[Chronique] The Ones de Daniel Sweren-Becker + CONCOURS FLASH

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Publié aux éditions Hugo New Way – 6 octobre 2016 – 336 pages

Merci à Hugo New Way pour cette lecture en avant-première

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Cody a toujours été fière d’appartenir aux Ones. Son petit ami, James, et elle font partie du 1% de chanceux sélectionnés à la naissance par le gouvernement pour être modifiés génétiquement. Aujourd’hui, les Ones excellent en tout : ils sont beaux, talentueux, intelligents, sportifs… Mais pour certains, c’est une injustice. Et le mouvement Equality profite allègrement de la jalousie et de la peur montante au sein de la société, pour gagner des voix et imposer son parti. Le gouvernement américain montre alors sa face la plus sombre et les Ones deviennent illégaux. Alors que la frontière entre bien et mal se brouille, Cody rejoint un groupe de radicaux qui ont bien l’intention de préparer la révolte. Et James commence à se demander jusqu’où elle pourrait se battre….

CONCOURS EN BAS DE PAGE

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Je pense que si vous me suivez régulièrement vous savez que j’apprécie les dystopies et que j’en place souvent dans mes lectures. Il me semble évident que le genre est tendance, mais ne se renouvelle pas toujours. Bien sûr, il y a de réelles pépites à connaître dans le genre en dehors de Hunger Games et Divergente qui bénéficient de la plus belle médiatisation. Soit dit en passant ce sont des dystopies fascinantes. Mais The Ones ne joue pas dans la même cour. Oui, il est encore possible de renouveler le genre et de faire un parallèle avec notre quotidien incroyable. The Ones a réussi à me fasciner, me surprendre et me faire réfléchir. Alors que bien souvent, en lisant une dystopie, on s’attend plus ou moins à des « fils » typiques du genre, The Ones fait l’impasse et l’auteur parvient à construire un monde terriblement réaliste et dans lequel le lecteur n’aura aucun mal à s’immerger. Soyez prêts à choisir votre camp…

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Cody, notre personnage principal, fait partie des Ones tout comme son petit ami James. Pour eux, c’est une véritable chance que d’avoir été sélectionnés et appartenir à cette élite représentant 1% de la population seulement. Modifiés génétiquement, ils ont tout pour eux : la beauté, l’endurance, le talent, l’intelligence. Oui, tout, sauf l’approbation générale. Évidemment pour certains, cela représente une injustice à abolir au plus vite. Virulent, le programme Equality tente d’imposer sa vision des choses et parvient à faire reconnaitre les Ones comme illégaux. Pour Cody et James, c’est le trouble. Que vont-ils devenir ? Qui a raison ? Qui a tort ? À qui se fier dans ce monde où la frontière entre bien et mal apparait désormais totalement obscure ? C’est une véritable course aux questions et à la liberté qui se prépare. Si Cody fonce tête baissée, James se pose un peu plus de questions et doute…

Le prologue de ce roman nous donne de suite une idée très précise de ce qui nous attend dans cette lecture. Voici pour vous les toutes premières lignes :

« Tu te réveilles en clignant les yeux, déjà terrifiée. Peut-être à cause d’un bruit de pas lointain ou du cliquetis d’un trousseau de clés. […] Tu te recroquevilles dans ce coin, tu t’y fonds du mieux que tu peux, tu supplies les murs de t’aider, chuchotant pour de vrai aux parpaings ».

L’ambiance s’installe. Après ce prologue, nous sommes ramenés quelques semaines plus tôt pour comprendre ce qu’il a bien pu se passer. La narration change alors, abandonnant le « tu » au profit d’un point de vue subjectif, nous immergeant ainsi dans un monde pas si éloigné du nôtre. En fait, cette dystopie nous révèle très vite la scission qui se fait entre les « gens ordinaires » et les « Ones ». Ce 1% de la population génétiquement modifiée dispose de plus de facultés que les autres et frôle la perfection. Si cette manipulation des gènes nous fait froid dans le dos, l’auteur l’intègre ici dans le quotidien de la population. Mais bien évidemment, tout le monde ne peut voir un tel programme du bon œil et la situation bascule, devenant défavorable et dangereuse pour les Ones. Le mouvement de révolte grandit et nous, lecteurs, sommes pris entre deux feux : nos Ones, Cody et James, et la rage de la population. Quel camp a raison ? Qui détient la solution ? Le parti Equality ne va-t-il pas trop loin dans sa chasse aux sorcières ? Que faire pour suivre la voix de la sagesse ? Et i nous étions à la place de Cody et James, que ferions-nous ?

Une dimension politique et éthique mais aussi une action à couper le souffle

Derrière la dimension politique inhérente à toute bonne dystopie se cache également une question éthique puissante. Cette manipulation génétique fait alors sombrement écho à notre Histoire et en particulier à l’eugénisme. Mais l’auteur nous pousse à réfléchir encore plus loin et à nous positionner de tous les points de vue, toutes les nuances. Pas de blanc, pas de noir. En effet, nos personnages principaux, très attachants, n’ont pas tous reçu la même éducation ni connu la même aisance financière et familiale. S’ils font partie des Ones, ils ne pensent pas pour autant de manière formatée et une large place est accordée au libre arbitre. Ones ou pas, ils n’en restent pas moins des êtres humains avant tout, pourvus de Droits. Mais peut-on justement abolir ces droits en raison de leurs privilèges ? Peuvent-ils vraiment représenter un danger pour la population ? Nos personnages ne se positionnent pas en héros, ne s’accordent pas toujours, mais prennent généralement des décisions en fonction de ce qui leur semble juste, quitte à se tromper.

