[Let’s talk] Les phrases assassines…

Chers lecteurs,

Nous nous retrouvons aujourd’hui autour d’une discussion. Allez-y, installez vous confortablement et servez une boisson chaude, parce que si vous êtes, vous aussi en France, avouons le, il fait froid aujourd’hui. Alors même si mon problème principal du jour est de lire, de chroniquer et aussi d’animer le book club de Livraddict, je ne voulais pas attendre plus pour vous parler d’un sujet qui me tient à coeur : les phrases qui font mal.

J’ai hésité à opter pour ma catégorie Dans ma pensine, mais finalement, je me suis rendue compte que je ne voulais pas parler seulement de ce qui me concerne moi, mais aussi de ce que j’ai pu entendre, lire autour de moi. Que ce soit en croisant des gens, de la famille, des amis, mais aussi dans les magasins etc.

1. Qu’est-ce qu’une phrase assassine ?

Oh, souvent, l’auteur ne s’en rend même pas compte. Il va penser vous flatter ou vous encourager alors qu’il vient tout simplement de vous planter un pieu dans le dos. Souvent, quand la personne à l’origine du crime ne se rend pas compte de la puissance de ses mots, elle a tendance à utiliser un « mais » ou un « si j’étais toi », « à ta place », « dommage », « tu devrais ». Rien de méchant comme ça, n’est-ce pas ? Mais quand la phrase vous reste en tête et vous amène à considérer des choses de manière douloureuse, alors tout prend un sens beaucoup plus lourd. Allez, avant d’en lister je vous en donne une, entendue à mon adolescence et qui m’a façonnée

« C’est dommage, tu as un beau visage et du charme, mais moi, les filles comme toi… grosses, je peux pas »

Cette phrase est à la fois cruelle et ohhhh merveilleux, j’ai un beau visage et du charme ! Je vais aller loin comme ça. Et merci d’anéantir mon appréciation de mon corps sur laquelle je travaille en évitant les magazines féminins et adolescents.
Mais il y a aussi les phrases beaucoup plus subtiles, dont l’auteur ne se rend absolument pas compte mais qui font du tort à la personne concernée. Un exemple ? « T’es bien trop pâle, tu devrais aller te mettre au soleil ou mettre de la Terracotta ». Ou comment j’ai développé longtemps un complexe sur la pâleur de ma peau. Pour autant, après un essai foireux d’embellisseur abricot et son copain bronze, j’ai abandonné et ma peau étant intolérante au soleil m’a remercié de ne pas suivre les conseils. Sauf que j’ai complexé des années. « T’es blanche comme un bidet ».Des années de perdues à me dire que ma pâleur n’était pas dans la norme. Et on y vient à cette norme.

2. La phrase assassine s’appuie sur des croyances

Et, oh, surprise, la plupart de ces fichues croyances se basent sur l’éducation et la société. Si la société dit que vous n’êtes pas dans les cases, alors les autres le diront forcément à un moment ou un autre. On veut nous ranger dans des cases, nous demander le meilleur de nous mêmes mais sans dépasser etc.

L’exemple le plus nauséabond est le racisme ordinaire. Car oui, croyez moi, il fait mal. Je suis blanche, je n’ai pas subi le racisme, mais des amis, oui. Et même ma mère, qui un jour ordinaire a reçu un « sale arabe » en pleine figure. Humiliant, qu’est-ce que le mot sale vient faire devant le mot arabe, où est le rapport et surtout, prise de conscience de ce que chacun peut ressentir. Je pourrais vous parler d’une boutique où les agents de sécurité devaient être vigilants concernant les « chinois » (comprenez bien ici que ça incluait toute personne d’origine asiatique ou s’y apparentant), et de la personne qui a lancé un jour l’ordre de suivre de près la chinoise qui venait de rentrer dans le magasin parce que « les asiatiques, ils volent ». La personne en question était alors mon amie, venue faire ses achats. Elle a dépensé plus de 200 euros ce jour là. Mais elle a entendu la phrase, et oui, cela l’a blessée. Parce qu’on l’a rangée dans des cases 

2.1 Mais alors les cases, c’est quoi ?

La couleur de peau, l’âge, la morphologie, le métier, le niveau social, le quotient intellectuel, le passé, l’avenir, les enfants et les mariages, les études, la couleur de cheveux (avez-vous essayé d’être roux au naturel, genre dans les années 90 ou début 2000 avant Ron et Ed Sheeran ?), la taille, le style vestimentaire, les possessions, la voix, la « virilité », l’orientation sexuelle, les opinions politiques, l’engagement dans des causes, la quantité de maquillage porté, la longueur de la jupe, le sexe, la profondeur du décolleté, la coiffure, les signes distinctifs (han le pauvre avec sa cicatrice sur la joue!), le handicap, le handicap invisible, la maladie, la langue parlée, l’accent, les lieux de vie…

