[Chronique] Le chant de l’océan d’Erika Boyer, coup de coeur pour ce spin-off aux émotions maitrisées

Publié en auto-édition par Erika Boyer – 21 octobre 2018 – 260 pages
Merci à Erika pour cette lecture

La relation de Stecy et Lucas souffre de leur passé respectif et si leurs sentiments les poussent irrémédiablement l’un vers l’autre, leurs vieux démons continuent de ronger le lien fragile qui les unit.

Sur le papier, leur couple n’a aucun avenir, mais en réalité, leur amour est une évidence et ils sont prêts à tout pour être ensemble.

Face à cet océan qu’ils chérissent tant, celui-là même qui rythme leur vie, ils feront tout leur possible pour être heureux ensemble. Mais cela sera-t-il suffisant ? Pourront-ils vaincre leurs ennemis en sachant que ces derniers se cachent à l’intérieur d’eux-mêmes ?

Si vous avez aimé Rose et Ethan, vous adorerez Stecy et Lucas dans ce spin-off de ‘Le langage des fleurs’ !Ma chronique Le Langage des fleurs (2017)

Si vous lisez mes chroniques régulièrement, le nom d’Erika ne vous sera pas étranger sur le blog. J’ai en effet lu presque tous ses romans (Hyacinthe m’attend), et j’ai une grande affection pour sa plume, sa façon de décrire les émotions et de les faire suivre. Plusieurs fois, j’ai parlé d’elle en tant que « Colleen Hoover française ». Et je le pense. Mais après cette dernière lecture, je me dis qu’Erika est mieux que cela, elle est Erika Boyer, une auteure qui peut se féliciter d’écrire de jolis romans, emplis d’émotions, de thématiques sensibles, mais parfaitement abordées et de personnages si humains qu’on a alors l’impression qu’ils sont là, avec nous. Le chant de l’océan m’a bouleversée, et nous allons désormais entrer dans le vif de cette chronique.

Allez, je commence pas deux petits bémols qui n’ont pas empêché le coup de cœur d’arriver : l’utilisation trop fréquente du mot « petit.e ami.e » qui, pour moi cela ne m’a pas semblé naturel à force. Toutefois comme je le disais à Erika, dans les romans anglophones, on nous sert du « boyfriend » / « girlfriend » à outrance et on ne dit rien. Donc c’est un « faux bémol ». Et le second point : pour moi, il est indispensable de lire Le Langage des Fleurs avant de lire Le chant de l’océan. Certes, il s’agit d’un spin-off et non d’une suite, mais cela se passe dans la continuité de l’histoire d’Ethan et Rose, et quelques références sont faites alors à l’histoire de ces deux personnages étroitement liés à Stecy et Lucas.

Source : Erika Boyer (site)

Maintenant que les légers défauts du roman sont posés, nous pouvons passer à l’histoire en elle-même. Tout d’abord, même si nous sommes toujours à Lacanau, nous avons quitté l’effervescence de la saison touristique et des cours de surf. Stecy travaille toujours avec Rose et cette dernière attend sa petite fille sous le regard plus que protecteur d’Ethan. Pour vous resituer les liens, au cas où, Stecy est la sœur d’Ethan et notre charmant Lucas est le cousin de Rose. Ils sont donc tous liés, mais vous aurez le plaisir ici aussi de croiser Samuel et Samantha. Les garçons travaillent ensemble et doivent régulièrement s’absenter. Entre Lucas et Stecy, les choses ont pu déborder un peu de temps en temps, mais le malaise et le mal-être de la jeune femme freinent chaque fois les ardeurs. De plus, de son côté, Lucas a sa part d’ombre qu’il n’ose révéler. Ces deux-là sont fous l’un de l’autre, mais sont brisés et ont bien du mal à se projeter dans une réelle relation de couple. C’est donc l’évolution de cette histoire que nous allons suivre.

Toutefois, j’ai trouvé la manière de traiter les choses vraiment intéressante et pertinente. Nous ne sommes pas dans les clichés « j’ai un secret, fuis-moi, je te suis) mais bien plus dans une démarche de respect et d’amour sincère, profond. C’est même un amour qui serre le cœur tant c’est naturel et puissant. Tant ils se font mal en voulant ignorer ce qu’ils ressentent. Comme dans chacun de ses romans, Erika Boyer sait aborder des sujets sensibles et/ou tabous. Ici, je dois vous avouer que je ne m’attendais pas à une telle vague, je n’étais pas solidement attachée à ma planche (le livre donc) pour encaisser tout cela. Pourquoi ? Parce que Stecy et moi avons beaucoup trop de ressemblances et que c’en est troublant. Parce que je sais que ce qu’elle a vécu est arrivé à beaucoup de femmes. Parce ce que, ce qu’elle ressent à son égard est tellement destructeur qu’on fait souvent le faux pas nous conduisant à ruiner notre estime de nous-mêmes. Il faut avoir vécu la dépression pour en parler aussi bien qu’Erika le fait. Loin des préjugés, au plus proche d’une réalité douloureuse qu’il n’est pas si simple de transformer. Pour moi, le thème est important et j’ai besoin de le voir traiter de la « bonne » façon.

