[Chronique] Big Bones de Laura Dockrill, le journal alimentaire et désinvolte d’une grosse qui s’assume

Publié aux éditions Collection R – Avril 2018 – 493 pages
Traduction Blandine Longre
Merci à la Collection R pour cette lecture

Je ne suis pas grosse, j’ai juste de gros os !
Salut, moi, c’est Bluebelle, alias BB, alias Big Bones, rapport à mes « gros os ». J’ai seize ans, je suis une gourmande, et je ne m’en cache pas. En même temps, ce serait un peu difficile à dissimuler, vu mes rondeurs…
Seul souci, après une crise d’asthme, maman m’a emmenée chez un médecin qui m’a OBLIGÉE à tenir un journal de ce que je mange.
Sauf que moi, je m’aime comme je suis, et je n’ai aucune envie de guérir puisque je ne suis pas malade !

Bourré d’humour et d’amour, Big Bones est un délicieux pied-de-nez à la grossophobie.
À consommer sans modération !

Avant de commencer : cette chronique va être longue. Très très longue, car il y a beaucoup de choses à dire sur ce roman. Ainsi, si vous voulez juste un avis global, sautez directement à ma section en bref en bas d’article, cela devrait être suffisant. Si vous voulez un avis complet et bien, c’est ci-dessous.

Roman ou journal alimentaire ? Je vais l’annoncer dès le départ, je n’ai pas vraiment apprécié cette lecture. Je n’ai pas détesté non plus cela dit. Quand on a été gros toute sa vie, du moins d’aussi loin que je m’en souvienne et avec des périodes de « je suis juste un peu ronde » pour alléger le fardeau (sans mauvais jeu de mots ni aucune grossophobie), on attend des choses bien particulières d’un livre qui parle des gros. Bien entendu, on sait d’entrée de jeu qu’on ne va pas échapper aux remarques acérées et à la grossophobie : c’est la dure réalité des gros. Hommes ou femmes. Jeunes ou vieux. Lorsque vous êtes gros, le regard que les gens portent sur vous est différent, biaisé par ce que la société a réussi à imposer comme « norme ». Eh oui, vous pouvez me parler d’IMC, j’en ai tristement conscience. Régime ? NO WAY, je me suis fait avoir une fois, pas deux. Mais contrairement à BB, notre héroïne, moi je n’ai aucun amour pour la bouffe. AUCUN. Je ne veux pas faire mon procès, mais les points que j’explique permettent de mieux comprendre pourquoi j’ai eu du mal avec ce roman. Je suis végétalienne, je ne mange donc aucun produit d’origine animale, je ne consomme pas de gluten, pas d’aliments frits ni gras, pas de sodas, pas de sucres ajoutés et d’ailleurs très peu de sucre au quotidien. Et je suis grosse. OUI. Car parfois l’obésité n’est pas une question de bouffe. Je voulais juste déposer ça ici avant d’aller plus loin dans l’exploration de Big Bones.

BB a de gros os. C’est pour moi un début prometteur. En effet, quand j’étais gosse, mon médecin de famille (un homme exceptionnel) avait tenté de me faire comprendre que ma morphologie ne se prêtait pas à une minceur « idéalisée » (et encore on était dans les années 90 avec la norme mensurations 90-60-90). Au-delà d’avoir visiblement de gros os, j’étais plus au moins condamnée à être grosse. N’allez pas croire qu’il m’a conditionné, oh non. J’ai lutté. J’ai chuté. J’ai pleuré. J’ai détesté mon corps. Et puis il y a eu une très brève période où je l’ai aimé. Avant de retomber, de me rendre compte que ma graisse me dérange. Pas sur les autres. Sur moi. BB, elle, vit très bien son obésité. De plus, elle revendique une certaine fierté, une indépendance et une addiction à la nourriture. Si vous lui demandez ce qu’elle aime dans la vie, elle vous répondra : manger. Bien sûr, cela cache des choses, l’histoire nous entraine plus loin. Mais à mon sens, pas assez. J’ai eu l’impression de lire un combat façon catch, entre BB qui revendique être grosse, mais aussi de s’aimer (et ça, bravo, pas de soucis) et les autres avec leurs regards dégoutté, voire les remarques assassines. Au début du roman, la jeune fille va chez le médecin. Nous arrivons à la période des grandes vacances scolaires et notre Londonienne a pris une résolution : elle ne retournera pas au lycée, elle commencera un apprentissage là où elle a un travail étudiant. Pour cela sa mère lui demande de répondre aux exigences de son infirmière : tenir un journal alimentaire (et c’est donc ce que nous allons lire) et faire du sport (parce que c’est bien connu que si tu es gros, t’as plus qu’à bouger ta graisse!). Entre journal alimentaire, job d’été, émois et quête identitaire, l’été de Bluebell va être rythmé. Surtout avec deux dalmatiens pas franchement futés, une petite sœur reine de Parkour et des parents insolites…