Comme vous le voyez, la liste est inépuisable et dramatiquement cruelle. Tout est pretexte à critique. Et le système de croyance, s’appuie sur bien des choses différentes…

2.2. Comment sont façonnées nos croyances ?

Par notre éducation, notre expositions à des sources d’informations, l’école, les rencontres, les mauvaises expériences et les bonnes, les employeurs, les enseignants, les parents, la famille, les amis, la télévision, les journaux, les réseaux sociaux, les modes, les changements dans le monde, la haine, la rage, la colère, la rancoeur, la peur…

Là aussi, c’est vaste, n’est-ce pas ? Je vous donne un exemple que j’ai pu analyser et vous allez sans aucun doute relever le mot de trop dans cette phrase « Elle est noire mais c’est une belle femme ». « MAIS« . Pourquoi ? Eh bien parce que cette personne depuis son enfance a entendu dire qu’être noir c’était moins bien qu’être blanc. Parce qu’elle a grandi à l’époque de la ségrégation ou que ses ainés l’ont fait et lui ont transmis leurs valeurs puantes. Et tant que nous ne sommes pas bousculés dans notre quotidien et nos valeurs, alors nous formons malgré nous des phrases assassines.

Quand je suis devenue une jeune femme et non plus une adolescente, un certain nombre de personnes, me trouvant trop grosse mais étant trop polies pour le formuler (ou trop hypocrites), me disait « Tu as la taille fine et des hanches larges ! Ça crois moi, ce sont des hanches conçues pour accoucher ». Mais, mais ??? Et mes désirs ? J’ai gardé longtemps en tête ces phrases « des hanches pour accoucher donc mon corps ne sert que pour faire des enfants, le reste est inutile et moche ». Croyez-moi à 19 ans, j’y ai cru et je me détestais de ne pas vouloir d’enfant, me trouvant égoïste puisqu’après tout, j’avais la chance d’avoir le bassin parfait pour faire passer un bébé. Je n’étais qu’un bassin. Une machine à enfanter. Le reste ? Rien à faire. On m’a alors classée dans la case de la grosse dont le corps est parfait pour faire un enfant. Et moi, cette case, je n’en veux pas.

Comme vous le voyez avec ces deux exemples, les degrés de croyance et de violence diffèrent. Les croyances conduisent trop souvent à la discrimination : racisme, sexisme, homophobie, grossophobie etc. Nous pouvons bien entendu penser ici au harcèlement scolaire mais aussi celui, plus sournois, de l’adulte sur votre lieu de travail, ou du « pervers narcissique » avec qui vous vivez. La violence n’est pas seulement les coups, elle ne passe pas seulement pas les poings, mais aussi par les mots et la bouche de celui ou celle qui les prononce.

3. La parentalité : éducation bienveillante et phrases qui blessent

Je ne suis pas maman, je ne le serai pas et ce que je connais de l’enfance, je le dois à mes études en psychologie du développement et à mes amis parents. Mais, l’enfant que j’étais a subi de nombreuses phrases blessantes et humiliantes, sans que les adultes se rendent compte de leur portée. Je suis certaine que vous en avez aussi en tête, des mots qui vous ont façonné et laissé penser que vous étiez tels qu’on vous le disait… Et si nous n’étions rien de tout cela ? Si les parents et de manière générale les proches avaient une perception différente de nous-même ? Apprendre à s’aimer ne veut pas dire renier ceux qui nous ont blessés, mais juste se prouver que nous valons mieux que cela. Que tant pis si on a hérité du « pire défaut physique »de grand-mère machin et des tâches de rousseur de la tante untel. 