La narration se fait à la première personne et les points de vue alternent entre Stecy et Lucas. Nous apprenons rapidement mieux à les connaitre et surtout nous comprenons l’attachement incroyable qu’ils ont envers Rose et Ethan. Les liens sont solides et purs, dénués d’intérêt, mais remplis d’amour et d’entraide. Stecy comme Lucas sont touchants, autant l’un que l’autre, car ce qui les dévore est intense, sombre et la lumière ne parvient pas à s’y faufiler. Un pas avant, 4 en arrière, c’est parfois ce qu’il semble se passer. Mais comment lutter contre un amour aussi brûlant ? Lucas est un homme incroyable, il est respectueux et tendre, intelligent et pourtant marqué par la vie. Nous aurons l’occasion de le voir s’illustrer dans d’autres contextes que celui de partenaire et nous ne pouvons que l’aimer encore plus. Bien entendu, j’ai aimé Stecy, elle est parfois réservée, se flagelle sans cesse pour des choses dont elle n’est pas responsable, se sent de trop et ne réalise pas vraiment son état. C’est une jeune femme adorable qui peut être un véritable rayon de soleil pour les autres sans même s’en rendre compte. Il suffit de se souvenir de ce qu’elle a fait pour Rose… Je suis tombée amoureuse de ces deux personnes, amoureuse de leur amour et j’avais envie de panser chacune de leurs blessures pour qu’ils puissent vivre heureux.

Le style d’Erika ne cesse de s’améliorer et parfois je me dis que Pardon est déjà si loin. Pourtant, il était déjà magnifique. Pour être honnête avec vous, je ne pensais pas aimer Le chant de l’océan à ce point ! Pour moi, avec Sous le même ciel, Erika avait franchi un cap déterminant et je me demandais vraiment si elle pourrait faire aussi bien après. Mais pas de crainte, elle a trouvé sa plume parmi une constellation, et chaque étoile est bien décidée à la suivre et la soutenir. Erika, à l’image de Stecy, tu illumines la vie des autres, ne doute jamais de toi. C’est une déclaration d’amour à ta plume, mais aussi à la personne que tu es, du moins ce que j’en saisis à travers nos échanges et tes livres. Si je devais résumer tes romans en de brefs mots, je dirais : amour, bienveillance, respect, tolérance.

Sachez par ailleurs que le roman peut se vanter de n’entrer dans aucun des clichés cités par Le journal d’une fan. Certes, on parle un peu des yeux, mais rien à voir avec tout ce que l’on peut lire dans certaines formes de romances. Vous le savez, je suis en panne dans le domaine romance et franchement que cela m’a fait du bien re lire une histoire aussi belle que celle écrite par Erika. 

Avec des personnages terriblement humains, des émotions et sentiments palpables et des situations parfaitement réalistes, Erika m’a entrainée vers un nouveau coup de cœur. Je garde donc précieusement dans mon cœur ces « nouveaux » personnages bien au chaud contre mon cœur et me nourris de leur chaleur et amour. Mention spéciale pour Lucas qui nous démontre bien ce que l’amour peut conduire à faire et c’est beau !

COUP DE COEUR 

J’ai relevé des petits bémols et ils sont listés en début d’article. Mais des petits défauts n’empêcheront jamais le coup de cœur à mon sens. Le texte m’a touchée profondément et je n’en attendais pas autant. J’ai trouvé cette histoire infiniment plus complexe et délicate que pour Le langage des fleurs. Bravo, Erika pour les astucieux clins d’œil qu’on apprécie grandement quand on lit tous les romans d’une personne. Merci à toi de ta confiance. 

RDV sur le site d’Erika. Le chant de l’océan sera disponible en auto-édition le 21 octobre prochain. Ne loupez pas le rendez-vous avec Lucas et Stecy, promis ils vous emmènerons voir l’océan.

17 réflexions sur “[Chronique] Le chant de l’océan d’Erika Boyer, coup de coeur pour ce spin-off aux émotions maitrisées

  1. Bulles de Plume dit :

    J’avais vaguement entendu parler de cette auteure et j’avoue qu’en lisant ton avis sur ce livre, j’ai très envie de le découvrir ! (bon du coup, je vais voir aussi pour Le chant de l’océan que tu conseilles de lire au préalable!)

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  2. Erika Boyer (@eb_auteur) dit :

    Tu le sais, j’attends toujours ton avis avec impatience. Je l’attends sur des livres qui me tentent, sur des livres que j’ai aimés et pas toi (ou l’inverse) pour connaître ton point de vue et échanger, et bien sûr, sur mes livres… Tu es là, avec moi, depuis le premier jour, c’est toujours beaucoup d’émotions pour moi de voir que tu me lis encore et de savoir que tu aimes ce que j’écris.

    Cette histoire est particulière et ton avis comptait encore plus parce que je savais qu’un des sujets te parlerait beaucoup. Je sais aussi que chacun vit les choses différemment et j’avais peur que ma façon d’avoir vécu la maladie soit trop éloignée de la tienne, que tu ne parviennes pas à t’identifier et que, forcément, cela t’empêche d’apprécier l’histoire. Savoir ce que cela n’a pas été le cas, plutôt le contraire même, c’est vraiment important pour moi, et rassurant.

    Je note les bémols cités, merci ! Je ferai attention pour le « petit.e ami.e » à l’avenir et je pense que si je devais refaire une histoire comme ça, au lieu de le qualifier de « spin-off » je le mettrai en série avec « tome 1, tome 2 » ^^

    Merci pour toutes les belles choses dites au sujet de ce roman, merci de m’avoir lu déjà, et merci de participer à l’aventure de la constellation de la Plume, jolie étoile ♡ En bref, merci !

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