Ma chronique va s’organiser un peu différemment que d’habitude. Le sujet me touchant de près, il me semble difficile de faire autrement. L’héroïne a 16 ans et je me souviens parfaitement ce que cela fait d’avoir seize ans et d’être grosse. (Au moins ai-je eu la chance de traverser cela à une époque où les réseaux sociaux n’existaient pas). Je vous propose aussi des passages commentés et des informations extraites d’interview de l’autrice, dans le but de mieux appréhender son ouvrage. Car s’il ne m’a pas marquée, ce ne sera peut-être pas la même chose pour d’autres personnes.

Le journal alimentaire : ami ou ennemi ?
Pour BB, ami. Au-delà du journal alimentaire, son cahier lui permet de coucher ses émotions, ses doutes, ses forces et aussi ses faiblesses. S’il est difficile de se confier dans la vie quotidienne, le journal vient à son secours. Pour le lecteur, le journal devient bien trop rapidement son ennemi. Quel ennui, que de redondance, quel écœurement, parler de nourriture à outrance dans le moindre détail de la préparation à la digestion ! J’étais véritablement écœurée et il faut attendre la page 250 pour qu’enfin une intrigue digne de ce nom prenne place (et encore). Bien entendu, un journal n’a pas forcément d’intrigue, mais croyez-moi lire la recette du hachis parmentier à 1 h du matin voir au petit déjeuner… non merci.
Bien évidemment, BB va pouvoir réaliser ce qu’elle mange. Mais, fidèle à elle-même elle ne se remettra pas vraiment en question sur cela. Seule la perspective du sport sera sur le devant de la scène, mais alors d’une manière intelligente : faire du sport pour avoir un corps en forme et en prendre soin : oui. Faire de l’exercice pour maigrir : non, du moins ce n’est pas le propos ici et en aucun cas l’autrice ne va venir tourmenter ses lecteurs à base de « si tu faisais du sport tu ne serais pas si gros ». Jamais.
Enfin, notez bien que le journal alimentaire est la trame même du roman et que chaque chapitre sera le nom d’un plat, d’un dessert…

Les remarques assassines et culpabilisantes

« – Tu vois, me dit cette fichue infirmière, c’est égoïste d’être aussi grosse. Tu fais pleurer ta mère.
Oh, ferme ta grande gueule, toi ! Je me retrouve en train de débattre en silence avec elle. Je prends la défense de ma graisse.
– Mais je suis en bonne santé. Je mange hyper sain. Je comprends pas ce que… Maman, pleure pas.
– Si tu te nourrissais sainement, tu ne serais pas obèse à ce point. »

Un peu dur, n’est-ce pas ? Mais tellement classique ! Je ne compte pas le nombre de fois où mon oncle m’a dit que j’étais trop grosse, que ma tante a renchéri… Vous savez ce genre de remarques ou par la suite vous savez que si vous prenez une frite de plus, le quartier entier va être au courant et vous regardera d’un air moqueur. Toutefois, la mère de BB fait de son mieux et il est de son devoir de sensibiliser sa fille. Au-delà de l’aspect santé, nous avons ici une belle valeur, à mon sens, de prévention : la mère veut protéger sa fille de la souffrance imposée par les regards et remarques des autres. Maladroitement, mais quand même. Sauf que BB, elle, se trouve belle et aime son corps !

 » – Elle a plutôt l’air d’avoir besoin d’un taco.
– Vous êtes TROP ! rigole Alicia. Vous alors. Sois une bonne copine solidaire, Cam ! (Cam EST une bonne copine solidaire.) Tu dois aider BB à se faire un corps à bikini.
– Elle a un corps à bikini ! riposte Cam. Elle possède un corps ET plusieurs bikinis.
À ces mots, Alicia plisse le nez de dégoût. C’est sans doute imaginer ma chair qui tremblote dans un bikini qui la rend malade. »

Contexte : Alicia est la boss de BB, elle n’est pas bien futée et ne cesse de faire remarquer à Bluebelle qu’elle est trop grosse. Tout est prétexte à parler de ce corps qu’elle ne valide pas. Si cela sonne trop gros dans l’intrigue nous avons ici de sombres réalités d’exposées, bien imprégnée de grossophobie. D’une part, un corps gros est « dégoûtant » à regarder selon Alicia, ce que prouve le jugement porté. D’autre part, on affiche une forme de harcèlement décomplexé. En aucun cas BB n’a à subir ces remarques et pourtant, elle encaisse. Elle n’a que 16 ans et même si elle connait par cœur les piques et insultes, difficile de les éviter. Alors BB fait en sorte que cela ne l’atteigne pas.