Être parent, cela engage à tout faire pour que l’enfant arrive dans le monde adulte, bien construit et confiant. Pourtant, c’est aussi parfois relâcher la pression et ne pas réfléchir à ce qu’on dit. Des exemples, me concernant : « Si tu passais moins ton temps à écouter ta musique de fous, tu te ferais des amis ». —> ce que j’en ai retenu ? Que j’écoutais une musique non conforme aux attentes des autres et que c’était la raison de ma solitude. Autre exemple « tu ne devrais pas mettre cette robe, on voit tes mollets, des vrais poteaux comme ta tante ! ».—> ce que j’en ai retenu ? Mes jambes sont moches, oui j’ai des gros mollets et cela n’a fait qu’accentuer la vision déformée que j’en avais. Aujourd’hui je mets des robes et des jupes mais toujours en ayant peur de me prendre une remarque sur mes jambes. Ce n’est peut-être pas anodin si j’ai commencé à les faire tatouer.
Mais le pire est sans aucun doute la culpabilisation : « tu es vraiment enquiquinant, qu’est-ce que j’ai fait pour avoir un enfant pareil? », « si j’avais su, le jour où je t’ai conçu je me serais cassée une jambe, tiens ». « À cause de toi, j’ai pas pu faire ce que je voulais, moi. ». Une mère à son adolescente : « tu veux pas faire quelque chose là pour ton visage ? Mettre du fond de teint ? Non parce que ton acné ça fait vraiment dégueulasse, j’ai jamais eu ça, moi ». « Tu es grassouillet fiston, t’as raison, les filles aiment quand c’est confortable ». « Comment ça tu n’aimes pas le foot, t’es pas un vrai mec alors ? ».

La solution va à l’éducation bienveillante, c’est certain. Mais n’est parent parfait que celui qui ne l’est pas, et en aucun cas je ne m’improvise éducateur de parents. Non, juste que j’ai beaucoup souffert de phrases qui blessent dans mon enfance et que je les porte toujours trop près du coeur et que parfois, elles le font saigner. « De toute façon, ta mère t’a toujours aimé plus que moi. Elle s’occupera très bien de toi. Mais pas de moi. »

4. Alors que faire pour se préserver des phrases assassines et des mots qui blessent ?

Je ne suis pas une hippie, quoi que, peut-être, mais souvenez-vous, moi je n’aime pas trop les cases. Je suis trop grosse pour y rentrer, j’aime trop les différences pour m’y tasser, je me nourris trop des cultures du monde entier pour m’y conformer, des modes de pensées des gens aux expériences si différentes pour me caler dans un coin. J’aime les gens et je les déteste à la fois. Je déteste la haine, la méchanceté et la nature humaine pervertie. Mais parfois, parfois seulement, j’ose encore croire en l’humanité et en sa bienveillance. Apprenez à vos enfants, à vous mêmes ou à vos proches que le monde est pluriel, que l’humain n’a rien d’universel si ce n’est sous ses fonctions biologiques, que rien ne vous permet de juger quelqu’un sur sa vie et ses choix à partir du moment où il respecte la loi et ne fait de mal à personne. Protégez vos enfants des mots qui tuent à petit feu. Ne laissez jamais personne les approcher d’assez près pour planter une graine qui ne cessera de se développer… pourvu qu’elle ne fleurisse pas en haine. Faites attention à vos mots « Sympa ton niveau tee-shirt, mais il te boudine un peu non ? », « Oh tu as changé de couleur de cheveux, c’est marrant mais moi je préférais avant« , « han ma pauvre, la grossesse te réussit pas, tu as de ces cernes », « tu es sûre que tu veux te resservir ? C’est assez calorique quand même », « Ah oui ? Si j’étais toi je ne lui aurais pas pardonné », « Attends tu as 30 ans et tu regardes encore des Disney ? Mais grandis ma pauvre ! », « C’est ton parfum qui sent comme ça ? C’est drôle mais sur untel il sentait meilleur. »

Amour et bienveillance, compassion, compréhension et surtout RESPECT

« De toute façon, tu es grosse, moche et inutile. Tu t’habilles mal, t’es aussi nulle que ta mère et tu ne feras jamais rien de ta vie. Et tes dessins sont laids, aucun talent ». J’ai entendu cette phrase à 8 ans. D’une personne qui a brisé mon enfance, ma vie. M’a enlevé une personne précieuse. Par simple égoïsme et méchanceté gratuite. Par jalousie, de cette adulte envers l’enfant que j’étais. À l’âge de 21, cette même personne me disait que c’était « normal que ton mec se soit barré vu que tu ne prends pas assez soin de toi. Depuis combien de temps n’es-tu pas allée chez le coiffeur ? Ce mec, tu as dû l’user, comme ta mère avec ton père. Et puis de toute façon, tes études tu vas tout planter t’es bien trop nulle. » 

Voilà, c’est totalement incomplet et je pourrai en écrire un livre je crois. Mais surtout, ce que je voulais aujourd’hui, cher lecteurs c’est vous envoyer de l’amour et de la bienveillance, du respect et de la compassion. Tournez toujours votre langue dans votre bouche avant de parler. Pensez que tout peut blesser et que la personne n’a pas toujours besoin de conseils qui la catégorisent. Donner votre amour, pas votre jugement. Apportez de la valeur, pas de la laideur. 

