Ces sorties qui font envie : Non, je n’aurais pas dû me renseigner sur la rentrée littéraire, Partie 1

Chers lecteurs,

Je vais vous présenter ici les livres qui, hier, lors d’un début d’insomnie, m’ont séduit au détour d’un clic sur une page puis une autre. Et encore, je ne suis pas allée sur le site des éditeurs, je tiens à pouvoir manger les mois qui arrivent et nourrir mes animaux. En revanche, la sélection Rentrée que j’ai vu sur Amazon (oui bouhhh si vous voulez, j’ai rien acheté, j’ai regardé comme on regarde une vitrine en se promenant) m’a fait miroiter de beaux romans.  Alors qu’est-ce qui me tente dans la Rentrée Littéraire 2018 ? Vu que cet article va présenter beaucoup de titres, je vais aller droit au but : Titre, Auteur, ME, Date de sortie et quatrième. Allez, c’est parti pour ce premier tome de sélection. 

Petite précision : je ne vais pas aborder dans ce premier article les livres YA. Les merveilles sont au rendez-vous, n’en doutez pas mais cela fera parti d’une prochaine sélection.

Aux éditions Rivages, je commence avec cette brique de 800 pages (j’aime les pavés!) : Helena de Jéremy Fel – 22 août 2018

Kansas, un été plus chaud qu’à l’ordinaire.
Une décapotable rouge fonce sur l’Interstate. Du sang coule dans un abattoir désaffecté. Une présence terrifiante sort de l’ombre. Des adolescents veulent changer de vie. Des hurlements s’échappent d’une cave. Des rêves de gloire naissent, d’autres se brisent.
La jeune Hayley se prépare pour un tournoi de golf en hommage à sa mère trop tôt disparue.
Norma, seule avec ses trois enfants dans une maison perdue au milieu des champs, essaie tant bien que mal de maintenir l’équilibre familial.
Quant à Tommy, dix-sept ans, il ne parvient à atténuer sa propre souffrance qu’en l’infligeant à d’autres…
Tous trois se retrouvent piégés, chacun à sa manière, dans un engrenage infernal d’où ils tenteront par tous les moyens de s’extirper. Quitte à risquer le pire.
Et il y a Helena…

Jusqu’où une mère peut-elle aller pour protéger ses enfants lorsqu’ils commettent l’irréparable ? Après Les loups à leur porte, Jérémy Fel aborde cette vertigineuse question dans une grande fresque virtuose aux allures de thriller psychologique.

Aux éditions des Équateurs (je ne connaissais pas), Anomalie de Julie Peyr – 23 août 2019

Au milieu des années 1980, dans ce qu’on appelle encore la banlieue rouge, Leila, 12 ans, et son cadet de deux ans, Mehdi, poussent en liberté entre les tours de leur cité HLM, l’école, la fête de l’Huma et le bord du fleuve, à la recherche de nouveaux territoires à conquérir.
À la piscine municipale, ils rencontrent Mai qu’une scoliose oblige à nager toutes les semaines. Sur une bande son où Michael Jackson apostrophe Earth Wind & Fire, les trois enfants se découvrent, s’apprivoisent et se séduisent avec l’intensité de leur âge.
L’anomalie est cette poésie sauvage de la préadolescence. Ce moment suspendu dont on ne revient jamais tout à fait.

Aux éditions Albin Michel, plusieurs titres ont retenu mon attention. La maison sort du très lourd, vous allez pouvoir le constater.

Le malheur du bas d’Inès Bayard – 22 août 2018

« Au coeur de la nuit, face au mur qu’elle regardait autrefois, bousculée par le plaisir, le malheur du bas lui apparaît telle la revanche du destin sur les vies jugées trop simples. »

Dans ce premier roman suffoquant, Inès Bayard dissèque la vie conjugale d’une jeune femme à travers le prisme du viol. Un récit remarquablement dérangeant. Premier roman.

Modèle vivant de Joann Sfar – 29 août 2018

C’est l’histoire d’un professeur de dessin qui s’appelle Joann Sfar. La direction des Beaux-Arts le réveille aux aurores afin de régler le problème du harcèlement sexuel à l’école. Rien que ça ?
C’est l’histoire d’une époque qui ne veut plus qu’on la représente. Les modèles se révoltent, vous arrachent les pinceaux des mains et vous disent : je vais le faire moi-même, mon portrait.Féroce et pertinent : tout l’art de Joann Sfar.

La boîte de Pandore de Bernard Werber (j’ignore s’il est vraiment considéré comme RL mais je me base ici sur une période et non une étiquette) – 26 septembre 2018

Il y a peut-être plusieurs personnalités cachées en vous.
Savez-vous qui vous êtes vraiment ?

Aux éditions Philippe Rey, Au grand lavoir de Sophie Daull – 23 août 2018

Le roman d’un meurtrier et de la fille de sa victime, liés par une quête de pardon.
Une romancière participe à une émission littéraire télévisée à l’occasion de la parution de son premier livre. Elle ne se doute pas qu’au même moment son image à l’écran bouleverse un employé des Espaces verts de la ville de Nogent-le-Rotrou. Repris de justice pour un crime commis il y a trente ans, menant désormais une vie bien rangée, ce dernier est confronté de façon inattendue à son passé, à son geste, à sa faute.
Car la romancière est la fille de sa victime. Et, dans cinq jours, elle viendra dédicacer son ouvrage dans la librairie de la ville.
Un compte à rebours se déploie alors pour cet homme solitaire, dans un climat à la fois banal et oppressant, en attendant le face-à-face qu’il redoute mais auquel il ne pourra se dérober.
Dans ce texte où chaque personnage est en quête d’une réparation intime, Sophie Daull intervient pour affirmer la fidélité qu’elle voue aux disparus, aux fleurs et aux sous-préfectures.
Un roman brillamment construit sur les ambiguïtés du désir de pardon.