Gros et l’afficher, la surprenante désinvolture de BB

« Même quand mon cerveau fait de son mieux pour l’affubler de plis de graisse et de bourrelets, ça ne marche pas. Contrairement à moi, elle ne saura jamais ce que c’est d’être pesante. Jamais.
– Comment tu fais pour rester aussi mince, Dove ?
Je tourne prudemment ma question : je n’ai pas envie qu’elle s’imagine que je veux être différente de ce que je suis. Et en PLUS je ne veux pas qu’elle pense que je la trouve trop maigre, dans le mauvais sens du terme, car la maigreur est tout aussi mal vue que la corpulence. Quand par exemple les gens vous disent : « T’as tellement de chance d’être si maigre. » S’ils n’ont pas envie de l’être, c’est tout aussi blessant que de traiter quelqu’un de gros. C’est drôle qu’on trouve grossier de traiter les autres de gros, mais pas de maigre. Les personnes maigres peuvent elles aussi être complexées. »

J’ai vraiment aimé ce passage où BB intègre tous les corps dans les complexes possibles. Elle n’envie pas les maigres, les minces, les ronds, les gros. Elle a son corps et même si c’est une jeune fille encore bien peu mature, au moins accepte-t-elle chez les autres ce qu’elle souhaite qu’on accepte chez elle. Car, croyez-moi, vous pourrez toujours être le gros de quelqu’un, et certaines personnes, concernées médicalement par le terme d’obésité, préfèreront le projeter sur quelqu’un d’autre.
Bluebell se trouve belle et s’aime, elle n’a pas honte de le dire. Elle est habituée aux remarques et regards haineux et n’en fait plus cas. À 16 ans, bravo. Seulement à cet âge-là, la demi-mesure n’est pas au point… et BB se fiche de tout, elle estime qu’on n’a pas à lui dicter quoi que ce soit, même si sa santé pourrait alors être en jeu. Bornée, elle ne se remet pas en question. Insolente et désinvolte, elle trace sa route et ne parvient toutefois pas vraiment à se trouver. Lâcher la bride sur la désinvolture, se pourrait-il que ce soit SA solution ?
Je vais être franche, je ne me suis pas vraiment attachée à ce personnage, ce qui du coup gâche la lecture. Ce n’est pas en raison de son âge, je lis beaucoup de YA et je conçois parfaitement qu’on ne peut pas être mature totalement si jeune, d’ailleurs avec presque 20 ans de plus, je ne pense pas être aboutie non plus (je pratique l’autodérision, comme BB.) Toutefois, quand son monde vacille, nous découvrons une tout autre facette de la jeune fille, la carapace se fissure…

Ce roman fait-il vraiment tomber les tabous ? À quel prix ?
Certaines scènes du roman sont particulièrement impudiques, et c’est le moins que l’on puisse dire. Très honnêtement, il y a un passage entier du roman que j’aurais préféré ne pas lire. Pourtant, ce n’est que réalisme. Authentique, Bluebell n’épargne rien à son journal alimentaire. Y compris les détails de son transit. De plus, BB ne vit pas dans une famille comme toutes les autres. Non pas que la sienne soit mieux ou moins bien que la moyenne, mais elle est plutôt délurée. Les relations parentales sont bien particulières et il devient alors facile de rejeter la faute sur cette problématique pour ce qui est de la prise de poids. Toutefois, l’autrice contournera cette piste de manière habile. Il est certain que BB n’est ni à plaindre ni à envier. L’autrice m’a convaincue en n’hésitant pas à afficher le dysfonctionnement parental ainsi que le regard porté par le père sur chacune de ses filles. L’homme n’est pas mauvais, juste conditionné par une triste réalité. Toutefois, je reste persuadée qu’on peut faire tomber des tabous sans pour autant entrer dans une intimité étroite. Je ne suis pas choquée, seulement un peu blasée de la surenchère.

