[Chronique] Le dernier brûleur d’étoiles de Sophie Val-Piguel

bruleuretoiles

Publié aux Editions Nouvelles Plumes (France Loisirs/ De Noyelles) 2015 – 854 pages

Sera disponible en librairie, hors France Loisirs, à partir du 4 février

resumeÀ la suite d’un étrange cauchemar, la vie de Gwenvael bascule. Contraint de fuir l’orphelinat où il vit depuis toujours, le jeune homme tente de donner un sens aux mystérieuses paroles prononcées par le directeur de l’institut juste avant son départ : « Trouve Calypso ».

Lorsqu’il est attaqué par une horde d’hommes des bois et capturé par un redoutable guerrier, Gwenvael comprend qu’il a franchi les portes d’un autre monde. Et s’il n’avait pas toujours vécu à l’orphelinat ? S’il était Celui qu’ils attendaient tous ?

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Je vais commencer cette chronique avec déjà un « disclaimer » : je n’aime pas la fantasy. Ou du moins c’est ce que je croyais avant de lire ce fabuleux livre qu’est Le dernier brûleur d’étoiles. J’avoue avoir acheté ce livre chez France Loisirs car il m’intriguait. Sa couverture sublime, la collection – la même que pour Les Ailes d’émeraude – la quatrième de couverture et le côté pavé. Oui j’aime lire des pavés, chacun ses vices livresques. Bref, avant de passer au cœur de la chronique je tiens à remercier l’auteure d’avoir réussi à me faire aimer la fantasy. De m’avoir embarqué au cœur d’une sublime histoire que j’ai eu bien du mal à lâcher. Enfin, pour information, sachez que ce pavé est composé de deux livres (deux tomes) donc vous pouvez toujours faire une pause à la fin du premier tome. Ne vous laissez pas décourager par le nombre de pages, il en vaut sincèrement le coup.

Nous allons donc suivre les aventures plutôt héroïques de Gwenvael dont la vie bascule tout à coup. Gwenvael vit depuis des années à l’orphelinat mais va devoir le quitter subitement avec pour seul indice de se cacher dans les bois environnants et de trouver Calypso. Mais Gwenvael ignore totalement qui est Calypso et comment il va pouvoir se sortir de cette drôle de situation. De plus, depuis quelques temps, il est assailli de cauchemars où un adorable chat blanc ailé est torturé et il ressent la douleur de la créature comme étant sienne, et cette dernière semble l’appeler, comme s’il était le seul à pouvoir la sauver. Sans même s’en rendre compte, alors qu’il errait dans les bois, Gwenvael a basculé dans un autre monde, celui de Jawahar. Un monde bien différent du sien que Gwenvael voit comme le Moyen-Age. Un monde où il se retrouve à devoir suivre un certain Seigneur Galahad, une monde pour lequel Gwenvael pourrait être le tout dernier espoir.

Ce roman est donc comme je le disais plus haut un pavé. 854 pages et une police de caractère pas très grosse. Nous avons donc tout le loisir de comprendre Jawahar et la mythologie de tout ce monde, en particulier l’histoire des Brûleurs d’étoiles. J’ai été totalement charmée par cette mythologie parfaitement établie, construite de manière complète et enchanteresse. J’ai été transportée au cœur de Jawahar, de sa beauté comme de sa cruauté. Même si les origines de ce monde restent floues, nous apprécions la découverte et le mystère qui entoure ce monde parallèle. Je me suis totalement attachée à Gwenvael qui est un adolescent très courageux, au caractère bien affirmé et qui vit quand même plutôt bien sa « nouvelle identité » dans un monde dont il a tout oublié. Le Seigneur Galahad est sans doute le personnage le plus captivant de l’histoire. Il a du passé, beaucoup. Et il a un caractère pour le moins…particulier. L’évolution de la relation entre nos deux personnages principaux est sublime, crédible. Nous apprenons au travers des yeux de Gwenvael la loyauté, le courage, la bravoure et le sens du sacrifice. Bien sûr, l’histoire des Mirages est sans doute mon coup de cœur absolu dans ce roman. Quelle brillante idée…Et je suis tombée sous le charme de Calypso.

