[Chronique] We are young de Cat Clarke, plus tu creuses, plus c’est sombre.

Publié dans la Collection R – Janvier 2019 – 360 pages
Traduction Fabienne Vidallet
Merci à la Collection R pour cette lecture

Ça commence par un mariage. Et un accident de voiture.
 » Percutant, déchirant et plein d’espoir, 
We Are Young est un roman à ne manquer sous aucun prétexte  » Sarah Crossan, auteur best-seller.

Le soir même où la mère d’Evan épouse  » Breakfast Tim « , présentateur vedette de la radio locale, le tout nouveau demi-frère d’Evan, Lewis, est retrouvé inconscient et grièvement blessé. Il est l’unique rescapé d’un terrible accident de voiture. 
Une tempête médiatique se déchaîne alors et tous les doigts accusateurs sont pointés sur Lewis, jeune toxico solitaire. Tout le monde semble penser que l’accident est lié à une affaire de drogue, mais Evan n’y croit pas une seconde. Aidée par son père journaliste, Harry, elle se met en tête de découvrir ce qui s’est véritablement passé le soir de l’accident. 
À mesure qu’Evan creuse dans la vie des trois adolescents morts dans le crash, elle va lever le voile sur des vérités dérangeantes et sur un secret qui menace d’anéantir sa famille… ainsi que l’ensemble de la communauté. 
À la fois fascinant et cru, déchirant et plein d’espoir, le nouveau Cat Clarke vous hantera longtemps après que vous l’avez refermé…

On est censé ressentir quelque chose quand quelqu’un qu’on connaît meurt, pas vrai?

Ah Cat Clarke. Cette autrice versatile, duelle ou taquine… Celle qui m’a donné presque autant de coups de coeur que de déceptions. Mais du coup, j’y suis un peu accro, j’avoue. D’ailleurs, le premier roman que j’avais lu m’avait tant bouleversée que j’avais aussitôt enchainé avec un autre… Malheureusement on ne peut pas tout aimer et heureusement on ne peut pas tout détester. Qu’en est-il de We are young qui affiche des vinyles brisés (oh le symbole !) en couverture ?

Ce roman est dédié à tous les sans-voix et les désespérés.

Les sujets abordés dans ce roman ne pouvaient pas me laisser indifférente. Totalement impossible, je suis passée par ce genre de problèmes. Alors forcément, j’ai pris une claque. Pourtant, il faut s’accrocher avant d’apprécier la ballade sombre que nous propose Cat Clarke. C’est disons un peu long avant d’aller dans le vif du sujet, celui que nous voulons voir danser. Et là, l’autrice vient confirmer son talent de conteuse d’histoires sombres mais indispensables : nous ne sommes pas seuls. Elle manie les problèmes tel une prodige et les expose d’une façon décomplexée et surtout déculpabilisante. Alors je ne peux pas le cacher, ce roman m’a émue, aux larmes oui, mais là tout de suite, j’ai envie une fois de plus de dire merci à Cat Clarke, elle est l’autrice qu’il fallait à la génération de jeunes d’aujourd’hui ou celle qui vient panser les plaies de l’indifférences pour les plus vieux comme moi.

La vérité est qu’on ignore toujours ce que traversent les autres, même quand on les connaît bien. On ne peut jamais savoir. C’est bien là le problème. Le mieux qu’on puisse faire, c’est d’être attentifs aux gens qu’on aime. Et espérer…

Reconnaitre la souffrance et en parler c’est déjà prouver à son lecteur « je sais ce que tu vis, je t’entends » Et, même si l’adolescence est la période de « personne ne peut me comprendre », je suis convaincue du bien fondé de ce genre de lecture. A l’instar de ces précédents romans, elle plonge dans l’adolescence et en fait ressortir les parts les plus sombres comme les plus lumineuses. Sans jamais oublier toutes les nuances ou les éclatantes et joyeuses couleurs d’un arc en ciel. Captivant, ce roman m’a finalement emprisonné et martelé mon esprit de souvenirs indélébiles. Les romans de Cat Clarke font partie de ces livres « simples et sans prétention » mais qui appuient pile là où ça fait mal et qui peuvent permettre de délier les langues. Je vous recommande Cat Clark et prescrivez les largement auprès des jeunes, ce sont des joyaux à l’état brut mais auxquels la Collection R a donné toute sa splendeur en nous permettant de les découvrir en français.

C’est le plus gros cliché de la terre, il n’en est pas moins vrai : on ne comprend ce qu’on possède que lorsqu’on l’a perdu…

Je ne veux pas vous en dire plus, je vous invite sincèrement à plonger dans cette superbe histoire, qui ne peut pas vous laisser complètement indifférents. Venez à la rencontre de sombres chemins et de d’une adolescence douloureuse mais ô combien réaliste. Une pépite tout simplement ! Vous allez aimer suivre ces personnages…

4 réflexions sur “[Chronique] We are young de Cat Clarke, plus tu creuses, plus c’est sombre.

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