D’autre part, le livre se veut également ouvert sur les orientations sexuelles. Il aurait été dommage, quand même, que ce ne soit pas le cas quand on prône la tolérance. BB, pourtant pétrie d’immaturité, nous donne un point de vue magnifique à ce sujet :

« L’idée d’une maison pleine de fille me plaît bien. Si ça se trouve, on n’a même pas besoin qu’un homme, d’un pas lourd, impose sa présence. Je finirai peut-être avec une femme. Nous sommes tout humains. Les hommes et les femmes. On ne peut pas savoir de qui on tombera amoureux ; on tombe amoureux d’une personne. Pas d’un sexe. »

La prise de conscience. Mais la réalité ? Peut on tout dire dans un roman sous prétexte qu’il est justement écrit du point de vue d’une grosse ?
BB est entière, c’est ça l’adolescence. On ne se mesure pas, on est passionné, nous on sera mieux que les vieux, n’est-ce pas ? Soif de vivre, de croquer la vie à pleines dents. Alors oui BB n’est pas très adulte, mais en même temps elle n’a que 16 ans, laissons-là grandir à son rythme, apprendre ce qu’elle souhaite de sa propre vie. De là à absolument tout nous dire ? Vraiment, je ne sais pas. Certaines choses sont assez difficiles ou carrément dégoutantes même si naturelles. Toujours est-il que j’applaudis l’autrice d’avoir osé. Même si elle m’a collé la nausée. En revanche, j’ai adoré ce qu’elle a pu dire des sessions de sport, je ne vais pas développer, mais c’est d’une justesse incroyable.
La question qui m’est venue est la suivante : si le journal était écrit du point de vue d’une personne « dans la norme », aurions-nous toléré autant de haine ? Non, certainement pas. Pourtant BB tient des propos haineux, envers elle-même, et personne ne dit rien car elle est grosse. Si sa petite soeur lui dit, ça passe parce que c’est l’honnêteté au coeur de la famille. Un inconnu, ça ne passe pas. Pourtant, je n’arrive pas à comprendre la surenchère de l’autrice avec toutes ces remarques et descriptions maladroites au sujet du corps de ceux qu’on appelle les gros.

Grosse ? Ronde ? Enrobé ? Mince ? Maigre ? Et si nous cessions de coller des étiquettes humiliantes aux gens ?
Au-delà de l’aspect médical, qu’est-ce que cela peut faire que des gens soient gros ou maigres ? Anorexie ou obésité « morbide », même combat ? Les différences génétiques viennent-elles au renfort de la culpabilité ?
Je rebondis sur une phrase tellement pertinente de BB. Une triste réalité encore, que la jeune femme expose de manière crue, ce qui contraste totalement avec son attitude égoïste et immature. Au moins le personnage prend de la consistance au cours de cet été de journal alimentaire :

« C’est surtout parce que quand je dis que je suis grosse les gens font : « Mais non. »
Ce qui signifie forcément que je le suis. Ce n’est pas grave. J’ai appris que les gens, en secret, aiment bien ça quand certaines personnes ne s’aiment pas, parce que ça leur donne du pouvoir. C’est une preuve de faiblesse. Et je n’ai pas l’intention d’être ce genre de personne. JAMAIS. Sinon, en me comportant ainsi, la seule que je n’aimerais pas, ce serait moi. »

Pour ce qui est de la génétique, c’est ici quand même quelque chose d’assez déconcertant, car BB ne peut pas prétendre que c’est de famille alors qu’aux yeux de tout le monde sa sœur est très mince. Les gens auraient-ils un détecteur de gènes de l’enrobage moelleux ? En tout cas, quoi qu’il en soit, si le rythme est terriblement mou et qu’on a parfois du mal à avancer, nous ne pourrons pas enlever à l’autrice son formidable message d’acceptation de soi, de confiance en soi, de respect et de tolérance. Soyons ce que nous voulons être, assumons ce que nous sommes.


L’autrice répond

Son inspiration : les jeunes qui ont honte de leurs corps, ses propres journaux intimes dont les propos étaient très négatifs, impitoyables envers elle-même. Ici, nous lirons un journal assumé et positif.

Les lecteurs aux fourneaux, thérapie par la cuisine, yes or no ? En tout cas, l’autrice incite chacun à cuisiner, se faire plaisir, sourire ! Profiter de chaque instant sans trop se torturer.

