[Chronique] The Air he breathes de Brittainy C. Cherry

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Publié aux éditions Hugo – New Romance – 7 juillet 2016 – 422 pages

Merci à Hugo pour cette lecture resume

Tristan et Elizabeth sont voisins, ils n’ont rien en commun à part leur passé douloureux. Elle a choisi de continuer à vivre ne serait-ce que pour sa petite fille Emma. Il a choisi de s’extraire du monde. Mais Elizabeth ne l’entend pas de cette façon. Elle sait qu’ils sont tous les deux en miettes et qu’ensemble ils seront plus forts pour affronter leurs fantômes.

C’est sans compter avec toutes les embûches que les habitants de leur petite ville vont mettre sur leur route.

Ensemble, ils sauront vaincre les idées reçues.

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Il y a des livres dont vous attendez beaucoup. Ils arrivent entre vos mains et la magie ne se produit pas. Et il y a ceux qui viennent vous bouleverser, capturent votre cœur le temps de la lecture, mais une fois la dernière page tournée, l’émotion est toujours là. Comme si l’auteure soufflait les émotions de ses personnages en vous. Comme si elle voulait vous insuffler leurs forces et leur amour, leurs cicatrices et tout ce qui les a construit. The air he breathes est totalement ce genre de livres. Un livre que vous dévorez, avidement, avec des larmes et des sourires, le cœur qui se serre ou un rayon de soleil qui passe, une histoire qui vous ébranle, vous déstabilise, vous surprend, vous fais aimer des aspects insoupçonnés de votre propre existence. C’est un roman coup de cœur qui m’a totalement envoûtée. Sans aucune honte je plaide coupable d’aimer ce livre, Tristan et Elizabeth m’ont touché au plus profond de mon cœur, Brittainy C.Cherry a su se frayer un petit chemin de lumière au plus profond de mon âme, et ce, même si certains éléments de cette fantastique histoire étaient évidents, attendus. Qu’importe, le bonheur de la lecture est au rendez-vous, l’émotion est plus que jamais présente et je termine par affirmer mon coup de cœur pour ce livre.

Quand Elizabeth trouve enfin la force de revenir dans sa maison, un an après la mort de Steven, son mari, elle est encore très affaiblie par la douleur de la perte et le chamboulement de sa vie. L’amour de sa vie, sa moitié est morte, mais Elizabeth doit continuer à se battre pour sa fille, Emma qui a 5 ans et qui, de manière très mature fait front et avance. Emma, véritable rayon de soleil guette les signes de son papa depuis le ciel (je vous laisse découvrir comment, mais c’est un élément qui pour ma part m’a touchée en plein cœur et auquel je crois depuis des années). En arrivant en ville, elles vont rencontrer accidentellement un grossier personnage, un homme injurieux qui est désormais connu dans la ville comme le « connard » du coin. Tout le monde en a peur, tout le monde ignore qui il est, juste qu’il a, lui aussi, perdu ceux qu’il aimait, sa femme et son fils. Quand Elizabeth se rend compte que cet homme des cavernes au regard si froid est son voisin, elle est perturbée, mais aussi, intriguée. Qui est-il ? Tout le monde a beau lui dire de ne pas s’approcher de Tristan Cole, Elizabeth, elle, veut voir derrière son apparence de « monstre » et le comprendre. C’est alors qu’ils vont se rendre compte, que, tous les deux, ont perdu ce qu’il y avait de plus cher. Ils réalisent qu’ils ne savent plus vivre, plus respirer. Et si, ensemble ils pouvaient réapprendre ?