Toutes les images de cet article proviennent de Pexels

33 réflexions sur “[Let’s talk] Les phrases assassines…

  1. Merci pour ce joli article dont je partage les valeurs, j’essaie d’inculquer tout cela à mes enfants ; respect, tolérance, bienveillance etc., et j’espère ne pas commettre trop de gaffes avec eux et dans leur éducation, mais une chose est sûre : je fais au mieux 😉

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  2. « Je ne suis pas une hippie, quoi que, peut-être, mais souvenez-vous, moi je n’aime pas trop les cases. Je suis trop grosse pour y rentrer, j’aime trop les différences pour m’y tasser, je me nourris trop des cultures du monde entier pour m’y conformer, des modes de pensées des gens aux expériences si différentes pour me caler dans un coin. »

    Je retiendrais cette phrase, belle et juste. Ne pas rentrer dans des cas, savoir s’abreuver des autres. 😘

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  3. Ton article m’a fait verser des larmes ! ;( Je pense qu’on a tous eu des phrases assassines et le fait de lire ce que tu as écrit a ravivé des choses en moi… En revanche je salue la beauté de ton texte parce que c’est bien écrit et que tu as mis des mots là où il faut 😉 Je te fais des bisous ❤

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  4. Merci pour cet article si bien écrit….
    « Bientôt, tu auras des bras aussi gros que les miens ! » (ma mère à l’adolescence)
    « Tu ne devrais pas mettre cette jupe, tu as du gras sur les genoux… » (idem.)
    Aujourd’hui ça fait 16 ans que je suis anorexique. Merci maman. J’espère que t’es contente là, j’ai plus de gras aux genoux et mes bras sont devenus brindilles.
    Ce genre de phrases me donne envie de tout casser…

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  5. Je me souviens du « mais pourquoi tu n’écoute pas de la musique normale comme tout le monde? » d’une copine.
    Les cases, la norme et la méchanceté (gratuite ou inconsciente) font tellement de dégâts.
    Merci pour cet article où je me suis reconnue.

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  6. Awww… Ma belle, cet article me donne juste envie de te faire un câlin…
    Ca me tue d’entendre, dans la rue, comment certains parents parlent à leurs enfants.
    Et pourtant, ces petites phrases assassines, on les a tous reçus même si souvent, les personnes ne se rendent pas comptent de ce que ça implique.
    Ca donne juste envie de se replier sur soi-même…

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  7. Wow ! Ton article est Hyper bien ! On sent que tu as vraiment étudié ton sujet, que tu l’as subi aussi et que tu as su sublimer toutes ces choses qu’on a pu te marteler au cours de ta vie pour « accoucher »(he he) de cette conclusion qui permet de regarder avec lucidité une société parfois fucked up, nourrie de ses propres angoisses, bouffée par les névroses irrationnelles et qui ne trouve que comme moyen de les extérioriser de les projeter sur d’autres à nouveau ! Rester « grounded » est tellement essentiel pour ça, et avoir quelques alliés pour refaire le monde aussi 😉 merci pour ta réflexion riche et complète !

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  8. Merci pour cet article lourd de vérité… Je me suis sentie « à part » et « différente » à de nombreuses reprises. Et avec le recul et les années, je suis tellement heureuse d’avoir justement été différente que le troupeau de mouton. Mais ce n’est pas simple pour tout le monde d’entendre ce genre de « phrase assassines ». Merci beaucoup pour cet article, d’autant que je peux observer qu’il touche un grand nombre de personne ! C’est d’autant plus triste…

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  9. J’ai beaucoup apprécié ton article. Je me suis reconnue dans certaines de tes citations. Bravo, j’espère que des gens comme toi feront bouger les choses.
    PS: Moi, j’ai toujours été « blanche comme un cul ! »

    Bonne soirée à toi =)

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  10. Pour tout te dire, au vue de ma situation personnelle, j’ai appris très vite à faire abstraction du jugement des autres, je me suis rendue compte que ça me faisait trop mal et que je me faisais plus de bien en m’assumant pleinement ! En revanche, c’est plus compliqué pour ma famille, ils ont bien plus de mal à accepeter regards et autres petites phrases anodines me concernant…Chose étrange, comme toi, je serai plus gênée par la blancheur de ma peau, mais tout ce que je mets pour faire plus « bronzée » se voit tout de suite et c’est encore pire lol Du coup, je mets juste un léger blush et ça me va parfaitement 😃

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  11. Un article tellement vrai.
    Ces petites phrases assassines n’ont rien d’anodin, surtout quand on est enfant.
    Et je pense que ça a joué sur ma confiance en moi et ma foutue timidité (ce trait de caractère s’est estompé).
    Mais certaines paroles m’ont aussi fait bouger de manière positive, j’ai appris de mes points faibles pour en faire une force.
    Je veux bien être bienveillante, mais parfois il est difficile de ne pas faire mal en retour à la personne qui nous a blessé.