Le lien inspirant : (en anglais) L’auteure adresses ses excuses à la nourriture via le rapport qu’elle entretenait avec. C’est rafraichissant et de lire ce qu’elle peut dire autour de son livre est plaisant. Nous comprenons que la démarche de Laura est sincère et motivée par une réelle envie d’aider chacun à s’aimer, qu’importe le corps, les cicatrices, les marques…

Le mot de la fin par l’autrice“You are powerful. You are strong. You are taking care of yourself. You’re here and alive and doing well. And living out loud.” (même source que pour le lien inspirant.) Pour Laura Dockrill il est important avant tout de prendre soin de soi, de s’occuper de notre corps.

Source 

En bref, je suis déçue de ma lecture, mais je pense sincèrement que c’est parce que je ne m’attendais pas à un tel angle de vue, façon journal. Le traitement de l’histoire est finalement assez inattendu, mais terriblement plat. J’ai passé environ 250 pages à m’ennuyer, à me sentir nauséeuse face à toute cette opulence de nourriture et l’apologie du gras. Oui, il faut avoir un rapport sain avec la nourriture et avec son corps, mais certains détails n’étaient absolument pas nécessaires. De l’ennui, une héroïne pas si convaincante… dommage cela vient affaiblir le vrai message positif. 

Eh oui, même si j’ai pu mieux comprendre l’ouvrage en faisant quelques recherches, il n’en reste pas moins vrai que ce livre m’a ennuyée profondément et que j’ai dû me faire violence pour le terminer. Moins de nourriture, plus d’aventures, ça m’aurait plus plu. Toutefois, je pense que ce roman est important, notamment pour les adolescents qui s’infligent la haine de leur corps. Pourvu qu’il aide à faire bouger les mentalités et apprendre à s’aimer.

« Je veux juste être une fille. Épicée avec l’assaisonnement qui est le mien, celui qui fait que je suis moi. »

Illustrations alimentaires : Pexels

51 réflexions sur “[Chronique] Big Bones de Laura Dockrill, le journal alimentaire et désinvolte d’une grosse qui s’assume

  1. Je vois beaucoup d’avis en demi-teinte et je pense que ton avis a achevé de me convaincre: je ne le lirais pas. Non pas parce que les autres n’ont pas aimé, mais parce que les arguments que tu donnes sont ceux que je craignais le plus malheureusement.
    C’est dommage car j’attendais beaucoup de ce roman!

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  2. Je viens tout juste de le terminer, et j’ai aussi du me faire violence pour le terminer. Toute cette description de nourriture m’a écoeuré! Heureusement l’histoire avec Dove est là pour redonner du rythme

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  3. Certaines idées sont très bonnes et devraient pouvoir aider certain(e)s adolescent(e)s à s’accepter, mais le traitement sous forme de journal alimentaire n’est pas pour moi. Par contre, j’ai aimé la manière dont tu as structuré ta chronique, ça permet quand même de bien faire ressortir les points forts du roman et les éléments importants. Et c’est finalement ce qui semble le plus important.

    Aimé par 1 personne

    • Tout à fait, le plus important c’est ce qui en ressort niveau messages. Si en plus l’histoire était au top, cela aurait pu faire un vrai chef d’oeuvre. J’espère en tout cas qu’il trouvera son public.

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  4. Hello, alors ton article très complet permet de faire connaissance avec l’histoire et le façon dont elle est traitée. En outre, cela donne à réfléchir sur tout un tas de choses : les autres, soi, la famille… Malheureusement, ce livre n’a pas l’air tout à fait « réussi ».

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  5. coucou

    je suis touchée par cette fille car moi aussi je suis en surpoids mais la façon dont est construit le livre ne me plait pas du tout. Même le résumé ne m’a pas plu et ne m’a pas donné envie de l’acheter…
    C’est dommage car le thème aurait pu et aurait mérité un meilleur traitement…

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  6. Coucou
    C’est dommage car le côté « assumé » aurait pu être intéressant. Malheureusement, sa construction ne permet pas visiblement d’être exalté pour la lecture.Pourtant, c’est un thème d’actualité mais ça façon d’être abordé avec ces excès de nourriture (une héroïne un peu/beaucoup boulimique) est peut être un peu maladroite.
    Passe une belle journée

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  7. Je ne suis pas touchée par le surpoids mais je comprends ton point de vue.
    L’idée de départ était pourtant bonne. Je ne suis déjà pas très fan du format « journal » donc je passerai mon chemin

