous rencontrons un certain stimulus. Nos émotions ont une répercussion physique sur nous, et certaines personnes sont très douées pour les dissimuler, d’autre pour les exprimer ou encore les décrypter. N’oublions pas qu’une même situation donnera des résultats différents selon l’individu impliqué, mais aussi selon son degré d’implication, sa sensibilité, le contexte. Enfin, il faut faire la distinction entre une émotion et une sensation, cette dernière faisant référence à une perception sensorielle. Le sentiment, lui est un affectif ressenti, certes, mais ne nécessite pas de manifestation physique.
On résume ? Selon Le Petit Larousse, la définition de l’émotion est : Lire la suite