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  12. C’est un article très juste sur lequel on pourrait parler pendant des heures.
    « Les mots sont notre plus inépuisable source de magie; ils peuvent à la fois porter remède et infliger des blessures  »
    Cette citation n’a jamais été aussi vrai et j’y ai pensé tout de suite en lisant ton article.
    Ces phrases assassines font malheureusement parties de notre quotidien et la plupart des gens ne se rendent pas compte de leur portée plus blessante que voulue … Elles touchent encore plus les enfants qui sont façonnés par les remarques positives ou négatives de leur parents …
    Bref très bel article !

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  13. C’est peut-être incomplet mais ça en dit tout de même long sur la bêtise quotidienne que l’on entend. Je dois en dire parfois(je pense très rarement) sans y prendre garde mais je m’efforce vraiment depuis si longtemps de ne jamais porter de jugement que ça m’étonnerait. Par contre, je complimente souvent mes enfants mais, même dans ce cas, je me demande si ce n’est pas néfaste à force de leur répéter « tu es drôle, tu es intelligent, etc… » Après tout, ça leur mettra peut-être la pression. Bref, pas simple. Il vaut mieux souvent « juger » les faits que les personnes je pense et là, on est clean 🙂

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  14. Très vrai, en exemple : j’avais un ami qui était maître d’école, en dernière année de maternelle et qui, un jour, m’avait raconté qu’il pouvait dire sans se tromper pour qui voter les parents rien qu’en voyant la réaction des enfants 😦

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  15. Oups, j’ai connu cela étant enfant, mais seulement à l’école et au collège : trop grande, trop maigre, des lunettes, gauchère, de surcroît, tout pour déplaire !!! J’ai la chance d’avoir eu des parents bienveillants qui se fichaient complètement des cases et conventions.
    J’ai fait pareil avec mes enfants : « trop grands, trop maigres, trop tout » Ils sont très heureux, ont vécu une adolescence sans souci. J’ai vraiment fait en sorte avec eux de ne jamais les juger et je suis quasi certaine d’avoir réussi, sans prétention.
    Je te souhaite de te construire malgré toutes ces paroles assassines. Quant à moi, j’y suis parvenue. Je suis toujours trop grande pour ma génération, trop maigre, avec des lunettes et gauchère mais je m’en fous !!!

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  16. C’est un article tellement vrai que tu nous livres là, je l’ai entendu encore ce matin, d’une maman sur une petite de la classe « Elle est jolie la copine de X, même si elle est noire » J’ai ouvert des gros yeux. Et le tu serais parfaite avec des kilos en moins, les gens qui jugent, etc.
    Et ces phrases de parents que tu écris, ça fait tellement de mal. Ma mère a toujours été protectrice mais les remarques du père, des tantes etc.
    La dernière personne que tu cites, j’espère que tu l’as sortie de ta vie, tu mérites beaucoup mieux qu’une personne toxique et blessante.
    Respect, amour et licornes 🙂

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  17. Ton article raisonne tellement avec ce que j’ai vécu avec la grand-mère il y a peu. Elle a appris que quand tu n’avais pas de travail, tu ne faisais rien donc pour elle je me tourne les pouces. Elle m’a fait la réflexion et à 32 ans je me suis retrouvée à dire à ma mère (1fois dans la voiture) que je ne voulais plus aller la voir, alors que c’est ma grand-mère. Je suis encore folle de rage, j’ai l’impression de ne pas en faire assez alors que je ne menage pas ma peine pour aider mes parents au détriment de ma recherche d’emploi. Elle ne se rend même pas compte que c’est de la méchanceté gratuite et si on lui fait la réflexion elle estimera que je fais un caprice, on va pas la changer a 90ans
    Mes grand-parents ont appris que les gens de la ville méprisaient les gens de la campagne, je ne te raconte pas la réflexion que mes parents se sont pris parce qu’ils viennent d’emménager en ville.

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