Autant être honnête, c’est un roman bourré d’émotions et si vous êtes un peu sensibles, je vous recommande chaudement de prendre vos mouchoirs ou votre plaid préféré. Car Elizabeth et Tristan n’ont pas fini de vous émouvoir. Brittainy C. Cherry signe ici le premier volet d’une saga consacrée aux 4 éléments, dont les histoires peuvent se lire indépendamment. Comme le titre l’indique (et merci, Hugo d’avoir gardé le titre en anglais), ce tome s’articule autour de l’élément de l’air. Si l’auteur ne nous l’indique pas clairement dans le tome, elle y fait référence de multiples façons, et ce d’une manière extrêmement habile. Le souffle, l’air, la légèreté, la respiration, mais aussi les plumes et leurs signes, tous ces mots sont utilisés avec délicatesse et beauté entre les lignes de son roman. En transmettant un message de seconde chance alors que tout semble perdu, Brittainy C. Cherry évoque énormément de thèmes touchants, percutants. Bien sûr, il y a celui du deuil, comment continuer à vivre alors qu’on a tout perdu. Il y a le pardon, se pardonner à soi-même, mais aussi pardonner aux autres. Il y a l’amitié, la passion d’un métier, la littérature, la folie, l’obsession, l’amour d’un enfant. Des thèmes qui se mêlent, s’entrecroisent à merveille sans jamais que l’un prenne trop de poids.

Si l’émotion est au rendez-vous, l’auteure ne fait pas non plus dans la surenchère. Les épreuves traversées par nos personnages sont des moyens de les rapprocher, mais aussi de les perdre. Ils ne savent plus comment aimer, comment laisser entre la lumière dans les ténèbres de leur existence et ensemble vont faire des erreurs et apprendre. L’amour de littérature est présent dans ce roman grâce à de jolies références et des symboles touchants, émouvants. Le pardon est au cœur même de ce livre, puisque chacun se reproche la mort de ses proches, leur absence au moment du drame. Et il y a cette puissante connexion entre Tristan et Elizabeth, comme s’ils pouvaient lire l’un en l’autre tout en s’éloignant, se rapprochant. La souffrance est réelle, puissante, lancinante. Mais toujours, l’auteure parvient à alléger l’atmosphère, que ce soit par une remarque vulgaire et débridée de Faye, la meilleure amie d’Elizabeth ou par un commentaire d’Emma, 5 ans. L’enfance, son innocence, sa pureté et la force qu’elle peut donner pour se relever et avancer est également un thème magistralement mis en place.

Mais The air he breathes n’est pas que romance et deuil. Cela va bien au-delà. Il s’agit aussi de faire abstraction des préjugés et des jugements sévères portés par les autres qui pensent toujours savoir mieux que tout le monde comment un deuil doit se vivre. Il est question de voir au-delà des masques et de saisir des occasions, d’accepter que chacun a le droit à l’erreur et peut changer. Mais il y a aussi la manipulation, la haine, le désespoir. Si le fil principal de l’intrigue apparaît évident dès le début de l’histoire (du moins pour moi, j’avais deviné le plus gros dès le début), le roman n’en est pas moins captivant. Nous voulons comprendre, avancer. Nous avons envie de serrer Tristan dans nos bras pour toute sa souffrance. Car Tristan, derrière sa façade d’homme froid et insensible est tout le contraire. Il est très touchant, déstabilisant et oui, sexy, après tout nous sommes dans de la New Romance. Toutefois, pour ceux et celles qui n’aiment pas les scènes érotiques à répétition, soyez rassurés, ici, il y en a relativement peu et ce n’est absolument pas ce qui prime dans l’histoire. Les sentiments et l’émotion sont vraiment les thèmes mis en avant. C’est une tragédie, à l’image de la vie, mais une formidable leçon de vie et d’amour. Un enseignement précieux, celui du pardon (se pardonner, pardonner aux autres comme je l’ai déjà dit), de l’émotion, des larmes, des rires, aux éclats parfois, du renouveau et surtout, une seconde chance : aimer de nouveau alors que la vie vous a tout pris.

Les personnages sont très bien construits. Les deux principaux sont bien évidemment Tristan et Elizabeth et il est facile de s’attacher à l’un comme à l’autre, surtout que la narration alterne les points de vue entre eux deux. Nous avons également bien sûr quelques flashbacks pour comprendre leur souffrance et le deuil. Leur psychologie est très développée et même si au final, on ne sait pas grand-chose sur eux on comprend parfaitement leur caractère et leurs mécanismes de défense. Emma est une petite fille adorable qui a la capacité d’apporter de la joie en un instant et il devient alors très aisé de l’adorer. Quant aux personnages secondaires, ils ne sont pas moins réussis : Faye est formidable avec son humour et sa façon de parler très franche sans filtre, elle vient toujours mettre l’ambiance et alléger l’atmosphère; Mr Hendenson est la sagesse et l’amour incarné et c’est un personnage atypique comme il serait bon d’en croiser plus dans les romans. Quant à Tanner, le meilleur ami du défunt mari d’Elizabeth, il est complexe et je ne vous en dirai pas plus ici, car il faut le découvrir. Les parents des deux héros sont aussi à découvrir, ils sont parfaitement mis en place.