Aux éditions L’Observatoire, Réelle de Guillaume Sire

Enviée, choisie, désirée : Johanna veut être aimée. La jeune fille ne croit plus aux contes de fée, et pourtant… Pourtant elle en est persuadée : le destin dans son cas n’a pas dit son dernier mot. Les années 1990 passent, ses parents s’occupent d’elle quand ils ne regardent pas la télé, son frère la houspille, elle danse dans un sous-sol sur les tubes à la mode, après le lycée elle enchaîne les petits boulots, et pourtant… Un jour enfin, on lui propose de participer à un nouveau genre d’émission. C’est le début d’une étrange aventure et d’une histoire d’amour intense et fragile. Naissent d’autres rêves, plus précis, et d’autres désillusions, plus définitives. L’histoire de Johanna est la preuve romanesque qu’il n’y a rien de plus singulier dans ce monde qu’une fille comme les autres.

Aux éditions du Rouergue, Ma dévotion de Julia Kerninon, 22 août 2018

Après vingt-trois ans de silence, Helen et Frank se croisent par hasard sur un trottoir de Londres. Dans le choc des retrouvailles, la voix d’Helen s’élève pour livrer à Frank sa version de leur vie ensemble, depuis leur rencontre en 1950, à Rome, alors qu’ils étaient encore adolescents, jusqu’à ce jour terrible de janvier 1995, qui signa leur rupture définitive. Elle retrace l’éblouissante carrière de peintre de Frank, et tout ce qu’il lui doit, à elle, sa meilleure amie. Leurs deux destins exceptionnels, la force implacable qui les lia et les déchira, Julia Keminon les peint avec subtilité, dévoilant en profondeur la complexité des sentiments – cette dévotion d’une femme à l’égard d’un homme, si puissante et parfois dangereuse.

La papeterie Tsubaki de Ito Ogawa – 23 août 2018 aux éditions Picquier

Hatoko a vingt-cinq ans et la voici de retour à Kamakura, dans la petite papeterie que lui a léguée sa grand-mère. Le moment est venu pour elle de faire ses premiers pas comme écrivain public, car cette grand-mère, une femme exigeante et sévère, lui a enseigné l’art difficile d’écrire pour les autres.
Le choix des mots, mais aussi la calligraphie, le papier, l’encre, l’enveloppe, le timbre, tout est important dans une lettre. Hatoko répond aux souhaits même les plus surprenants de ceux qui viennent la voir : elle calligraphie des cartes de v ux, rédige un mot de condoléances pour le décès d’un singe, des lettres d’adieu aussi bien que d’amour. A toutes les exigences elle se plie avec bonheur, pour résoudre un conflit, apaiser un chagrin.
Et c’est ainsi que, grâce à son talent, la papeterie Tsubaki devient bientôt un lieu de partage avec les autres et le théâtre des réconciliations inattendues.

Ásta de Jón Kalman Stefánsson, aux éditions Grasset – 29 août 2018

Reykjavik, au début des années 50. Sigvaldi et Helga décident de nommer leur deuxième fille Ásta, d’après une grande héroïne de la littérature islandaise. Un prénom signifiant – à une lettre près – amouren islandais qui ne peut que porter chance à leur fille… Des années plus tard, Sigvaldi tombe d’une échelle et se remémore toute son existence  : il n’a pas été un père à la hauteur, et la vie d’Ásta n’a pas tenu cette promesse de bonheur.
Jón Kalman Stefánsson enjambe les époques et les pays pour nous raconter l’urgence autant que l’impossibilité d’aimer. À travers l’histoire de Sigvaldi et d’Helga puis, une génération plus tard, celle d’Ásta et de Jósef, il nous offre un superbe roman, lyrique et charnel, sur des sentiments plus grands que nous, et des vies qui s’enlisent malgré notre inlassable quête du bonheur.


Voilà, je m’arrête ici pour aujourd’hui. J’en ai bien d’autres à vous montrer mais on se fera une session la semaine prochaine.

En attenant, dites moi si vous avez commencé à repérer de jolies choses ! 

19 réflexions sur “Ces sorties qui font envie : Non, je n’aurais pas dû me renseigner sur la rentrée littéraire, Partie 1

  1. Ness dit :

    J’ai également repéré « Ásta » que je compte bien lire (on peut d’ailleurs le demander sur Netgalley, si jamais ça t’intéresse). J’ai eu l’occasion de lire « D’ailleurs, les poissons n’ont pas de pieds », du même auteur, et j’espère bien être autant touchée par son nouveau roman que je l’avais été à l’époque.

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  2. Audrey dit :

    Je ne suis jamais de bien près la rentrée littéraire, mais La papeterie Tsubak me tente bien voire beaucoup 🙂 Mais c’est souvent le cas avec les sorties des éditions Philippe Picquier…

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