L’action se révèle omniprésente dans ce roman, et ce, malgré la large place accordée à la réflexion. Dotée de nombreux rebondissements, l’intrigue ne s’essouffle jamais et nous entraine toujours plus loin dans la course à la liberté, dans la lutte contre l’absurdité. Mais nous voyons aussi une certaine quête identitaire prendre place… sur ce point, je ne peux en dire plus. Le tout fait de ce livre un véritable page-turner impossible à refermer avant d’en connaitre l’issue. Tout s’enchaine avec une telle fluidité que nous arrivons à la fin et en redemandons. La plume vive et acérée de l’auteur parvient véritablement à nous faire atterrir à pieds joints dans cet univers tellement proche du nôtre qu’il en devient totalement palpable, crédible et presque terrifiant.

Des personnages élaborés et jouissant d’un libre arbitre pertinent

Pour ce qui est des personnages, là aussi nous avons le droit de rencontrer de jeunes gens attachants et sortants des clichés. Si leur sélection en tant que Ones leur confère un physique intéressant, ils ne cherchent pas à revendiquer une quelconque supériorité et ne souhaitent rien prouver, si ce ne sont leurs droits et agissent alors par instinct de survie, de préservation. Le couple formé par Cody et James existe avant les évènements qui font tout basculer et même s’il se pourrait qu’il soit mis à rude épreuve, la complicité entre les deux adolescents est magique. Comme annoncé sur la 4e de couverture, ils ne s’accorderont pas toujours sur tout, mais chacun aura toujours à cœur de protéger l’autre, quoi qu’il en soit. Si James se définit par un esprit très réfléchi, parfois presque passif, il reste aussi très tiraillé en raison de son contexte familial. Cody, elle, indéniablement plus indépendante, se révèle aussi forte, impulsive parfois et déterminée. Cette jeune fille nous touchera par son histoire et nous apprécierons d’apprendre à la connaitre au fil du roman. Quant aux personnages secondaires, ils bénéficient d’une élaboration tout à fait satisfaisante et pertinente pour permettre au lecteur de les appréhender et comprendre, apprécier ou détester. Chacun d’entre eux apportera sa pierre à l’édifice de l’Histoire des Ones qui, semble-t-il, est loin d’être achevée. Tant que la révolte tient, le mouvement politique opposé devra se battre aussi. Une lutte qui vise sans doute d’abord à déterminer si un des côtés a raison et où se situe la frontière entre le bien et le mal… À méditer.

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The Ones incarne une dystopie innovante qui prend place dans un monde si proche du nôtre qu’on s’y voit totalement. Ici, le cadre se veut nuancé et on nous invite à une réflexion pertinente et fascinante. Avec une plume vive, l’auteur nous entraine au cœur d’une intrigue palpitante aux côtés de personnages attachants. Parfait pour renouer avec la dystopie ou pour s’y initier. Brillant, addictif !

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CONCOURS :  TERMINÉ

GAGNANTES : COCO RUKIA et LA SORCIERE DES MOTS

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LE RÈGLEMENT:

  • Remplir le formulaire de concours que vous trouverez en bas de cet article. Merci de lire d’abord les consignes ci-dessous :

-Le concours est ouvert le 03 octobre 2016. Le tirage au sort aura lieu le 04 octobre dans la journée. Une seule participation par personne. En revanche vous avez la possibilité de multiplier vos chances en suivant BettieRose books et Hugo NewWay sur leurs différents réseaux sociaux suivants : Twitter Hugo New Way / Instagram Hugo New Way / Twitter BettieRose books / Instagram BettieRose books

-Pour participer il faut impérativement liker la page facebook d’Hugo New Way ainsi que celle de BettieRose books.

– Les deux gagnants seront prévenus par e-mail. Merci donc de remplir soigneusement ce champ. (Les données ne seront pas conservées à l’issue du concours)
– Le concours est ouvert à la France métropolitaine
– En cas de perte par la poste, ni Hugo New Way, ni moi-même ne pourront être tenus pour responsables, aucun envoi supplémentaire ne sera effectué.

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27 réflexions sur “[Chronique] The Ones de Daniel Sweren-Becker + CONCOURS FLASH

  1. Pingback: C’est lundi, que lisez-vous ? #57 | BettieRose books

  2. C’est un des livres qui me fait de l’œil en ce début de mois d’octobre. Je ne pourrais malheureusement pas participer au concours, car je n’ai pas Facebook. C’est pas grave. Ta chronique me donne terriblement envie de le lire mais à quand la suite !!!!

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  3. Salut! Comme je l’ai indiqué dans le formulaire, j’étais décidée à mettre ce roman dans ma wish-list avant la fin de ta chronique. J’aime beaucoup les dystopies à la base, mais j’en ai lu/vu tellement que j’ai fini par me lasser de certains codes. Alors si The Ones est une dystopie innovante, j’ai très envie de la découvrir.
    Merci encore pour ce concours 🙂
    Victoire

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      • Oui tout à fait. Je réagis un peu pareil et je peux me montrer parfois un peu dure avec des dystopies qui, si je les avais découvertes avant m’auraient bien plus plu. Mais bon, je pense que c’est le processus un peu naturel quand on a l’habitude de lire beaucoup de romans du même genre 🙂

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  4. C’est un des livres que je souhaitais lire un jour. Son synopsis m’a fait du gringue, et ta chronique m’a donné envie de le commencer tout de suite ! Je tente ma chance pour ton concours 🙂

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  5. J’arrive trop tard pour le concours, mais c’est pas bien grave, je venais surtt pour la chronique. Je suis contente de lire cet avis positif. Ce lire me fait de l’œil mais j’avais un peu peur de ce que je pourrais y trouver. Les dernières dystopies que j’ai lues m’ont laissé perplexe bien que ce soit un genre qui me plaise. C’est peut-être le lire qui saura me donner un regain d ‘intérêt pour le genre! =)

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