[Chronique] Ceux qui voulaient voir la mer de Clarisse Sabard – par La Fille de St Jean

Publié aux éditions Charleston – Mars 2019 – 317 pages
Merci aux éditions Charleston

Petit mot de Bettie : Quand ma maman a vu que Clarisse Sabard sortait un nouveau livre, elle le voulait absolument. Les éditions Charleston me l’ayant envoyé quelques jours avant que j’aille chez elle, je lui ai apporté pour qu’elle ait la primeur de la lecture. Et elle m’en a fait cette chronique pour partager avec vous son avis. Bien entendu, quand je le lirai à mon tour, je viendrai aussi vous en parler. Sans doute dans un nouveau post histoire de ne pas tout mélanger. Cela dit, je n’ai toujours pas lu le roman de l’an dernier, Le jardin de l’oubli, il se peut qu’il passe avant. (Quand ta vie bascule dans plein de sens différents, il devient parfois difficile de trouver le stabilisateur de girouette te permettant de te poser). Sur ce, je vous laisse en compagnie de La Fille de Saint-Jean (avec un nouveau design pour ce printemps). Belle lecture.



Pour des raisons personnelles, Lilou décide de quitter Paris pour Nice avec son fils, Marius. Et en arrivant dans le Sud, elle ne s’attendait pas à s’attacher à Aurore, cette vieille dame qu’elle croise au parc et qui commence à lui raconter sa vie. Chaque jour, Aurore attend le retour de son amoureux, Albert, parti tenter sa chance à New York après la guerre. Mais malgré sa promesse, il n’est jamais revenu… Lilou décide alors de tout faire pour retrouver le grand amour de son amie. Mais à trop vouloir remuer le passé, le présent ne risque-t-il pas de la rattraper ?

Pour avoir lu plusieurs livres de Clarisse Sabard, j’avais hâte de commencer celui-ci, son tout dernier, car j’avoue avoir été dans un premier temps fortement attirée par la couverture et le titre puisque je suis une inconditionnelle de la mer ! Je me doutais donc à l’avance que j’aimerais ce roman, mais je ne m’attendais pas à passer par de telles émotions, et à voyager aussi. Peut-être que mon histoire d’amour avec l’océan n’attendait que ce roman pour vibrer. Après tout, mon pseudonyme en lui-même évoque cet attachement charnel puisque St Jean est la plage de mon enfance, de ma jeunesse de mon coeur.

En partant vivre à Nice avec son fils Marius, Lilou va y faire certes la rencontre d’Aurore qui va bouleverser sa vie, mais aussi d’autres personnages avec chacun une forte personnalité et leur vécu bien à eux. Cela va passer par Cynthia, jeune femme très atypique mais attachante, par la voisine Natacha, une Mme un peu « chochotte » et surtout très suspicieuse, mais aussi par Samuel son collègue de travail, un homme plein d’humour malgré son handicap ; puis viendra le beau Raphaël et j’en passe car je ne veux pas tout vous dévoiler ! En tout cas, Clarisse excelle une nouvelle fois dans la construction de ses personnages et a toujours là de leur donner vie d’une manière unique et attachante.

Ce que je peux vous dire, c’est que Clarisse a su nous emporter dans la tourmente des émotions suscitées par Aurore à la recherche de son amour de jeunesse. Mais Clarisse nous a également transporté dans un New York de l’après guerre et j’avoue que je m’y serais crue dans ses descriptions sont vivantes. Elle aborde des sujets graves avec douceur, bienveillance et nous rappelle combien la guerre a pu diviser les gens, les perdre, mais aussi les rapprocher quand il s’agissait de sauver une enfant juive des atrocités de cette guerre. Cette enfant juive, c’est Aurore qui va être séparée de sa famille, mais sauvée de l’enfer… mais à quel prix ? C’est tout cela qu’elle souhaite transmettre à sa petite fille Lucille en demandant à Lilou de rédiger ses mémoires. Pour avoir eu l’un de mes parents se battant pendant la guerre, je ne peux qu’avoir gravement conscience des marques que cela laisse. Quand notre vie est en jeu ou celle de ceux qu’on aime, ne serions-nous pas capables de tout ? Par la sensibilité de sa plume, Clarisse Sabard nous fait voyager, nous fait rire, pleurer et vibrer avec chaque personnage.

Bref, ce roman est une pépite émotionnelle. Là encore la plume de Clarisse a frappé fort mon cœur car je pense justement qu’elle a mis dans ce récit tout son cœur et toute son âme, belle et pure. Clarisse confirme son immense talent de romancière et je suis certaine qu’elle fera vibrer 200 000 lectrices de plus. Une autrice à suivre et que j’espère pouvoir rencontrer, car un coeur aussi lumineux, c’est rare. Un grand merci.

(A titre personnel, j’ai été touchée par « Nono » dont Aurore malgré la maladie se rappelle 50 ans plus tard).

« Ceux qui voulaient voir la mer
Ne connaissaient pas la misère
Ils avaient fait tant de rêves
Voir le soleil mourir dans la mer… »

3 réflexions sur “[Chronique] Ceux qui voulaient voir la mer de Clarisse Sabard – par La Fille de St Jean

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