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  8. Le thème a l’air intéressant car c’est quand même un thème d’actualité. Je suis moi même en surpoids, mais la façon dont le livre est construit ne me plait pas forcément.. C’est dommage

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  9. Pour le coup ce livre ne me donne pas du tout envie, que ce soit en lisant le résumé ou après avoir lu ton avis mitigé. Je pense que le sujet est intéressant et c’est toujours délicat car finalement un livre reflète un point de vue parmi des milliers possibles car chaque personne est différente et vit les choses différemment. Je crois d’ailleurs que cela aurait été plus intéressant finalement d’avoir différents protagonistes pour avoir un panel de point de vue 🙂

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  10. Coucou ma belle, en effet cette chronique est longue mais très agréable à lire donc ça va hihi
    le sujet est quand même délicat mais je pense que malgré tout ce livre pourrait me plaire en tout cas il attise ma curiosité
    bisous

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  11. Contrairement à toi, je suis totalement amoureuse de la nourriture, mais bon, je suis soft, je suis gourmande, mais ça s’arrête là, je ne suis pas obsédée non plus et malheureusement, je ne suis pas grosse, oui, c’est bizarre à dire, mais mon problème est justement de ne pas l’être assez, ce qui est tout aussi compliqué à vivre…Je suis quasiment sûre que je vais apprécier ce roman, justement pour ça lol Mais je comprends entièrement ton avis ma belle, je le trouve d’ailleurs extrêmement bien écrit et terriblement intéressant !

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    • Oh j’ignorais que tu étais une gourmande.
      Mon homme aussi « devrait » prendre un peu de poids, mais on ne choisit pas, et j’espère que tu parviendras à l’accepter comme il est. J’ai connu une fille qui en était très malheureuse de sa « grande minceur » comme disait les gens pour ne pas dire « maigreur ».
      Et puis n’oublions pas qu’il y a d’autres facteurs que l’alimentation dans le poids.

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  12. Coucou,

    On m’avait proposé de le recevoir, mais pour être tout à fait honnête, ce n’est pas le genre de lecture que j’apprécie. Ton avis confirme ce que je pensais sur ce livre, il n’est pas fait pour moi !

    Belle journée,
    Laura – Bambins, Beauté et Futilité

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  13. Parler de nourriture, saine ? pas saine ? gluten avec ou sans ? 5 fruits et légumes ? ou macdo ? mince ? gros ? le thème de la nourriture fait vendre !!! mais encore plus sur les gros, là je pense que l’apologie est extrème et comme tu le dit un peu plate ! c’est dommage ça partait d’un bon sentiment !
    Qu’importe le corps que l’on a, tant qu’on est raccord avec l’image dans le miroir.

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  14. J’ai beaucoup entendu parler de ce livre et toujours en ces termes. Je trouve vraiment dommage d’avoir fait tourner ce livre de cette manière alors que l’idee De départ était bonne. Encore une fois il y a beaucoup de marketing et le réel sujet sérieux passe après

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    • Je t’avoue que cela m’a rassuré de voir des gens penser comme moi. Je suis très bon public, surtout avec la Collection R dont j’approuve généralement les choix et qualités éditoriaux mais là, non, ça n’aura pas pris 🙂

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  15. Deja bravo pour ta chronique et ton travail.
    Malgré tout, je passe mon tour sur cette lecture. L’idée est bonne mais je pense que le marketing dessus est trop lourd. Et oui, l’alimentation fait vendre mais pas toujours dans le bon sens.
    Des bises

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  16. Merci pour ton avis, j’ai vu ce livre un nombre des milliers de fois sur instagram et pour être honnête l’idée de ce livre me plait. J’ai vu beaucoup d’avis mitigés même si je le lirai pour me faire mon propre avis. je voulais juste écrire un commentaire pour te féliciter du tiens, je trouve que tu as des arguments vrais et pas simplement « j’aime pas il est nul ».
    Donc merci à toi !

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    • Merci beaucoup. Je déteste dire qu’un livre est nul, je ne trouve pas cela constructif. Du coup je préfère prendre le temps pour écrire ma chronique que de bâcler en disant juste j’aime pas 🙂
      Merci encore.

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  17. Merci pour ton avis sur ce livre. Je ne pense pas que je le lirais car je n’ai pas envie d’être dégoûtée comme tu le dis. Après c’est un sujet très intéressant parce que dans notre société quand on est gros on est tout de suite mal vu et les gens ont des tonnes de préjugés. Il faudrait que les mentalités changent, mais ça va prendre beaucoup de temps :/

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