On n’échappe pas aux combats, guerriers, plans machiavéliques, complots politiques…Le tout se résumant plus ou moins à une lutte entre la Lumière et les Ténèbres. Une prophétique dit que seul l’Orenda pourra décider du sort de Jawahar. Gwenvael serait-il cet Orenda ? Que doit-il faire ? C’est une véritable quête identitaire et initiatique que va vivre notre jeune héros. Ce roman est rempli de découvertes, de magie mais aussi de moments durs, de pertes, de questions de confiance, de trahisons, de pièges, de douleurs…c’est une épopée fantastique et finalement les 850 et quelques pages défilent à une vitesse folle. L’auteure a une plume lumineuse, magique, enchanteresse et nous entraîne dans cette aventure avec des étoiles plein les yeux. Les légendes se mêlent, les peuples s’allient ou se battent, et nous sommes les spectateurs d’un monde qui se bat pour sa survie, dirigé par des Rois qui n’ont pas forcément l’intérêt du peuple en ligne de mire.

Nous avons également une très belle histoire d’amitié ainsi qu’une jolie histoire d’amour. Nous avons cette merveilleuse complicité, alliance magique entre un Brûleur et son mirage. Nous avons les premiers émois d’un adolescent pas comme les autres. Cet héros est juste formidable. Parfois nous serons déconcertés par ses décisions et son caractère mais au fond de lui brille la flamme de trouver sa voie. L’auteur a su donner du rythme à son histoire, enchaînant les moments de calme et de découvertes, d’histoire et d’initiation aux moments de combats, de fuite, de survie. Elle nous fait voyager au travers d’un monde inconnu et nous fait rêver à l’aide de sublimes descriptions des lieux. Elle saura également nous faire frissonner à l’approche des Terres Maudites et nous émouvoir lors des pertes nombreuses que devra vivre Gwenvael. Ses personnages principaux sont tous construits à la perfection et nous nous prenons à les aimer ou les détester mais une chose est certaine, leur psychologie est au point. Galahad et Gwevael forment un duo de guerriers déterminé à prendre la bonne décision, enclin à sauver leur pays. Enfin, notons que l’auteure sait préserver le suspens et qu’il est bien difficile de « présager » de ce qu’il va se passer, les rebondissements sont surprenants même si parfois les scènes sont un peu confuses. A chaque fois qu’une étape est franchie, nous avons l’impression d’en apprendre encore et toujours plus et de repartir sur de nouvelles bases.enbref

Un roman de fantasy captivant et rythmé qui nous entraîne dans un royaume où s’affrontent Lumière et Ténèbres. La quête initiatique et identitaire d’un héro qui pensait être ordinaire mais qui pourrait être celui qu’ils attendaient tous à Jawahar. Une formidable mythologie, notamment autour des Brûleurs d’étoiles et de leur mirage, une belle histoire d’amitié, d’amour et de courage. Le tout est porté par une plume formidable, pleine d’imagination et de beauté, nous laissant des étoiles dans les yeux et nous coupant, le temps des 854 pages, du monde réel.

MANOTE

18/20

Le livre qui m’aura fait réellement découvrir et apprécier la fantasy. 

 

25 réflexions sur “[Chronique] Le dernier brûleur d’étoiles de Sophie Val-Piguel

  1. Comme toi, la fantasy n’est clairement pas mon genre de prédilection ! Cependant, je me suis fait surprendre par quelques romans du genre qui m’ont charmé, alors je vais noter celui-là 😀

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  2. Rhoooo qu’est-ce que tu donnes envie avec tes chroniques !! D’autant que pour ma part j’aime beaucoup la fantasy. Ce titre va donc également rejoindre ma liste !!

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  3. Coucou !

    Merci pour ta chronique 🙂
    Je suis comme toi, la fantasy ce n’est pas trop mon truc -ça dépend beaucoup du sujet aussi ^^ mais contrairement à toi, j’ai un peu plus du mal à me plonger dans des gros pavés…Je ne sais pas si je vais me laisser tenter mais tu donnes envie en tout cas ! 😀

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  4. Ton avis est très complet et reprend bien les points forts du livre ! Je retiens pour ma part l’émotion ressentie lorsque le titre prend tout son sens. L’auteure sait nous faire passer par de nombreuses émotions. j’ai beaucoup aimé Galahad, on apprend à le découvrir et à l’apprécier au fil des pages.
    Contente qu’il t’ait plu:)

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    • Oui je suis d’accord avec toi pour ce moment où le titre prend son sens mais je l’ai pas mis dans la chronique pour pas « spoiler » en gros ^^
      Et moi l’émotion la plus forte c’est Calypso, tu comprendras 🙂
      Galahad est vraiment un personnage au top. Je suis tellement heureuse d’être sortie de ma zone de confort avec ce livre !

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