Bien sûr, je ne vais pas ici vous révéler le parcours de nos personnages, sachez qu’il y a aura des épreuves, des doutes, des failles, ce qui est normal. Comme la 4e de couverture l’indique, il leur faut réapprendre et c’est alors une véritable quête pour l’un comme pour l’autre. Eux qui ont l’impression de ne plus vraiment vivre, mais qui pourtant ont encore peur de souffrir toujours plus. Eux qui pensent que tout s’est arrêté le jour où leurs proches sont morts. Il est aussi question de famille, d’amour familial même, de l’importance de faire front ensemble. Tous ces sentiments qui viennent former une tornade d’émotions magnifique emportant le lecteur en un clin d’œil du début à la fin de cette histoire. Le lecteur referme le livre alors ému, touché en plein cœur. On ne peut alors qu’espérer que les éléments suivants de cette saga seront tout autant réussis.

La plume de l’auteure est donc une formidable découverte. Le style est pur, aérien, rempli d’émotions sans donner dans la surenchère. Comme indiqué plus haut, on se doute un peu d’un élément de l’histoire, mais cela ne vient rien gâcher pour autant, car Brittainy C.Cherry sait dévoiler ce qu’il faut au bon moment et induire des réactions totalement crédibles, saisissantes de réalisme même. Le roman est un véritable page turner et ne souffre d’aucune figure de style qui viendrait alourdir la lecture. C’est un excellent moment à passer tout au long des 422 pages et au-delà des sentiments partagés dans ce roman, nous sentons l’amour des mots de l’auteur, que ce soit par les jolis clins d’œil littéraires ou tout simplement pour son style. À propos de ce roman, San Francisco Chronicle dit « Certains auteurs vous murmurent directement au cœur, et leurs mots ne vous quittent plus jamais. Brittainy C. Cherry en fait partie. The Air He Breathes va vous envoûter ». Mission accomplie. Coup de cœur.

enbrefUne romance sublime qui doit s’affranchir des préjugés et de la douleur du passé. Si le fil narratif n’est pas une réelle surprise, les émotions elles, attrapent le lecteur dès le début, brisent son cœur et le relâchent totalement chamboulé par cette sublime histoire. Une plume agréable, qui sait manier son thème et des personnages attachants pour un roman tout simplement envoutant. Coup de cœur.

MANOTE20/20

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A livre exceptionnel, mise en forme exceptionnelle (dans le sens rarissime ici) des citations. Honnêtement, j’ai apprécié un nombre énorme de passages et j’aurais pu mettre plus de citations mais soyons raisonnables et surtout je vous laisse découvrir la magie des mots par vous-mêmes.quotetheair

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31 réflexions sur “[Chronique] The Air he breathes de Brittainy C. Cherry

  1. Je vais tout avouer, je veux ce livre parce que la cover est de toute beauté. J’ai un petit faible pour ce genre d’homme, le style hipster me convient plutôt bien *sifflote* et puis j’aime les couleurs (ou l’absence de couleur, icic) Donc quoi qu’il arrive je me serai laissée tenter, mais en plus tu as adoré ! Comment ne pas avoir envie ?

    « Toutefois, pour ceux et celles qui n’aiment pas les scènes érotiques à répétition, soyez rassurés, ici, il y en a relativement peu et ce n’est absolument pas ce qui prime dans l’histoire. » Cette partie de ta chronique m’a convaincue mais ce qui m’a le plus donné envie c’est toute l’émotion dont tu parles. Et on sent dans tes mots combien tu as été touchée par cette histoire.

    J’espère pouvoir le lire très bientôt. Il s’ajoute à la liste des livres que je veux ABSOLUMENT lire. Je ne te remercie pas ; )

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  2. Il me faisait déjà envie, là je suis encore plus impatiente !!
    Je me disais que j’allais attendre mon retour de vacances pour l’acheter mais je crois que je ne vais pas pouvoir en fait ^^

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